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Malgré le discours sur la diversification économique : Le gouvernement mise toujours sur les hydrocarbures

01 novembre 2018 à 1 h 30 min

Malgré le discours sur la nécessaire diversification économique et l’impulsion des exportations hors hydrocarbures, notre pays reste exclusivement tourné vers le secteur du pétrole et du gaz, en tant que socle économique et principale source de revenus en devises.

La recherche et l’exploration dans le domaine des hydrocarbures s’est même étendue à l’offshore, dans le sillage de la signature, il y a quelques jours, des premiers contrats d’exploration, avec les géants italien et français, ENI et Total.

Le non-conventionnel est aussi à l’ordre du jour, au vu notamment du contrat signé avec le britannique British Petroleum (BP) pour le gaz non conventionnel, même si les échéances d’exploitation effectives, semblent – si l’on s’en tient au discours officiel – plus lointaines que pour l’offshore.

Le gouvernement s’attelle, en outre, à réviser la loi sur les hydrocarbures en vigueur pour rendre plus attractif l’investissement dans la prospection et l’exploitation des hydrocarbures dans le domaine minier du pays, aux yeux des partenaires étrangers, selon les déclarations faites par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, à l’ouverture du sommet Algeria Future Energy, tenu à Alger sous le thème de «La diversification, l’innovation et l’investissement» dans le domaine du pétrole et du gaz, en présence des représentants des plus grandes majors mondiales. Un événement phare qui a clairement mis en relief, une fois de plus, la prédominance du secteur des hydrocarbures dans la stratégie économique nationale.

Les recommandations du sommet qui vient de s’achever confirment, en effet, la volonté des pouvoirs publics de renforcer le potentiel du pays en hydrocarbures conventionnel et non conventionnel, en plus de l’amélioration de l’arsenal pétrochimique en aval, et l’option prise pour le solaire dans le cadre d’une diversification énergétique dans le renouvelable.

Les recommandations du sommet Algeria Future Energy sont ainsi notamment axées sur l’impératif «d’encourager l’ensemble des ressources énergétiques du pays ainsi que d’améliorer l’attractivité de l’exploration et de l’exploitation du domaine minier national.

Il est également préconisé de maintenir le cap sur la valorisation des ressources non conventionnelles et celles renouvelables et d’améliorer l’environnement global des affaires et encourager des partenariats gagnant-gagnant». Le développement de l’industrie pétrochimique, en aval de la production d’hydrocarbures, a été également spécifié, ainsi que le recours aux technologies les plus avancées à l’effet d’améliorer la performance des entreprises.

Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, a insisté, lors du même événement, sur la nécessité d’agir «sur tous les leviers afin d’attirer le maximum d’investissements sur l’ensemble de la chaîne de valorisation des hydrocarbures».

Si le renforcement du secteur stratégique, qu’est celui du pétrole et du gaz, est une question de bon sens, au vu des potentialités du pays dans ce domaine, et des perspectives prometteuses dans le non-conventionnel et le renouvelables, selon les experts, il est en revanche aisé de constater que le gouvernement remet toujours au lendemain la question de la diversification économique et de l’impulsion des secteurs porteurs, que ce soit dans le domaine industriel agricole ou dans les technologies nouvelles.

Au lendemain de la forte chute des prix du pétrole, en 2014, et la fonte progressive du matelas de devises du pays, le gouvernement s’est certes essayé à un discours axé sur l’impulsion des secteurs hors hydrocarbures, la maîtrise de l’importation, et sur une amélioration de la prospective économique.

Les mesures annoncées se sont cependant vite dissoutes, dès les premiers dollars gagnés par le baril, qui – malgré une baisse de dix dollars ces dernières semaines – reste largement au-dessus de 70 dollars. La loi de finances 2019 a d’ailleurs rompu avec les précédentes moutures adoptées en 2017 et 2018 en termes d’orthodoxie financière, puisque le gouvernement conforté par un baril plus cher, et préoccupé par les échéances politiques de 2019, a manifestement encore une fois remis au lendemain ses résolutions de diversification économique et de rééquilibrage de la balance des paiements, préférant encore une fois lorgner sur la courbe du Sahara Blend qui se négocie à Londres.

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