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L’énergie, les TIC et les banques, des secteurs porteurs

Le marché de l’emploi tendu malgré la reprise

16 novembre 2021 à 11 h 02 min

Par taille d’entreprises, ce sont les grandes entreprises qui tablent sur l’augmentation du nombre de leurs employés contre 29% pour les PME et 18% pour les TPE (Très petites entreprises). Dans cette dernière catégorie, la décroissance prévue est de 34% contre 18% pour les PME et 13% pour les grandes entreprises.

Comme c’est le cas ailleurs, le marché de l’emploi reste tendu en Algérie en dépit d’une légère reprise. L’énergie, les nouvelles technologies et les finances sont d’ailleurs considérées comme secteurs porteurs. C’est ce que révèlent une enquête d’Emploitic, une entreprise spécialisée dans le recrutement en Algérie, menée en collaboration avec la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI) au près d’un échantillon de 700 entreprises.

Globalement, les résultats présentés hier à l’occasion de la quatrième édition de Talent Day, rendez-vous des Ressources humaines (RH) en Algérie, font ressortir que 50% des entreprises prévoient une croissance de leurs effectifs et 22% une décroissance.

Par secteurs, 40% des entreprises de l’énergie misent sur une stabilité de leurs effectifs, 40% d’entre elles tablent sur une augmentation et 20% comptent baisser le nombre de leurs employés. Les prévisions sont pratiquement similaires pour les banques. A ce niveau, le taux de croissance des effectifs est de 39% alors que 55% des entreprises sondées dans ce secteur prévoient une stabilité. La réduction prévue n’est que de 6%.

Dans l’informatique et les télécoms, les tendances se résument ainsi : 33% pour la croissance d’effectifs, 53% en faveur de la stabilité et 14% envisagent de réduire leurs effectifs.

Par taille d’entreprises, ce sont les grandes entreprises qui tablent sur l’augmentation du nombre de leurs employés contre 29% pour les PME et 18% pour les TPE (très petites entreprises). Dans cette dernière catégorie, la décroissance prévue est de 34% contre 18% pour les PME et 13% pour les grandes entreprises.

Ce sont autant d’indicateurs qui font dire à Louai Djaffer qu’«une petite reprise est bien là même si elle est légère». «On espère qu’elle s’accélérera et sera maintenue dans le temps», ajoutera-t-il pour répondre aux attentes des candidats.

Des candidats qui misent de plus en plus sur l’apprentissage. Autrement dit, ils aspirent à être formés par leurs employeurs via le digital. Ceux qui sont à la recherche d’un travail sont par ailleurs – et c’est nouveau en Algérie – de plus en plus regardants sur les questions de l’environnement et sur tout ce qui a trait à la responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE).

Concernant les priorités des employeurs pour 2022, la transformation des organisations et des modes de travail est prioritaire pour 40% des sondés, le développement de l’attractivité et l’amélioration de l’image de l’employeur sont à assurer pour 39% des entreprises touchées par l’enquête, 37% d’entre elles misent sur le recrutement et 29% sur le renforcement du dialogue social.

Globalement, l’accent sera mis sur le développement des équipes pour faire face à d’éventuelles autres crises. Mais surtout de passer le cap de la digitalisation, qui a justement connu un coup d’accélérateur durant la période de confinement, selon les directeurs RH ayant participé au débat hier. Et ce, même si pour 27% des entreprises enquêtées, ce changement n’est pas une priorité au moment où 36% des RH prévoient des projets de digitalisation en 2022.

Une transformation qui a bousculé les entreprises, comme le soulignera Bouzid Moumene, directeur des ressources humaines à Société Générale Algérie. Mais elle a ouvert en parallèle des perspectives sur de nouvelles formes de travail. Mais, faudrait-il que ce passage au numérique n’engendre pas une suppression d’emplois.

Car «ce qui dit digitalisation dit aussi réduction des effectifs. Comment éviter justement cela», s’interrogent les DRH. Le débat est lancé au moment où les stratégies post crise sont en élaboration. Autant alors prendre en considération cet élément.

Samira Imadalou


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