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lundi, 11 novembre, 2019
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Le comité pour la libération de Hanoune lance un appel : «Non à l’arbitraire !»

21 octobre 2019 à 10 h 30 min

Le comité national pour la libération de Louisa Hanoune, présidé par la moudjahida Zohra Drif Bitat, ne lâche pas prise, il compte peser de tout son poids et user de tous les moyens pour obtenir la libération de tous les détenus politiques et d’opinion, à leur tête Louisa Hanoune, leader du Parti des travailleurs (PT). Au menu, une série d’actions, meetings, conférences et campagne populaire pour la collecte de signatures d’un appel lancé par le comité à l’ensemble des Algériens pour qu’ils expriment leur opposition à l’arbitraire et au totalitarisme.

Placée en détention provisoire depuis le 9 mai dernier, la secrétaire générale du PT, Louisa Hanoune, a été condamnée à 15 ans de prison ferme le 25 septembre de l’année en cours par le tribunal militaire de Blida, et ce, pour «atteinte à l’autorité de l’armée» et «complot contre l’autorité de l’Etat».

Une lourde condamnation qui en a choqué plus d’un, y compris les avocats. Hier, le comité s’est réuni en présence de la défense de Mme Hanoune pour discuter des suites à donner à cette condamnation en première instance. Zhora Drif Bitat a rappelé que les chefs d’inculpation d’atteinte à l’autorité d’un chef d’une formation militaire et d’agissements pour le changement du régime n’ont aucun fondement. «Les avocats l’ont établi : il n’existe aucune preuve matérielle pour fonder cette accusation et prononcer cette condamnation», insiste Mme Bitat. Selon le constat des avocats de Louisa Hanoune, il s’agit bel et bien d’un procès politique expéditif, organisé pour «faire taire une voix discordante pour le régime en place».

Pour le comité national, emprisonner le chef d’un parti politique pour ses positions politiques relève de la criminalisation de l’action politique. Tout comme le moudjahid Lakhdar Bouregaâ, le coordinateur du parti UDS, Karim Tabbou, Samira Messouci, Fodil Boumala, Samir Belarbi et tous les détenus politiques et d’opinion, «Louisa Hanoune est victime de l’arbitraire et sa condamnation est un dérapage grave». Le comité lance un appel aux Algériennes et Algériens, à tous les partis, syndicats, organisations, personnalités… attachés à la démocratie et au multipartisme afin qu’ils expriment leur opposition à l’arbitraire et au totalitarisme en cosignant cet appel pour exiger : «La libération et l’acquittement de Louisa Hanoune et de tous les détenus politiques et d’opinion, l’arrêt des politiques liberticides et toutes les mesures répressives, l’arrêt de l’instrumentalisation de la justice et, enfin, le respect des libertés fondamentales (liberté de manifestation, de presse, de circulation, d’expression, d’opinion…).»

Mohand Arezki Ferrad, membre du comité national, pense qu’il est important de multiplier les actions et les sorties sur le terrain pour éclairer l’opinion publique sur cette affaire et surtout sur la condamnation arbitraire de Louisa Hanoune et de tous les détenus. «Le comité a été créé pour soutenir Louisa Hanoune dont le dossier est vide, mais au regard de l’évolution de la situation et du nombre important de détenus d’opinion, il est de notre devoir d’élargir notre travail pour soutenir les activistes du hirak et tous ceux qui sont arrêtés pour avoir exprimer leur avis», note M. Ferrad. Pour beaucoup, cette affaire de «conspiration contre l’armée» n’est qu’un alibi pour faire taire toutes les voix discordantes rejetant la feuille de route politique que le pouvoir veut imposer au peuple.


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