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Le chef de l’état propose des garanties pour la présidentielle : «Des personnalités indépendantes conduiront le dialogue»

04 juillet 2019 à 10 h 30 min

Le chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, fait une nouvelle offre politique. Il renouvelle son appel au «dialogue national inclusif» sur la tenue de la prochaine élection présidentielle sous l’égide de personnalités nationales indépendantes.

Dans un discours à la nation prononcé, hier, il exclut toutefois toute possibilité de passer par une période de transition réclamée par des partis et des organisations de la société civile. Une période qui, dit-il, mènerait à «un vide institutionnel dangereux».

Poursuivant, le chef de l’Etat intérimaire, dont le mandat devra expirer le 9 juillet prochain, définit le cadre général de ce dialogue qui sera, selon lui, «lancé incessamment». Il assure que l’Etat, y compris l’institution militaire, ne sera pas «partie prenante à ce dialogue et observera la plus stricte neutralité tout au long du déroulement de ce processus».

Réitérant son appel aux acteurs politiques nationaux, à l’ensemble des composantes de la classe politique, aux personnalités patriotiques nationales, aux mouvances qui structurent la société civile à s’engager dans «ce processus», Abdelkader Bensalah estime que ce processus «est plus que nécessaire».

Il est, selon lui, «la meilleure voie pour parvenir aux formules consensuelles nécessaires sur l’ensemble des questions en rapport avec l’élection présidentielle». «Ce dialogue est urgent, parce que le pays doit recouvrer au plus vite sa normalité politique et institutionnelle, qui le mettrait en position de faire face aux incertitudes économiques et sociales et aux menaces qui pèsent sur notre sécurité nationale du fait d’un environnement extérieur particulièrement complexe», explique-t-il.

Dans ce sens, il invite toutes les parties «à mettre de côté les calculs marginaux et les exigences irréalistes» qui, estime-t-il, «sont de nature à prolonger la situation actuelle et entraîner notre pays dans une situation de vide constitutionnel, source d’incertitude et d’instabilité». Pour tenter de convaincre tous les acteurs à participer à ce processus, le chef de l’Etat assure qu’il «sera conduit et mené en toute liberté et en toute transparence par des personnalités nationales crédibles, indépendantes, sans affiliation partisane et sans ambition électorale».

«L’Etat mettra seulement les moyens»

Le rôle de l’Etat, ajoute-t-il, se limitera à «mettre tous les moyens matériels et logistiques à la disposition du panel de personnalités, qui décidera lui-même des modalités de son fonctionnement». «Les participants au dialogue auront la liberté de discuter et de débattre des conditions à réunir pour garantir la crédibilité du scrutin et aborder l’ensemble des aspects législatif, réglementaire et organisationnel de cette élection, y compris le déroulement du calendrier électoral, ainsi que les mécanismes de son contrôle et de sa supervision», poursuit-il, affirmant que l’objectif est la tenue d’une élection présidentielle «à une date la plus rapprochée possible».

Abdelkader Bensalah insiste, dans la foulée, sur le respect du «cadre de la Constitution qui impose la préservation de l’Etat, le respect des institutions et la prévalence de l’intérêt supérieur de la nation». Ainsi, il laisse entendre qu’il ne démissionnera pas de son poste après le 9 juillet.

De même pour le gouvernement Bedoui. Poursuivant, il précise que le dialogue devrait axer ses discussions sur «l’organe ou l’autorité électorale indépendante à mettre en place». Celui-ci, ajoute-t-il, «aura pour mandat d’organiser et de contrôler le processus électoral dans toutes ses étapes». «Il s’agira de débattre et d’arrêter la configuration de cette entité et de fixer ses missions et attributions, son mode d’organisation et de fonctionnement, ainsi que sa composante, y compris, éventuellement, les personnalités consensuelles devant la diriger», souligne-t-il.

Les mesures d’apaisement ignorées

Cette entité, ajoute-t-il, va se substituer à l’administration publique et «sera appelée à intervenir sur tout le territoire national et aura, en conséquence, des démembrements au niveau des wilayas, des communes et des circonscriptions électorales de notre communauté à l’étranger». Une loi spécifique devrait, indique-t-il, être adoptée pour permettre la mise en place de cet organe.

En conséquence, précise-t-il, il est nécessaire d’adapter le dispositif législatif et règlementaire, notamment la loi électorale. «Cette loi sera révisée pour y introduire toutes les garanties pour faire en sorte que ce scrutin puisse répondre à toutes les exigences d’impartialité, de régularité et de transparence». «Comme il sera également nécessaire d’examiner l’articulation entre cet organe qui sera créé et la Haute instance indépendante de surveillance des élections, prévue par la Constitution, dont il est possible de revoir la composition», ajoute-t-il, estimant que l’élection présidentielle «reste la seule solution démocratique viable et raisonnable pour transcender les écueils de cette étape cruciale de l’histoire de l’Algérie».

Dans son discours, Abdelkader Bensalah n’évoque pas par ailleurs les mesures d’apaisement nécessaires pour la tenue d’un dialogue, dont celle de la libération des détenus d’opinion et des détenus politiques.


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