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samedi, 08 août, 2020
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Front social : La fièvre monte

05 novembre 2019 à 10 h 30 min

Le front social est en ébullition. Plusieurs secteurs ont connu ces derniers jours des actions de protestation sporadiques. Ainsi, les enseignants du primaire continuent d’observer leur grève à l’appel de collectif autonome, et de certains syndicats, comme l ’Unpef et le SNTE.

Ce dernier a annoncé, hier, un taux de suivi de la grève de 58,41%. Dans son communiqué, le syndicat présidé par Boudjenah a dénonce «des tentatives désespérées de faire remonter certains inspecteurs contre les grévistes» et a appelé la tutelle à répondre favorablement aux revendications des enseignants.

Les protestataires réclament en effet l’«application immédiate» du décret présidentiel 266/14 fixant la grille indiciaire des traitements, le recrutement de superviseurs afin d’assurer l’encadrement des élèves dans la cour et les cantines. Ils exigent également à la réinstauration du système de spécialisation dans l’enseignement primaire, notamment pour l’éducation sportive, les mathématiques et la peinture.

Intervenant devant la commission des finances de l’APN, le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Benabed, a annoncé l’application du décret sus-mentionné, mais les enseignants grévistes ne l’entendent visiblement pas de cette oreille.

Dimanche dernier, les travailleurs du secteur public des assurances ont observé une journée de grève, à l’appel de la Fédération nationale des travailleurs des banques et des assurances. Le mot d’ordre de grève a été suivi à hauteur de 100%, a annoncé le président de la fédération, Mohamed Zoubiri, cité par des médias.

La plateforme de revendications des travailleurs a trait, principalement, à la réévaluation de la grille des salaires et l’amélioration de leur pouvoir d’achat. Le secteur bancaire pourrait également être paralysé si les revendications ne sont pas satisfaites, menace la fédération. Un préavis de grève sera effectif dimanche 10 décembre.

Des chauffeurs de taxi de la wilaya d’Alger ont répondu, dimanche, à l’appel à une grève illimitée d’un collectif qui n’est affilié à aucune des organisations des taxieurs en activité jusque-là. Dans son communiqué, le collectif a exigé l’annulation des licences des moudjahidine, la révision du tarif B des courses nocturnes et l’annulation de toutes les applications VTC. Un rassemblement auquel ont pris part une centaine de taxieurs a été tenu devant la direction des transports d’El Biar (Alger). Signalons que le suivi de la grève était mitigé.

De son côté, la Confédération syndicale des forces productives (Cosyfop) a annoncé une grève de trois jours à partir d’aujourd’hui. Le mot d’ordre du débrayage devrait concerner plusieurs secteurs, particulièrement celui de l’énergie. «C’est une action de solidarité avec le peuple et ses revendications légitimes d’une part, d’autre part, c’est une action pour un changement de management au sein du secteur énergétique qui souffre jusqu’à maintenant d’une corruption sans précédent», signale Raouf Mellal, membre fondateur de la Confédération.

Dysfonctionnement à la muteg

Le Syndicat national des travailleurs de l’électricité et du gaz (Snateg), affilié à la Cosyfop, s’est joint à l’appel. «Notre grève nationale est notre manière de soutenir le hirak, comme le rappelle la Cosyfop. C’est une position de principe. Ensuite, nous mettons en avant des revendications liées au fonctionnement du secteur. Nous avons toujours contesté la gestion de la Mutuelle générale des travailleurs des industries électriques et gazières (Muteg) par Achour Telli. Le conflit avec l’autre président du conseil d’administration, Laïd Laslaj, cause un préjudice aux travailleurs, puisque les comptes bancaires sont bloqués. Il y a aussi le problème des œuvres sociales que le groupe a transformé en filière (FOSC) parmi la quarantaine qu’il compte. Nous avons contesté la décision, en nous appuyant sur la loi qui interdit la transformation des œuvres sociales en entreprise. L’argent des OS appartient à tous les travailleurs», relève le secrétaire général du Snateg, Abdelkader Kouafi.

Il précise que les travailleurs du groupe font face à d’autres difficultés qui les incitent à répondre au mot d’ordre de grève. «Nous avons des problèmes à ce jour sans solution, comme la prime de risque, l’astreinte, qui est seulement de 360 DA alors que parfois nous sommes appelés à intervenir de nuit dans des conditions difficiles», poursuit le syndicaliste, qui signale que le Snateg revendique quelque 35 000 adhérents sur les 100 000 que compte le groupe public.

Ces derniers jours, ce dernier a connu quelques actions de protestation sporadiques, liées, modère A. Kouafi, à la désignation d’un nouveau PDG, Chaher Boulakhras, ancien responsable de la filière SKTM. Le secteur de l’énergie (directions des mines et sociétés) pourrait être perturbé par la grève à laquelle a appelé la confédération autonome.

Le Syndicat national des travailleurs de l’énergie (SNTE) a ainsi appelé, dimanche dernier, les travailleurs de toutes les directions de l’énergie et du groupe Sonatrach à observer une grève nationale. «Nous sommes présents dans le groupe Sonatrach et à l’ENGTP, entre autres. L’appel à la grève devra être suivi. Nous le confirmerons demain (aujourd’hui)», précise Zaki Benhaddad, président du syndicat du secteur de l’énergie.



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