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Écoles et universités fermées, vols suspendus ou réduits de et vers l’étranger : L’Algérie met en place des mesures d’urgence

14 mars 2020 à 10 h 30 min

Ecoles et universités fermées, événements sportifs et culturels annulés, vols suspendus ou réduits en provenance et en direction de pays européens et autres. Les plus hautes autorités du pays ont pris, ce week-end, des mesures pour éviter la propagation du coronavirus (Covid-19) qui, d’après les dernières informations, n’est plus circonscrit au «foyer» initial, sis dans la région de Blida.

Jeudi dernier, le ministère de la Santé a enregistré deux nouveaux cas de contamination, portant le nombre total d’infection à 26. Par ailleurs, un deuxième décès, un homme de 55 ans, qui s’ajoute au premier, âgé de 67 ans, a également été enregistré. Si dans un premier temps il s’agissait de personnes de la même famille, de Boufarik (Blida), les plus récents cas sont de Skikda et Tizi Ouzou, deux citoyens qui revenaient de déplacements à l’étranger.

Face au risque de propagation rapide de ce virus, les autorités ont décidé, donc, de prendre un nombre de mesures censés circonscrire la propagation du coronavirus. Ainsi, avant-hier, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a ordonné la fermeture des écoles, universités et établissements de formations professionnelles, y compris ceux du secteur privé, et ce, jusqu’au 5 avril prochain. Les événements culturels ont aussi été annulé, du moins jusqu’à cette date. Tout comme beaucoup d’événements sportifs. Le championnat du football se déroulera à huis clos jusqu’au 31 mars. Une mesure qui pourrait être prolongée.

Par la suite, c’est au tour d’Air Algérie d’annoncer l’annulation ou la réduction de vols de et vers l’étranger. Ainsi, jeudi la compagnie aérienne nationale avait indiqué, dans un communiqué, que suite à un accord entre les deux gouvernements, l’Algérie et le Maroc ont suspendu les vols aériens entre les deux pays, la frontière terrestre étant déjà fermée. Hier, ce sont les vols de et vers l’Espagne qui ont été suspendus jusqu’au 4 avril prochain.

Pour ce qui est de la France, des exceptions ont été faites. Si les vols depuis et vers Sétif, Batna, Tlemcen, El Oued, Biskra, Chlef, Béjaïa et Annaba ont été tout simplement suspendus, ceux de et vers les aéroports d’Alger, Oran et Constantine ont été réduits. Il faut dire que tous les cas de coronavirus détectés jusque-là sont en lien avec l’arrivée sur le sol national de personnes depuis l’étranger. Le premier cas détecté était un ressortissant italien exerçant dans le sud du pays. Par la suite, il y a eu cette famille de Boufarik qui a reçu un parent résident en France. Et les deux derniers cas sont des personnes ayant séjourné à l’étranger.

De ce fait, la suspension des vols, de et vers l’étranger, était devenue une nécessité. Des mesures similaires ou même plus ont été, faut-il le signaler, prises dans plusieurs pays à travers le monde. Rien que pour les deux derniers jours, les Etats-Unis par exemple ont suspendu tous les vols en provenance d’Europe, alors qu’en France, le pays étant fortement touché, les crèches, les écoles et universités ont été fermées. En plus des championnats de football carrément suspendus au niveau de plusieurs pays européens, des événements internationaux ont été également reportés. C’est la panique à l’échelle mondiale.

Les autorités algériennes tentent-elles de prendre les devants en décidant de fermer les établissements scolaires et universitaires et en annulant ou reportant des événements culturels et sportifs, alors que la propagation du Covid-19 dans le pays n’a pas pour l’instant atteint les proportions inquiétantes enregistrées dans certains pays ? Pour plus d’un, avec un système de santé plutôt défaillant, il sera difficile de prendre en charge un nombre élevé de personnes contaminées dans le cas d’une propagation importante.

Même si les pouvoirs publics n’ont pas encore déclaré le pays en état d’alerte maximale, et vu que ces mesures n’ont pas encore atteint un degré élevé de restrictions, les imams par exemple n’ayant été instruits que de «raccourcir au maximum le prêche de la prière de vendredi» et non de l’annuler ou de faire jouer les rencontres de football à huis clos et non de suspendre le championnat, il n’en demeure pas moins qu’ils préfèrent tenter de contenir la propagation en attendant de voir l’évolution des choses. Lors d’une conférence de presse tenue mardi dernier, le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, avait pourtant déclaré que l’Algérie était dans la phase 1, celle où il était question «d’informer et de sensibiliser».

Deux jours plus tard, c’est-à-dire jeudi dernier, la situation a apparemment évolué et les autorités ont décidé finalement d’adopter ces mesures, d’un côté censées faire vider les lieux de concentration des citoyens (écoles, universités…), et de l’autre, pour réduire au maximum le risque de contamination par des personnes venant d’Europe.



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