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Des partis appellent à une rencontre nationale le 26 juin prochain : Les démocrates veulent reprendre l’initiative

19 juin 2019 à 10 h 30 min

Des partis et acteurs politiques de la mouvance démocratique ont lancé, hier, un appel aux forces de l’alternance démocratique pour fédérer leurs efforts afin d’élaborer ensemble une solution politique pour sortir le pays de la crise.

Sept formations politiques et personnalités du pôle démocratique  – FFS, RCD, PT, PST, UCP, MDS, PLD ainsi que des responsables de la LADDH – se sont réunis, hier, pour la première fois depuis l’avènement du mouvement populaire, afin de se pencher sur la situation du pays et sur les voies et moyens visant à mettre fin, selon eux, au régime «dictatorial».

Les animateurs de cette action épousent l’idée d’aller vers une période de transition qui, selon eux, n’est pas un choix, mais plutôt une nécessité.

L’urgence aujourd’hui, expliquent-ils, est d’élaborer une solution politique ambitieuse, raisonnable et réalisable, loin des règlements de comptes et des calculs étroits, dans le but de changer radicalement le système en vue de propulser le pays d’un ordre constitutionnel obsolète vers un ordre démocratique.

Ils déplorent, à cet effet, l’attitude du pouvoir, qui a opté pour le pourrissement et la manipulation, et invitent les forces progressistes à unir leurs rangs afin de construire un pacte politique consensuel, qui définira par la suite les contours du processus de transition démocratique dans notre pays. «L’heure aujourd’hui est à la concertation et au dialogue. Libérer une dynamique politique de construction d’un Etat de droit et des libertés et de la société est une priorité en vue d’amorcer une véritable transition démocratique», notent les responsables de ce conglomérat qui ont, d’un commun accord, décidé d’organiser une première rencontre de concertation et de dialogue le 26 juin.

Ils lancent dans ce sillage un appel à d’autres acteurs politiques, aux syndicats autonomes, au mouvement associatif, ainsi qu’aux personnalités nationales indépendantes et à la communauté algérienne à l’étranger, qui se reconnaissent dans cette démarche à se joindre à cette initiative de dialogue sans préalable. «L’objectif est d’aller ensemble vers un dialogue sérieux, responsable et inclusif, pour une véritable transition démocratique et pour la construction d’un Etat de droit et une Algérie démocratique», affirment-ils.

«Le pouvoir persévère dans le déni de la réalité»

Hier, les représentants de ce pôle démocratique ont rappelé que le peuple algérien, après son soulèvement contre le colonialisme à travers une Révolution devenue un exemple pour le monde entier et une source d’inspiration pour les peuples opprimés, mène aujourd’hui sa deuxième révolution, pacifique et unitaire celle-là, pour imposer le changement radical et démocratique du système sous l’admiration de tous les pays. «La détermination reste inébranlable et l’espoir immense. Seulement, le pouvoir en place n’est pas disposé à saisir le sens profond de cet événement sans précédent depuis l’indépendance. Il s’obstinent délibérément dans le déni de la réalité et a fait le choix du pourrissement et de la manipulation», dénoncent les initiateurs de cette action, qui pensent que le rassemblement des forces de l’alternative démocratique est le seul à même de traduire fidèlement cette profonde aspiration populaire.

Il est, d’après eux, vain de croire à l’existence d’une issue positive à ce conflit dans le cadre de l’ordre actuel. «Ni le pouvoir ni ses diverses excroissances ne sont en mesure de constituer un recours. Pourtant, le sursaut citoyen, de par son caractère pacifique et massif, est une chance pour le pays.

C’est une force capable d’engager l’Algérie dans la voie de la souveraineté populaire, de la modernité et du progrès», estiment les rédacteurs de cet appel, qui exigent la libération immédiate et sans condition de tous les détenus d’opinion, condamnent par là même la judiciarisation de l’action politique, citant le cas de la leader du PT, Louisa Hanoune, et réclament la levée de toutes les entraves aux droits d’expression, de réunion et de manifestation.


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