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Fawzi Derrar. Virologue et directeur général de l’Institut Pasteur d’Algérie : «Des cas suspects du variant Omicron sont en cours d’analyse»

05 décembre 2021 à 12 h 00 min

Le Dr Fawzi Derrar, virologue et directeur général de l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA), revient dans cet entretien sur la forte possibilité de l’émergence du variant Omicron en Algérie. Il appréhende l’évolution de l’épidémie face aux inquiétudes que suscite cette nouvelle souche. Le faible taux de couverture vaccinale constitue, pour lui, un «danger». Il appelle ainsi à une vaccination massive et au respect strict des gestes barrières car, estime-t-il, «le seuil d’alerte est atteint».

– Le nouveau  variant Omicron  inquiète la planète au vu de la vitesse de sa propagation et de sa contagiosité. Vous avez déclaré que l’Algérie n’est pas à l’abri. L’Institut Pasteur d’Algérie a-t-il détecté des cas d’Omicron ?

Je dois souligner que depuis la détection des premiers cas en Afrique, notamment l’Afrique du Sud, nous surveillons de très près toutes les personnes en provenance de la région et là où le nouveau variant est en circulation.

Ainsi, des PCR positives à la Covid-19 de certaines personnes qui ont voyagé en Afrique du Sud et qui étaient de retour la semaine dernière, notamment l’équipe de la JSK et d’autres personnes qui ont participé à des manifestations économiques, étaient soumises au criblage pour s’assurer de la présence ou non de cette nouvelle souche.

Des PCR négatives ont été également analysées pour éviter des faux négatifs. Le séquençage génomique des cas suspects est toujours en cours et les délais de la technique s’étalent sur dix jours pour avoir la confirmation. Nous attendons les résultats prochainement.

Le criblage est désormais systématique au niveau de l’IPA pour toute PCR positive à la Covid-19 des voyageurs en provenance des pays où le variant a été détecté. Des cas d’infection au Omicron ne sont pas à écarter dans les prochains jours.

Il est important de souligner que nous constatons que depuis la détection des premiers cas en Afrique (Afrique du Sud et Swaziland), la propagation a suivi une allure vertigineuse, la preuve en est qu’en l’espace de quatre jours,  tous les continents ont été pratiquement touchés.

En plus de cette croissance rapide de la contamination, les conditions météorologiques sont propices à une transmission élevée, à travers les regroupements dans les espaces clos notamment.

Au vu des dernières vagues enregistrées et causées par les variants précédents et la nature de leur propagation, on comprend aisément que rien n’empêchera l’Omicron de s’introduire en Algérie, à l’instar du reste des pays.

Les virus ne connaissant  pas de frontières ! Jusqu’à cet instant,  le variant Omicron n’est pas responsable d’infections sévères (aucun décès enregistré à ce jour), mais aucun scientifique dans le monde ne pourra prédire son évolution dans les jours ou semaines à venir, au regard de sa composante génétique qui est très particulière (une trentaine de  mutations dans la protéine Spike) et qui peut évoluer très rapidement.

Retrouvez l’intégralité de nos articles sur la version papier


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