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Conférence de la société civile et de la classe politique : L’espoir d’une solution consensuelle

25 août 2019 à 10 h 30 min

La rencontre de concertation entre les trois Dynamiques de la société civile et des acteurs de la classe politique issus de l’opposition s’est tenue hier à la Safex d’Alger. Plusieurs parties ont répondu à l’appel : une vingtaine de partis de l’Alternative démocratique et du Front du changement, des personnalités nationales, à l’instar de Karim Tabbou, Abdelaziz Rahabi, Mustapha Bouchachi…, des universitaires, une délégation d’étudiants de l’université d’Alger…

Il s’agit de la «première rencontre de concertation inédite initiée par des Dynamiques de la société civile qui rassemble les partis politiques des deux pôles, l’Alternative démocratique du 26 juin et les Forces du changement du 6 juillet, ainsi que des personnalités nationales. Cette première rencontre à pour objectif de rapprocher les visions et travailler sur les convergences», relève le président du Rassemblement Action Jeunesse (RAJ), Abdelouahab Fersaoui. La rencontre d’hier visait à mettre en œuvre les recommandations de la conférence nationale des Dynamiques de la société civile qui s’est tenue le 15 juin dernier au siège du Cnapeste, à Alger. La feuille de route adoptée à l’issue de cette réunion propose la désignation d’une personnalité nationale ou d’une instance présidentielle consensuelles pour diriger la période de transition «aux fins de revenir au processus électoral dans une période allant de six mois à une année».

Pour le vice-président de la LADDH, Saïd Salhi, la rencontre d’hier s’est déroulée dans «un climat serein malgré toutes les contradictions qui ont marqué les débats ces derniers temps». «C’est déjà un premier pas très positif de par la présence des deux pôles des partis politiques et les personnalités nationales, du climat de sérénité qui a prévalu dans les débats. Il a été noté la disponibilité de l’ensemble des participants à renforcer ce processus. Un parallèle peut être fait avec la démarche de dialogue poursuivie par Karim Younès. La rencontre des différentes sensibilités de la société est le vrai dialogue. C’est un acquis et un signal fort au pouvoir que le dialogue se fait dans la société et qu’il doit être ouvert, inclusif, en phase avec le hirak pour faire aboutir ses revendications légitimes et aller vers la nouvelle République», tranche M. Salhi. Plusieurs interventions ont marqué la rencontre d’hier : les feuilles de route des deux pôles des partis politiques du 26 juin, du 6 juillet et celle de la société civile du 15 juin, ont été au centre des discussions «pour chercher des consensus et des compromis pour une solution politique en rupture avec le système et ses symboles pour la nouvelle Algérie». «Les partis ont exposé leurs feuilles de route respectives. Nous avons pris acte de toutes ces initiatives. Nous avons décidé de poursuivre le dialogue. S’agissant des questions sur lesquelles achoppent les différentes parties (présidentielle ou constituante, ndlr), la recherche d’un compromis a été proposée lors de la rencontre», relève le militant. Selon le député Atmane Mazouz, dont le parti a été représenté par Mohamed Khendek, la participation du RCD à la rencontre de la société civile avait pour objectif de rechercher «un consensus le plus large pour l’avènement d’une rupture radicale avec le système, ses symboles et ses pratiques anti-nationales».

«Transition de rupture»

«Cette occasion nous a permis de rappeler devant la société civile que le mouvement du 22 février ne demande pas des réformes pour corriger un système politique injuste, mais réclamer le départ du système, de ses symboles et la fin de ses méthodes qui ont institutionnalisé et codifié la soumission des institutions au despote du moment. Le RCD a eu également à insister sur le retour à la souveraineté du peuple qui est le seul garant d’un Etat de droit. Un Etat de droit qui ne peut échapper à une transition de rupture qui passera par l’instauration d’un nouvel environnement institutionnel et un nouveau personnel politique. Aujourd’hui, il y a une quasi unanimité chez les acteurs politiques crédibles à dire que le commandement de l’armée cherche un nouveau hold-up à travers une supercherie électorale qui intronisera un affidé au système. La sortie de crise doit inévitablement passer par une nouvelle période qui va rompre avec les pratiques du passé et la transformation de tout l’environnement institutionnel à travers des organes de transition non contrôlé par les résidus d’un système mafieux.»

Le communiqué final de la rencontre des Dynamiques de la société civile a rappelé la nécessité d’«appuyer et sauvegarder» l’unité du hirak et la «cohésion du peuple algérien» face à toutes les tentatives de division et de provocation, l’obligation de construire un large front de sauvegarde des libertés démocratiques, pour l’ouverture du champ politique et médiatique, pour la libération des détenus d’opinion et la levée de la répression sur le hirak.

Aussi, tout en rappelant le principe du dialogue, les rédacteurs du document ont réitéré les préalables à l’entame de tout dialogue. Les participants ont convenu d’aller vers d’autres rencontres avant la conférence nationale de consensus. Il a été également décidé d’installer une commission de coordination et de suivi pour préparer d’autres rencontres, rapprocher les différents opinions et les propositions.  


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