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Alors que le mouvement populaire demande d’engager la transition : Quelle légitimité reste-t-il à l’APN ?

11 juillet 2019 à 10 h 40 min

L’Assemblée populaire nationale (APN) a-t-elle toujours une raison d’être ? La Chambre basse du Parlement, dont la composante est issue de scrutins contestés, ne devrait-elle pas être dissoute ? Ces interrogations sont plus que jamais d’actualité. Et pour cause, le mouvement populaire, né le 22 février dernier pour réclamer le départ du système, a démasqué la pseudo-majorité qui contrôle l’institution parlementaire depuis plus de 20 ans.

Se targuant d’un soutien populaire qui leur donnait, à chaque fois, le «pouvoir» de l’APN, les partis FLN et RND ont été démentis par ce corps électoral qui s’exprime chaque vendredi dans les rues de toutes les villes du pays. Les manifestants ciblaient directement ces deux formations qui conduisaient l’alliance présidentielle engagée dans le soutien au programme du président déchu, Abdelaziz Bouteflika. «FLN dégage !» est parmi les slogans qui ont été le plus scandés par les manifestants depuis le début de ce mouvement.

Et ni leurs «millions de militants» ni leurs responsables respectifs, qui ont maintenu leur soutien au 5e mandat de l’ex-chef de l’Etat jusqu’à la dernière minute, n’ont daigné répondre. Pis, ils se sont carrément éclipsés de la scène nationale, en faisant le dos rond dans l’attente de la fin de cette tempête.

La présence des responsables de ces partis, qui n’ont pas encore été inquiétés par la justice, se limitait, depuis plus de quatre mois, à des activités internes à leur formation et à des passages sur des plateaux de chaînes de télévision où ils tentent une sorte de profession de foi et de confession. Après avoir bombé le torse des années durant, pour complexer les opposants au pouvoir absolu du maître de l’époque, ces mêmes hommes politiques, considérés comme une clientèle du pouvoir, affirment, aujourd’hui, à qui veut les croire, «qu’ils agissaient sous la contrainte». Mais pendant une vingtaine d’années, ils n’ont fait, notamment à l’APN, qu’avaliser toutes les politiques de l’ancien régime, réduisant l’institution parlementaire à une simple chambre d’enregistrement.

Le bilan des différentes législatures le confirme. L’institution législative n’a fait que voter toutes les lois émanant de l’Exécutif. La majorité qui la contrôle a même fait d’elle un simple comité de soutien aux différents mandats de l’ex-Président. Aujourd’hui, la même majorité tente de se refaire une virginité en vue de jouer un rôle dans les prochaines étapes. A-t-elle une légitimité ? Certainement pas. Car le débat actuel sur la nécessité d’installer une instance indépendante d’organisation des élections est, on ne peut plus clair, une reconnaissance de l’irrégularité des scrutins qui ont engendré la composante de l’Assemblée actuelle.

Comment alors confier la révision des textes de loi qui encadrent la vie politique du pays à des élus en mal de légitimité ? En tout cas, la dissolution de l’APN a été exigée dès le début du mouvement populaire. Des députés et des partis ont pris la décision de quitter cette institution en réponse à la demande des Algériens qui ne font plus confiance au Parlement.


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