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Alors que la présidentielle du 4 juillet sera probablement annulée : L’incontournable transition

28 mai 2019 à 10 h 20 min

Comment sortir de l’impasse politique actuelle ? La solution constitutionnelle, prônée par les détenteurs du pouvoir réel, est-elle encore de mise ? Il ne reste, visiblement, plus de chance au «cadre constitutionnel» et à la tenue d’une élection présidentielle en application de l’article 102 de la Constitution.

En attendant une officialisation de l’abandon de cette option par le Conseil constitutionnel – qui aura à statuer sur les dossiers des deux candidats engagés officiellement dans cette course – le rendez-vous du 4 juillet prochain est compromis. Il l’était déjà bien avant la défection des candidats à la candidature qui n’ont pas fait la queue devant l’institution de Kamel Fenniche.

Cette échéance est rejetée, auparavant, par le référendum de la rue où des millions d’Algériens se sont prononcés, en toute transparence et sans intermédiaires, contre la tenue de cette élection et pour le départ de tout le système et ses représentants. En effet, la feuille de route proposée par les tenants du régime est rejetée en gros et dans le détail. «Le 4 juillet, il y aura une marche», lancent les manifestants qui assènent encore : «Pas d’élection, yal issaba !»

Malgré le verdict du corps électoral, les tenants du régime se sont accrochés à cette échéance comme une dernière tentative, selon des observateurs, de sauver le système d’un effondrement total.
Toutefois, le scénario de samedi dernier où les candidats potentiels ont décidé, sans doute en raison de leur incapacité à recueillir les 60 000 signatures d’électeurs, de bouder l’échéance a eu l’effet d’une gifle pour les défenseurs du «respect du cadre constitutionnel».

Un consensus se dessine

Finalement, ces derniers ont fait perdre beaucoup de temps au pays, sans pour autant résoudre la crise, qui risque de s’aggraver encore si les voix du peuple et de la majorité (personnalités, partis et société civile) ne sont pas écoutées. Celles-ci appellent toutes à une période de transitionconduite par des personnalités acceptées par le mouvement populaire et qui ne se sont pas compromises avec l’ancien régime. Il y a même un consensus autour de cette option. Toutes les propositions enregistrées jusque-là convergent vers un même objectif : instaurer un Etat de droit et une véritable démocratie.

Après les partis politiques de l’opposition, toutes tendances confondues, les acteurs de la société civile et les personnalités, l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) – qui d’habitude épouse les positions du pouvoir – plaide, elle aussi, pour une période de transition et suggère «le cautionnement ou l’élection d’une personnalité nationale ou d’une instance regroupant plusieurs personnalités qui superviserait la direction de l’étape de transition pour une durée maximale d’une année».

Expliquant que cette période de transition ne doit pas dépasser une année, l’ONM propose aussi la mise en place d’un gouvernement de technocrates par les dirigeants de la période de transition. «Ce gouvernement ne sera pas en droit d’avoir un lien direct avec le processus électoral ; il se chargera plutôt de la mise en place des différents moyens pour l’organisation de ces échéances», indique l’ONM.

Que dira le chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, face à cette situation ? L’armée et la Présidence abandonneront-elles leur plan initial où s’entêteront-elles à imposer la voie constitutionnelle ?


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