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Affaire Ali Haddad : Abdelmalek Sellal et Amara Benyounès incarcérés à El Harrach

14 juin 2019 à 10 h 30 min

Après l’incarcération d’Ahmed Ouyahia, mercredi dernier, c’était au tour de son prédécesseur au poste de Premier ministre, Abdelmalek Sellal, d’être placé sous mandat de dépôt hier matin par le magistrat instructeur près la Cour suprême.

La décision a été prise dans le cadre de l’enquête sur le dossier Ali Haddad, patron du groupe ETRHB et dans laquelle 12 hauts fonctionnaires de l’Etat, les deux ex-Premiers ministres, d’anciens ministres et walis sont poursuivis.

Convoqué lui aussi, Amara Benyounes, ex-ministre du Commerce et président du MPA, a été placé en détention provisoire en fin de journée, après quatre heures d’audition.

Encore une fois, le siège de la Cour suprême à Ben Aknoun, à Alger, et les alentours de la prison d’El Harrach ont connu hier un afflux important de citoyens et de journalistes venus immortaliser la présentation et la mise en détention d’anciens hauts fonctionnaires de l’Etat, éclaboussés par l’affaire Ali Haddad, patron du groupe ETRHB, liée «à la violation de la réglementation des marchés publics, octroi d’indus privilèges, trafic d’influence, et abus de fonction».

En raison des fonctions qu’ils occupaient au moment des faits reprochés, tous ont été déférés devant les magistrats de la Cour suprême, et les premiers à avoir comparu devant le magistrat instructeur de cette haute juridiction, mercredi dernier, sont l’ex-Premier ministre, deux fois chef de gouvernement, puis chef de cabinet du président déchu, Ahmed Ouyahia, placé en détention après deux heures et demie d’audition, et l’ex-ministre des Travaux publics et des Transports, Abdelghani Zaalane, placé sous contrôle judiciaire (et non pas incarcéré comme annoncé dans notre édition d’hier), mesure que le parquet général a contestée en faisant appel auprès de la chambre d’accusation.

Hier, c’était au tour de l’ex-Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et directeur de campagne pour le 4e mandat du président déchu, mais aussi celle du 5e (avant que l’élection ne soit annulée), d’être convoqué tôt dans la matinée par le magistrat instructeur pour les mêmes griefs que son prédécesseur, Ahmed Ouyahia.

défilé ministériel C’est vers 8h25 que son véhicule, une Skoda blanche, a fait son entrée à la Cour suprême, sous les caméras des chaînes de télévision privées présentes en force. L’attente aura duré moins de trois heures, avant qu’il ne quitte le bâtiment, non pas dans sa voiture, mais à bord d’un fourgon cellulaire pour être transféré à la prison d’El Harrach, après sa mise sous mandat de dépôt.

Devant l’établissement pénitentiaire, de nombreux citoyens l’attendaient en scandant : «Klitou leblad, ya serrakine !» (vous avez pillé le pays, bande de voleurs) en balançant des des pierres sur le véhicule cellulaire, devant un dispositif policier dépassé par le mouvement de la foule agitée autant par la colère contre le détenu que par la joie de le voir franchir le seuil de la prison. Devant le bâtiment de la Cour suprême, son avocat, Me Dehim, a tenté quelques heures après d’apporter des précisions aux nombreux journalistes présents sur les lieux.

«Cette décision (ndlr : détention) fait partie de la procédure. Abdelmalek Sellal est toujours considéré comme innocent des faits qui lui sont reprochés jusqu’à ce que qu’il soit jugé et condamné par un tribunal.» levée d’immunité Vers 14h30, l’ancien ministre du Commerce et président du MPA (Mouvement populaire algérien), Amara Benyounes, arrive à la Cour suprême.

Lui aussi est sur la liste des 12 anciens hauts fonctionnaires de l’Etat cités dans le dossier Ali Haddad. Après plus de quatre heures d’audition, il est placé sous mandat de dépôt. A 18h33, le fourgon cellulaire qui le transporte quitte la Cour suprême sur fond d’applaudissements de citoyens rassemblés devant le portail.

Amara Benyounes est le premier ex-ministre à être incarcéré. Dans le cadre de cette même affaire, le ministre de la Justice, Slimane Brahmi, a demandé au Conseil d’Etat et à l’Assemblée nationale de lever l’immunité parlementaire de Amar Ghoul, sénateur du tiers présidentiel, et celle de Boudjemaa Talaï, député FLN, afin qu’ils soient entendus par le juge d’instruction étant donné qu’ils font partie de la liste des mis en cause qui comporte les ex-ministres des Travaux publics et des Transports, Ammar Tou et Amar Ghoul, l’ex-ministre des Finances, Karim Djoudi, l’ex-ministre de l’Agriculture, Abdelkader Bouazgui, l’ex-ministre de l’Industrie, Abdesselam Bouchouareb, ainsi que les ex-walis d’Alger, Abdelkader Zoukh, et d’El Bayadh, Mohamed Djamel Khnafer, qui vont tous être convoqués ces jours-ci par le magistrat instructeur de la Cour suprême, auquel a été confiée l’enquête judiciaire, avant d’être présentés devant un tribunal pour être jugés.

Cette affaire intervient au lendemain de l’inculpation du patron du groupe Cima Motors, Mahieddine Tahkout, devant le tribunal de Sidi M’hamed, pour plusieurs griefs liés à la violation de la réglementation des marchés publics, trafic d’influence, octroi d’indus privilèges et abus de fonction, et pour lesquels Ahmed Ouyahia, Abdelghani Zaalane, l’ex-ministre de l’Industrie, Youcef Yousfi et l’actuel ministre du Tourisme, Abdelkader Benmessaoud, ainsi que cinq anciens walis, dont ceux d’Alger, Abdelkader Zoukh, d’El Bayadh, Khnafer, de Blida, de Saïda et de Slikda, et deux en fonction, dont celui de Tiaret sont présentés devant la Cour suprême.


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