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samedi, 11 juillet, 2020
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Abdelmadjid Tebboune préside son premier Conseil des ministres : «Reconsidérer le système de gouvernance»

06 janvier 2020 à 10 h 30 min

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé, hier, l’amendement de la Constitution. Présidant son premier Conseil des ministres, quelques jours seulement après sa nomination, il a affirmé que «l’édification de l’Algérie, à laquelle aspirent les citoyennes et les citoyens, implique la reconsidération du système de gouvernance à travers un profond amendement de la Constitution, pierre angulaire de l’édification de la nouvelle République, ainsi que certains textes de loi importants, à l’instar de la loi organique relative au régime électoral».

Attendu justement sur ce point, figurant d’ailleurs dans son programme électoral, ses 54 engagements, où il avait évoqué l’amendement de la Constitution et de certains textes de loi, le chef de l’Etat a profité donc de la tenue de cette première réunion avec son Exécutif pour l’annoncer officiellement. En quoi consistent ces changements ?

Tebboune n’en dira pas plus. Ayant déjà entamé des consultations, en recevant en premier le 29 décembre dernier l’ancien chef de gouvernement, Ahmed Benbitour, il est fort à parier que le Président engage une concertation avec la classe politique, lui qui avait appelé, au lendemain de son élection, à un dialogue avec le hirak pour «bâtir une Algérie nouvelle».

Certaines formations politiques, à l’instar bien sûr des partis de l’ex-alliance présidentielle, en vigueur sous Bouteflika, le FLN et le RND, ainsi que d’autres, comme le MSP, se sont déjà dites favorables à une telle démarche, alors que d’autres ont soit rejeté soit préféré attendre d’y voir plus clair avant de se prononcer. C’est apparemment autour de cet amendement «profond» de la Loi fondamentale du pays que tourneront les discussions.

Dans son intervention devant ses ministres, Abdelmadjid Tebboune a également évoqué «la moralisation de la vie politique à travers la consécration de la séparation de l’argent et de la politique, outre la lutte contre la médiocrité dans la gestion». «La nouvelle République doit se focaliser sur l’instauration de l’Etat de droit qui garantit l’indépendance de la justice et la promotion de la véritable démocratie participative, favorisant l’épanouissement social et politique», a-t-il ajouté, non sans omettre de mettre l’accent sur la «préservation du denier public, la lutte contre les comportements bureaucratiques et le respect des engagements de l’Etat».

D’après lui, il est question de «redresser la situation générale du pays à travers le rétablissement de l’autorité de l’Etat et le recouvrement de la confiance des citoyens». Des engagements qui nécessitent des changements profonds dans les textes mais aussi une volonté sans faille de la part des plus hautes autorités du pays, d’autant plus qu’il y a une véritable cassure entre gouvernants et gouvernés.

Les procès liés au monde des affaires, qui se déroulent dans les tribunaux, touchant d’anciens responsables de l’Etat et des hommes d’affaires ont montré le degré de déliquescence justement de ce mode de gouvernance auquel est arrivé le pays. Le président de la République parviendra-t-il à convaincre la classe politique, l’opposition notamment, de sa bonne foi pour ce qui est des changements souhaités ? Les jours à venir nous le diront.



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