<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
   <channel>
       <title>El Watan - A la une</title>
       <description></description>
       <lastBuildDate>Sat, 25 May 2013 18:34:55 +0100</lastBuildDate>
       <link>http://www.elwatan.com</link>
       <item>
           <title>Syrie: le chef du Hezbollah libanais promet la victoire</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/depeches/syrie-le-chef-du-hezbollah-libanais-promet-la-victoire-25-05-2013-215020_167.php</guid>
           <copyright>afp</copyright>
           <category>Dépêches</category>
           <pubDate>Sat, 25 May 2013 17:32:04 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 25 May 2013 18:03:14 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[  Le chef du mouvement chiite libanais Hezbollah Hassan Nasrallah a promis samedi à ses partisans la victoire dans la guerre en Syrie où son mouvement est engagé aux côtés de l'armée gouvernementale contre les rebelles."Je dis aux gens honorables, aux moujahidine, aux héros: comme je vous ai toujours promis la victoire, je vous en promets une nouvelle", a-t-il déclaré lors d'une cérémonie tenue à Machghara, dans le sud-est du Liban, à l'occasion du 13è anniversaire du retrait israélien du Liban.Son discours était retransmis sur un écran géant car il ne se montre pas en public pour des raisons de sécurité."La Syrie, c'est la protection arrière de la résistance, le support de la résistance. La résistance ne peut rester les bras croisés quand sa protection arrière est exposée et quand son support se brise. Si nous n'agissons pas, nous sommes des idiots", a-t-il souligné.Depuis une semaine, le Hezbollah est engagé dans une bataille féroce aux côtés de l'armée syrienne pour la conquête de Qousseir, une ville stratégique aux mains des rebelles dans le centre de la Syrie.Hassan Nasrallah a rejeté en outre toute possibilité de faire alliance avec les rebelles. "Le Hezbollah ne peut pas être sur le même front que les Etats-unis, Israël, les takfirine (sunnites extrémistes) qui pratiquent l'éviscération, décapitent et profanent les tombes". ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/25/photo-1369500563599-1-0_1581632.jpg" length="31047" type="image/jpeg" title="" provider="" creator="">Le chef du mouvement chiite libanais Hezbollah Hassan Nasrallah a promis samedi à ses partisans la victoire dans la guerre en Syrie où son mouvement est engagé aux côtés de l'armée gouvernementale contre les rebelles. +++ RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / HO / AL-MANAR" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS +++</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/depeches/syrie-le-chef-du-hezbollah-libanais-promet-la-victoire-25-05-2013-215020_167.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Le FFS adopte la liste de sa direction collégiale</title>
           <author>El Watan avec APS </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/une/le-ffs-adopte-la-liste-de-sa-direction-collegiale-25-05-2013-215010_108.php</guid>
           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>A la une</category>
           <pubDate>Sat, 25 May 2013 13:14:39 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 25 May 2013 13:14:39 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	La liste de la direction collégiale, qui dirigera le  Front des forces socialistes (FFS), en remplacement à son leader Hocine Aït  Ahmed, a été adoptée samedi par la majorité des participants au 5e congrès  du parti qui se tient à Alger depuis jeudi.   
	La direction collégiale est composée de Mohand Amokrane Cherifi, Ali  Laskri, Rachid Hallat, Aziz Bahloul et Saïda Ichlamène.  A la tête du plus vieux parti de l'opposition, depuis sa création il  y a un demi siècle, Aït Ahmed avait renoncé, en décembre 2011, à la présidence  du FFS. Jeudi, dans son message aux participants au congrès, Aït Ahmed avait  appelé les Algériens à « rester unis pour construire un Etat de droit et de démocratie ».          Les Algériens « doivent rester unis pour la construction d'un Etat de  droit et de démocratie pour pouvoir diverger démocratiquement sur le reste »,  a-t-il affirmé.             Par la même occasion, il a rappelé que la lutte de son parti a été et  sera toujours celle de la démocratie, de la liberté et de la souveraineté  de l'Algérie. Le 5e congrès du FFS se tient sous le slogan « Pour la reconstruction  d'un consensus national » ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/une/le-ffs-adopte-la-liste-de-sa-direction-collegiale-25-05-2013-215010_108.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Drogue marocaine : Les autorités dépassées par l’ampleur du trafic</title>
           <author>Chahredine Berriah </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/actualite/drogue-marocaine-les-autorites-depassees-par-l-ampleur-du-trafic-25-05-2013-214997_109.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Actualité</category>
           <pubDate>Sat, 25 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 25 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	24 tonnes de résine de cannabis ont été saisies en l’espace de quatre mois seulement sur la bande frontalière. Plus du double que toutes les années précédentes. 
	Depuis janvier dernier, soit en quatre mois, des statistiques révèlent que sur la bande frontalière ouest, les services de la Gendarmerie nationale ont procédé à la saisie de 14 tonnes de résine de cannabis, ceux des Douanes 8 tonnes et 2 tonnes pour le Service régional de lutte contre la contrebande et le trafic de drogue (police).
	
	Ce qui est effarant, souligne un officier des Douanes de Maghnia, c’est que pour toute l’année 2012, nos services ont saisi 19 tonnes de drogue et qu’en quatre mois seulement (de janvier à mai 2013), on a mis la main sur 8 tonnes, presque la moitié en si peu de temps et l’année n’est pas encore terminée…»
	Un acharnement qu’un responsable, au fait de ce trafic à grande échelle, ne considère pas comme un simple hasard : «De l’autre côté de la barrière, le makhzen utilise ses armes insidieuses, principalement la drogue, en cette période qu’il (le makhzen) croit fébrile en Algérie. Les événements au nord du Mali, en Libye, l’instabilité en Tunisie, la maladie de Bouteflika et des mouvements de colère dans certaines régions de notre pays sont une opportunité pour nos voisins.»
	Des chiffres plus alarmants, il en existe. Pour le premier semestre 2012, 42 tonnes de stupéfiants ont été saisies par seulement les services de la Gendarmerie nationale. «66% de la quantité saisie durant les six premiers mois de 2012 l’ont été dans la seule wilaya de Tlemcen», nous dit-on.

	Nos sources indiquent que les quantités que «reçoit» l’Algérie, soit 75% de celles saisies à l’ouest et au sud-ouest du pays, sont le fruit de la production des mois de mai et juin 2012 et des stocks (liquidation) de l’année 2011. Pris en flagrant délit de trafic, le Maroc est accablé par l’Organe international de contrôle de stupéfiants (OICS). En effet, dans son rapport 2012 sur l’état de la production et du trafic des plus gros producteurs et exportateurs de drogue dans le monde, cet organe onusien révèle que «le Maroc est leader mondial de l’exportation de cannabis». Et de préciser, en citant l’Organisation mondiale des douanes, que «72% de la quantité totale de résine de cannabis saisie par les autorités douanières mondiales sont d’origine marocaine, soit 138 tonnes».

	La même source corrobore les chiffres en notre possession en notant que «les autorités algériennes ont saisi plus de 53 tonnes de résine de cannabis qui transitaient par le territoire national en 2011 et 26 tonnes au premier semestre de 2012». Sur le territoire chérifien, du côté de Ketama (Rif), une superficie de 47 400 ha est réservée à la culture du kif. De l’autre côté de la frontière, un récent rapport sur le commerce illicite établi par la Chambre de commerce, d’industrie et de services de Oujda, indique que «70% de l’économie de la région du Maroc oriental dépendent de la contrebande et nous estimons le chiffre d’affaires moyen de cette activité à 6 milliards de dirhams par an. Le secteur informel emploie plus de 10 000 personnes et couvre l’essentiel des besoins de consommation». Commerce illicite veut dire «produits algériens écoulés dans cette région est du royaume».

	
	6 milliards de dirhams de chiffre d’affaires

	
	Et pour obtenir un indice sur l’ampleur de «l’importation» par les chemins détournés de la marchandise «made in Algeria», un tour au «souk el fellah» du boulevard Allal El Fassi, à Oujda, s’impose. La semoule, la farine (taxées à 90% au Maroc contre seulement 5% en Algérie), des médicaments made in Saidal et importés par le ministère algérien de la Santé, l’huile de table, les œufs, des ustensiles provenant d’Algérie – des produits pour la plupart subventionnés par l’Etat algérien – sont fortement prisés, essentiellement pour leur prix. Pour le trafic de carburants, nous avons appris des différents services algériens de sécurité et des Douanes qu’en moyenne «cinq millions de litres ont été saisis et que 10 fois cette quantité, qui passe entre les mailles des filets, sont frauduleusement exportés vers le Maroc».

	Un communiqué de la Gendarmerie royale (Maroc) révèle que «durant le mois de décembre dernier, les services de la Gendarmerie royale ont mis la main sur une vingtaine de tonnes de carburant de contrebande en provenance d’Algérie». Selon nos informations, «le gasoil algérien a provoqué la fermeture d’une vingtaine de stations-service dans la région est du royaume. Actuellement, on n’en compte que six, et encore, elles ne font que dans les services, comme le lavage-vidange et très peu dans la vente de carburants, dont seules les institutions publiques sont clientes». Ce trafic est tellement vital pour le Maroc que la crise du carburant qui a touché la wilaya de Tlemcen, ces dernières semaines, a alerté les autorités du royaume, si bien que l’Observatoire de la contrebande de la Chambre de commerce d’Oujda a appelé les autorités marocaines à prendre les mesures qui s’imposent afin de prévenir la paralysie de toute la région est du Maroc.

	Le rapport de cet Observatoire a tiré la sonnette d’alarme : «Les flux de carburants vendus en contrebande peuvent être coupés à tout moment. Ainsi, l’alimentation d’un stock stratégique de carburant national au niveau de l’Oriental s’avère nécessaire.» Et de souligner que «depuis la faillite des stations-service de la région, la majorité des voitures et engins agricoles évoluant dans les villes du Maroc oriental (Oujda, Taourirt, Berkane, Saïdia...) dépendent du carburant algérien dont le prix a connu une hausse de 100%».
	Voilà un aveu des autorités marocaines sur les retombées d’un phénomène illégal dont bénéficie le Maroc et dont le préjudice, pour la partie algérienne, serait évalué à des centaines de milliards de dinars. Un phénomène contre lequel les Algériens luttent depuis de nombreuses années.

	Devant l’ampleur de ce trafic à grande échelle, l’Algérie a sollicité les Nations unies pour dépêcher une commission d’enquête sur les lieux. Une commission qui sera à Tlemcen dans les prochains jours, si l’on se fie à un haut responsable de la wilaya. Selon la même source, des tranchées profondes seront creusées tout le long du tracé frontalier, de Marsat Ben M’hidi à Béchar sur 700 km, pour couper la route à tous les trafics… ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/actualite/drogue-marocaine-les-autorites-depassees-par-l-ampleur-du-trafic-25-05-2013-214997_109.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Disparition de Georges Moustaki à 79 ans : Dors bien  l’artiste, adieu le « Mètèque »</title>
           <author>Yacine Farah </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/culture/disparition-de-georges-moustaki-a-79-ans-dors-bien-l-artiste-adieu-le-meteque-25-05-2013-215021_113.php</guid>
           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Sat, 25 May 2013 17:59:44 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 25 May 2013 17:59:44 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Après Jean Ferrat, un autre monstre de la chanson française a déposé mercredi soir ses armes et rangé définitivement de coté sa guitare. 
	 

	Paris : de notre correspondant

	 Il s’agit de Georges Moustaki, décédé mercredi soir à l’age de 79 ans des suites de complications respiratoires. C’est à Nice, dans sa méditerranée natale, en face de la mer, que le fils d’Alexandrie, s’est soustrait à la vie.  Doucement et sans bruit.

	Né en Egypte en 1934, il est arrivé à Paris en 1951. Installé dans le 15eme arrondissement, il a d’abord travaillé comme journaliste avant de se lancer dans la musique dans un piano bar parisien. Sa disparition a été ressentie comme un tremblement de terre dans les milieux artistiques parisiens.

	Jeudi, le président François Hollande a salué la mémoire « d’un artiste exceptionnel, dont les chansons populaires et engagées auront traversé de nombreuses générations francaises ».

	Parolier exceptionnel, doté d’une sensibilité des plus aiguisées, Georges Moustaki (de son vrai nom Giuseppe Mustacchi en grèc) a écrit pour des sommités musicales françaises. A commencer par Edith Piaf avec laquelle il aura  vécu une histoire d’amour aussi trépidante que fougueuse. En guise d’adieu, il lui dédié la la chanson « Milord » qui rencontrera un succès phénoménal en France et dans le monde. Il y aura aussi Yves Montant, Barbara, Serge Reggiani et bien d’autres chanteurs, considérés aujourd’hui comme des références mondiales.

	Ami de Léo Ferro, de Brel, c’est surtout avec l’autre George, en l’occurrence Georges Brassens, qu’il s’’est lié d’une profonde amitié. A Paris, ensemble, ils ont écumé les cafés et les scènes, tout content d’être encouragé dans son parcours musical débutant à cette époque. D’ailleurs, c’est par admiration à Georges Brassens que Moustaki a choisi de se prénommer Georges lui aussi.

	 

	Homme de gauche, proche des thèses trotskistes, Moustaki a fait de sa guitare et de ses compositions un moyen de lutte contre l’injustice sociale, la dictature. Il participera activement aux événements de mai 1968 à Paris et gratifiera son public d’une de ses plus belles chansons « le Métèque ». Une sorte d’hommage romantique évoquant la vie d’un étranger un peu rêveur et sans attache.   

	 

	Dors bien l’artiste et adieu le « Métèque »

	 

	C’est le début d’une carrière internationale et un prélude pour tant d’autres de succès comme « il y a un jardin » en 1971, « Humblement il est venu » en 1975, « Si je pouvais t’aider » en 1979, « Méditerranée » en 1992, mais aussi « Odéon » en 2003 et « solitaire » en 2011.. Autant de chansons et autant de succès pour un homme réputé pour son calme, sa simplicité et sa générosité.

	Et comme si la chanson ne lui suffisait pas, Georges Moustaki a écrits de nombreux livres dans lesquels il tente de raconter sa vie, ses désirs et ses regrets. On peut citer par exemple « Les filles de la mémoire » dont la préface a été écrite (excusez du peu) par le grand écrivain Brésilien George Amado en 1989. 

	Lors d’une interview donnée à « La Croix » en octobre 2011, le « Météque » avait avoué sa difficulté à continuer à chanter à cause de ses problèmes pulmonaires. Des difficultés qui l’ont obligé en 2008 par exemple à mettre fin à un spectacle qu’il donnait à Barcelone, tout en expliquant qu’il ne pouvait plus continuer car il avait du mal à respirer. Sans lui en vouloir, la salle a applaudi le poète qui est descendu de son piédestal en toute modestie.

	Après 50 ans passés à l’ile Saint Louis (Paris) dans un appartement jonché d’instrument de musique et de livres, Georges Moustaki a tronqué la vie bruyante parisienne pour les douceurs ensoleillées niçoises en Méditerranée.

	C’est las bas au milieu des fleurs et des chants d’oiseaux qu’il s’est retiré, en prenant soin de garder quelques amitiés qu’il voyait de temps en temps.

	Affaibli, dénué de force, ne pouvant plus s’adonner à son sport préféré le tennis, il a néanmoins pu écrire quelques livres, comme « l’Abécédaire amoureux de la chanson » paru en 2012 chez Archipel. En 2011, il publie aussi un autre ouvrage intime et magnifique dans lequel il relate ses souvenirs d’enfance à Alexandrie en Egypte, dans une grande librairie que tenait son père, mais aussi à Paris et au Brésil qu’il a souvent visité.

	Homme de beauté et d’élégance, humble et riche de cœur, il a réussi le pari de se faire aimer par Edith Piaf, de taper dans l’œil de de Jeanne Moreau et d’accompagner Barbara dans son périple musical. Une performance difficile à égaler.

	C’est dans le midi, sur les hauteurs clémentes de Nice que l’homme à la barbe fournie et aux cheveux offerts aux vents, qu’il a choisi de partir. Sur la pointe des orteilles.

	Avec la mort de Moustaki, c’est un autre grand pan de la chanson française qui a pris le chemin de l’au delà. Dors bien l’artiste et adieu le « Météque ».

	  ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/culture/disparition-de-georges-moustaki-a-79-ans-dors-bien-l-artiste-adieu-le-meteque-25-05-2013-215021_113.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Bouira : Le RCD plaide pourune  constitution pérenne</title>
           <author>Ali Cherarak </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/une/bouira-le-rcd-plaide-pourune-constitution-perenne-25-05-2013-215015_108.php</guid>
           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>A la une</category>
           <pubDate>Sat, 25 May 2013 15:03:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 25 May 2013 15:04:13 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a tenu ce samedi 25 Mai à la maison de jeunes Mohamed Issiakhem de Bouira la convention régionale sur la constitution à laquelle ont pris partie également les militants et sympathisants du parti de la wilaya de M’sila. 
	L’initiative prise par le parti de Mohcine Belabès d’organiser ces rencontre avec la base militante pour discuter des propositions que le RCD va présenter, se veut une manière de « libérer la parole des slogans et des carcans qui ont muselé et stérilisé l’Algérie, associer le plus grand nombre dans le seul débat qui s’imposait et qui n’a jamais eu lieu est l’objectif premier de cette initiative.»

	Selon Lila Hadj Arab, secrétaire nationale chargée de la condition féminine au RCD, qui a présenté une communication sous le thème «  la séparation des pouvoirs dans la constitution », le projet de révision de la constitution algérienne est « entaché d’opacité ». « Personne ne sait quand ils ont commencé ce projet de révision de la constitution, ni où ni qui est chargé de le faire. Tout se passe dans un cabinet noir. Et On ne sait pas encore quels sont les points qui vont êtres touchés », s’interroge-t-elle.

	C’est la raison pour laquelle, assure Mme Hadj Arab, que le RCD refuse de s’inscrire dans la manœuvre actuelle du pouvoir. Quant aux propositions du RCD portent sur plusieurs points. « Le parlement doit évaluer les politiques publiques. On préconise la mise en place d’un système de contrôle et d’évaluation, l’audit au niveau de tous les ministères », souligne l’intervenante.

	  En ce qui concerne le conseil de la nation, le RCD propose que sa composante doive être revue à la baisse. « Qu’est-ce qu’ils ont fait jusqu’ici, les sénateurs ? Rien », se demande Lila Hadj Arab. Outre l’indépendance de la justice, le parti de M. Belabès estime que le mandat présidentiel soit fixé à deux mandats de cinq chacun, ainsi que de réduire les missions du Président et instituer sa responsabilité pénale.

	 De son côté, M. Bengueouche, secrétaire national chargé aux relations avec les institutions, a parlé lors de son intervention sur les principes généraux de la constitution, sur la nécessité de consacrer l’inviolabilité de la liberté dans la nouvelle constitution. Sur la question de la laïcité, M. Bengueouche estime que « l’Etat n’a pas de religion. L’Etat ce sont des institutions ».  

	Ainsi, le RCD plaide pour un « Etat unitaire régionalisé » qui aura une quinzaine de parlements régionaux. L’identité nationale prend aussi une place dans les propositions du RCD qui demande à ce qu’il ait « une redéfinition de l’algérianité intégrant l’ensemble de ses composantes qui constitue une garantie pour la cohésion et l’unité de la nation, conséquence d’un adhésion libre à une entité nationale harmonieuse, tolérante et accomplie.» ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/une/bouira-le-rcd-plaide-pourune-constitution-perenne-25-05-2013-215015_108.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Festival Mawazine 2013:Rihanna, c’était « show »</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/une/festival-mawazine-2013-rihanna-c-etait-show-25-05-2013-215008_108.php</guid>
           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>A la une</category>
           <pubDate>Sat, 25 May 2013 12:26:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 25 May 2013 12:26:57 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Une étoile, non un diamant a brillé et scintillé vendredi soir au firmament, sur la scène Souissi OLM de Rabat, au Maroc. Et elle a embrasé des dizaines de milliers de spectateurs. Cette « pyromane », n’est autre que la célèbre reine  du R’n’B, pop et dancehall, Rihanna qui a retenu la nuit. 
	Rabat (Maroc)

	De notre envoyé spécial

	L’ambassadrice des Barbades, Rihanna, 25 ans et toutes ses dents de jeune louve du R’n’B, pop, reggae et autre dancehall, récipiendaire de nombreux Grammy Awwards, vendeuse exponentielle d’albums par millions (et téléchargements),   élue parmi les 100  plus influentes personnalités de 2012 par le magazine Time, a drainé une innombrable foule juvénile. Bien que Rihanna soit montée sur scène avec une heure de retard. Mais qu’on aime, on ne compte pas. Rihanna se rattrapera de par un inaugural concert très « show » du Festival Mawazine : musiques du monde! Et le public n’a pas été déçu voyage, enfin le « trip » : Barbades-Etats-Unis-Maroc. Une escale entrant dans le cadre de sa tournée mondiale  Diamonds World Tour. Rihanna a communié et vibré avec son bon public en lui  présentant une performance scénique, chorégraphique, pyrotechnique, gothique, futuriste  où évoluent  une big band. Six danseuses, deux choristes, deux claviéristes, un guitariste et un batteur. Avec des figures de styles chorégraphiques tantôt en rang serré tantôt en rond d’oignon sortant d’un écran géant conique coulissant de bas en haut. Une trouvaille du Diamonds World Tour. Une  bande originale tournant autour d’une voix royale, une présence, une énergie, une aura,  une sensualité et puis, cette grâce, Rihanna ! C’est une bête de scène, une entertainer, quoi !

	Scintillante performance

	Lors de ce concert, la meilleure ouverture du festival depuis 12 ans, Rihanna a appliqué à la lettre sa discographie. Elle n’a pas laissé le public (Hypnotized) s’interroger : Who’s That Chick ? Ou What’s My Name. Ses fans semblaient lui répondre : The One. Alors, Rihanna  le leur rend bien : Loud (fort) et sans ambages : Please, Don’t Stop The music. « Vous m’avez manqué ( Where Have You Been), cela fait un peu longtemps que l’on ne s’est pas vu (4 ans). Je vous remercie pour votre amour et encouragements. Je suis ravie, je viens d’un coin si loin et petit, les Barbades, et je me produis au Maroc. Cela m’a bluffé !.. » accueillera-telle la foule « sentimentale » et compacte. Aussi, Rihanna, la chevelure blonde lâchée avec une partie rasée aux racines noires (roots, quoi !), body et fuseau noir, longiligne et grâcieuse  déclinera une playlist de circonstance. Ainsi, elle mettra sens dessus dessous le public avec Rehab, Unfaithful, Throw Your Hands Up, The One, Where Have You Been, What’s my Name…Et ce, en se déhanchant, sautillant (Jump), se payant un bain de foule…en délire, en descendant dans l’espace payant  Black( tout près de la scène), s’hydratant( elle a mouillé pas le burnous mais le maillot) ou encore taquinant l’assistance : « je ne vous entend pas, plus fort ! Est-ce que vous passez du bon temps ? ». Rihanna fera fort avec My Umbrella,  Rude Boy, Man Down où elle interprètera une « rude girl » ( fille voyou) tout juste sortie de Trenchtown ( Kingston, Jamaïque) patrie du raggae avec des fulgurances dancehall, calypso ou encore steady, Rock Star où elle est en pâmoison avec son guitariste plus tôt pop-heavy metal, Please Don’t Stop The Music et Stay, son hit du moment. C’est que Rihanna n’a pas du tout été dépaysée. Tous ses succès étaient chantés  en chœur pour ne pas dire par cœur. Ses chansons ne lui appartenaient plus. Et comme elle le dit si bien The Last Song ( la dernière chanson), ce fut Diamonds. «  Vous ne pouvez pas rentrer à la maison sans cette chanson. ! ». en guise d’au revoir en saluant tout bas avec déférence son public en or et applaudira son groupe ( Take A Bow). ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/25/rihanna5_1581112.jpg" length="245894" type="image/jpeg" title="" provider="" creator="">
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/une/festival-mawazine-2013-rihanna-c-etait-show-25-05-2013-215008_108.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Aït Ahmed appelle à préserver le FFS</title>
           <author>Nadjia Bouaricha </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/actualite/ait-ahmed-appelle-a-preserver-le-ffs-25-05-2013-214993_109.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Actualité</category>
           <pubDate>Sat, 25 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 25 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	C’est à travers un message émouvant et surtout exprimant la quintessence d’une vie de lutte et de combat pour les libertés que le leader historique, Hocine Aït Ahmed, a choisi de participer au 5e congrès du Front des forces socialistes (FFS).
	  
	Dans ce message confirmant son départ de la direction du parti qu’il a créé avec d’autres braves, il y a 50 années, pour que l’indépendance de l’Algérie ne soit pas confisquée, Aït Ahmed, sur une note de regret ou avec un goût d’inachevé, constate que les Algériens en sont encore au même stade de revendiquer leurs droits les plus élémentaires.

	Quand, avec des compagnons de la lutte contre le colonialisme et pour l’indépendance nationale, nous avons fondé le Front des forces socialistes pour que cette indépendance algérienne s’accomplisse dans la démocratie, le respect des libertés, de la justice sociale, du pluralisme politique et culturel fondateurs du Mouvement de libération nationale, je n’imaginais pas que cinquante ans plus tard, nous en serions encore à nous battre pour défendre notre simple droit à exister.»
	«Nous, militants du FFS et plus généralement nous Algériens», dit-il dans cette lettre, qui dépasse le simple cadre du congrès, mais s’adresse à tous les Algériens.

	La vision d’un militant qui, en 70 ans de lutte, n’a eu de cesse d’être le porte-flambeau du combat pour la liberté, toutes les libertés, est offerte à ceux qui veulent bien s’en inspirer. «L’histoire, nous ne pouvons pas, nous n’avons pas le droit de l’oublier, nous Algériens, l’histoire est toujours l’histoire des peuples qui la font», indique Aït Ahmed dans son message, apporté aux congressistes par son fils Jugurtha qui a eu droit, à sa place, à tous les flashs des photographes et aux accolades des congressistes, jeudi dernier, sous le chapiteau de l’hôtel Mazafran.

	Le leader Hocine Aït Ahmed, dont nul ne peut nier l’engagement sincère, la probité et le patriotisme, passe aujourd’hui le flambeau. «Des moments semblables sont déterminants pour chaque être humain, chaque femme, chaque homme est invité à se dépasser lui-même en s’accordant avec son prochain. Certains répondent à l’invitation de l’histoire et se hissent au-dessus de leurs calculs étriqués pour être à la hauteur du moment, d’autres cèdent à la facilité, aux manipulations, aux illusions de l’instant… Mais pour tous, il y a un avant, un pendant et un après», dit-il en émettant juste après une note d’espoir. «Les moments de passage sont parmi les plus difficiles à traverser, mais ils sont aussi parmi les plus passionnants à vivre. Car en des moments semblables, les plus petits des gestes humains, les plus humbles des femmes et des hommes peuvent faire et font la différence dans le résultat. C’est là le véritable ressort de l’histoire des peuples face à l’histoire des pouvoirs», assène le leader, qui a le mérite de n’avoir jamais cédé à l’histoire des pouvoirs et a choisi de construire avec le peuple son histoire.
	Le militant de la cause nationale et fondateur du FFS estime que ce n’est pas un hasard que les 50 ans de lutte du parti pour la démocratie «collent au plus près des 50 ans de l’indépendance nationale».

	
	«Un désordre mondial pour asservir et dépouiller les peuples»

	
	Il rappelle que le FFS «est né dans le giron du Mouvement de libération nationale, ses racines politiques et éthiques plongent dans un anticolonialisme de conviction et non de circonstance. Pour le FFS, patriotisme et démocratie sont inséparables». Et de s’indigner de l’ironie de l’histoire : «D’abord, on nous colonise et on nous soumet (tous unis dans l’indignité) à un statut infâme d’infrahumain sous le code de l’indigénat. Ensuite, une fois que nous avons payé un prix terrible pour notre libération, on nous impose la dictature (tous unis dans la soumission) et on nous dit que la démocratie est un luxe, puis quand les peuples paient à nouveau un prix terrible pour la liberté, la justice et l’Etat de droit, on nous dit que tout ça c’est fini et nous devons devenir des tribus et des hordes en guerre perpétuelle les uns contre les autres.» Analysant la situation qui prévaut dans le monde aujourd’hui, Aït Ahmed avertit : «L’ordre brutal du monde, du capitalisme colonial hier et de la globalisation néolibérale aujourd’hui nous dit une seule et même chose : vous avez le droit d’être des peuples unis dans la soumission au colonialisme ou la dictature, mais la démocratie et la liberté vous ne pouvez les vivre que comme des petites coteries, des clans, des ethnies, des sectes et que sais-je encore !» Le grand militant estime qu’une telle «fumisterie néocoloniale convient parfaitement à certains, qu’ils l’habillent d’extrémistes religieux, du despotisme des castes mercantilistes appuyées sur des dictatures militaires ou qu’il s’agisse des régionalismes racistes et belliqueux incapables de construire une route ou des tracés de pâturage entre deux communes sans provoquer une guerre.»

	Aït Ahmed réaffirme ainsi son rejet des Etats intégriste et policier et des visées séparatistes qui, pour lui, s’abreuvent tous à la source des colonisations d’hier et d’aujourd’hui. «L’actuel désordre mondial joue sans scrupule de tous ces éléments pour asservir et dépouiller les peuples. Ceux qui nous disent que nous pouvons nous dispenser de regarder ce qui se passe dans le monde et en tirer des leçons n’ont rien compris à l’histoire de l’Algérie. Ce n’est pas en nous regardant dans les yeux que nous avons trouvé les moyens de vaincre le colonialisme ! C’est en s’informant sur le reste du monde, en analysant et en comparant les différentes situations que le peuple algérien a fait preuve de génie, de courage et d’endurance sur le chemin de la libération nationale.»

	Aït Ahmed rappelle que le FFS lutte pour la démocratie, des institutions légitimes et un Etat de droit qui en assure le respect et la pérennité. «Ceci est le socle sur lequel le reste pourra être construit. Nous devons être unis pour cela pour pouvoir diverger démocratiquement sur le reste», dit-il aux congressistes. «Ce congrès est important à mes yeux, comme tous les autres congrès du parti, mais à celui-ci, je me retire de la présidence du parti, j’aurais voulu, j’aurais pu ou dû, ou pas su, le faire plutôt, j’en ai souvent discuté avec des camarades et des amis, mais voilà l’histoire se fait pendant que nous apportons notre modeste contribution à son déroulement.» dit-il au bout de ses «cinq décennies passionnantes au sein et à la tête du FFS» et d’inviter le FFS à demeurer «un foyer militant actif et vigilant pour la construction de l’alternative démocratique dans le prolongement de l’appel du 1er Novembre et de la Plateforme de la Soummam, dans le respect de toutes les luttes sociales». ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/25/ffs-bon_1580840.jpg" length="356475" type="image/jpeg" title="" provider="Photo : H. Lyes" creator="">
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/actualite/ait-ahmed-appelle-a-preserver-le-ffs-25-05-2013-214993_109.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Des acteurs de  la guerre de Libération parlent aux plus jeunes à travers les photos…</title>
           <author>Hamida Mechaï</author>
           <guid>http://www.elwatan.com/actualite/des-acteurs-de-la-guerre-de-liberation-parlent-aux-plus-jeunes-a-travers-les-photos-25-05-2013-215005_109.php</guid>
           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Actualité</category>
           <pubDate>Sat, 25 May 2013 11:19:58 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 25 May 2013 11:19:58 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Ils étaient très nombreux, jeudi, à à l’ouverture de l’exposition photos sur la guerre de libération. au  Musée national d’art moderne et contemporain d’Alger(MAMA).  L’intérêt de l’exposition (des dizaines de photos prises durant la guerre) réside pour certains, les jeunes en l’occurrence,  dans le fait que cela permet de comprendre la guerre de Libération autrement, que par des textes sans âmes, comme ceux des livres scolaires. 
	 

	« Les photos c’est vraiment vivant, elles nous  parlent  contrairement aux livres scolaires où  on dirait que l’Histoire y est  figée, elle est sans âme » nous explique F.M ,26 ans, diplômée en électrotechnique  qui vient accompagnée de sa sœur 17 ans et de sa cousine 18 ans, toutes les deux lycéennes originaires  de Baraki, ville située en banlieue est d’Alger.  Les deux lycéennes  s’accordent avec F.M pour nous dire à leur tour que les photos leur parlent et insistent aussi pour dire que la version scolaire de l’Histoire de la guerre de Libération est « ennuyeuse ». « Surtout en quatrième année moyenne où le programme qui lui est consacré est répétitif » précise la plus jeune d’entre elles.

	 

	De son coté C.H, la trentaine, originaire de Tizi Ouzou explique que son intérêt pour l’exposition est né après avoir vu à la télévision, l’un des photographes de l’exposition aujourd’hui octogénaire témoigner de son combat pendant la guerre de Libération. Notre interlocutrice nous dit que sa venue à l’exposition est aussi motivée par le fait que dans « notre Histoire de Libération nationale, les points noirs et les tabous pèsent lourds et c’est pour cela je ne peux pas rater une telle exposition qui  peut être me montrera autre chose !», insiste-t-elle.

	 

	La discussion avec la trentenaire a été une occasion pour elle d’exprimer toute sa soif de connaitre les zones d’ombre de la guerre de Libération nationale et bien avant. En tous cas notre interlocutrice n’a pas cessé  de nous répéter « toute l’inutilité des mystères jalousement  entretenus par les acteurs de la guerre de Libération ».

	 

	« Je me demande pourquoi on continue aujourd’hui à voiler notre Histoire  avec des zones d’ombres qui n’aident personne ? » se demande-t-elle.  « C’est mon père aujourd’hui mort qui s’est mobilisé pour l’Algérie en France qui me racontait toutes ces zones d’ombres que je voudrais tellement connaitre ».

	 

	Par ailleurs, en appréciant les photos de près, certains visiteurs ne cachaient leur fierté, en avouant que « le prix de la liberté a été cher. Je suis vraiment fier de ces hommes et de ces femmes qui aujourd’hui nous permettent de vivre dignement », nous dit un jeune de 22 ans  qui a fait le déplacement de Boumerdès.

	 

	Les larmes aux yeux, une septuagénaire venue d’Oran accompagnée de sa fille et de ses petites filles a exprimé son désir de retrouver les photos de son frère et sa sœur morts en martyrs pendant la guerre de Libération national. « Mon frère et ma sœur sont morts  pendant la guerre de Libération nationale et aujourd’hui on ne connait pas encore le sort  réservé à leurs corps ».

	 

	Le prix de 200 da, le nouveau tarif d’accès au musée ne semble gêner les visiteurs, suaf peut être quelques uns qui trouvent exagérer le fait d’avoir multiplié le prix par 10 (l’ancien tarif d’accès au musée était de 20 da.

	 

	Cris de joie d’un homme au milieu de la foule en plein cœur de Sahat Echouhada ,c’était durant la manifestation de 11 décembre 1961 ,une photographie installée au premier étage de l’exposition, un algérien un 17 Octobre 1961 à Paris capturé par les policiers français, menotté et froidement exécuté  dans un film  photo  exposé au dernier étage…

	 

	Des photos saisissantes qui montrent toute l’utilité de comprendre la guerre de Libération sous   l’objectif d’un photographe  qui a immortalisé des moments intenses, atroces, joyeux…  Des moments qui aujourd’hui encore nous parlent et nous livrent des secrets. Mais ce qu’on remarque dans l’exposition c’est que certaines photos ne sont pas datées et le lieu n’est pas indiqué, du coup on reste sur notre soif!

	 

	L’exposition se poursuivra jusqu’au 30 août prochain. Ca se passe à 25 rue Larbi Ben M’hidi.

	 

	Liens à ajouter à l’article dans le back office  ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/actualite/des-acteurs-de-la-guerre-de-liberation-parlent-aux-plus-jeunes-a-travers-les-photos-25-05-2013-215005_109.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>«Bouteflika aurait dû renoncer au pouvoir dès 2005»</title>
           <author>Hacen Ouali </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/actualite/bouteflika-aurait-du-renoncer-au-pouvoir-des-2005-25-05-2013-214991_109.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Actualité</category>
           <pubDate>Sat, 25 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 25 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Professeur en sciences politiques à l’université d’Alger, Mohamed Hennad estime que le pouvoir n’a théoriquement «rien laissé au hasard» en vue de la succession de Bouteflika. Il n’exclut pas cependant que «les vents peuvent ne pas souffler dans la direction souhaitée» et qu’il pourrait y avoir «une dynamique capable de chambouler l’ordre des choses».
	
	  
	- L’hospitalisation du chef de l’Etat, qui est à sa quatrième semaine, fait planer sur le pays un climat d’incertitude politique. En tant que politologue, quelle analyse faites-vous de la situation qui y règne ?
	 

	Il faut se rendre compte qu’en fait, ce sentiment d’incertitude plane depuis l’hospitalisation du Président en 2005. Il n’a cessé de croître à cause des apparitions de M. Bouteflika, lesquelles sont devenues de plus en plus rares et brèves ; ce qui a prêté le flanc à toutes sortes de rumeurs. Ce sentiment d’incertitude est né d’une opacité savamment entretenue, sachant que celle-ci est de nature à porter un coup dur au moral de la nation et lui faire craindre le pire.

	Décidément, l’évolution de la maladie du Président tourne au feuilleton dont les épisodes se suivent et se ressemblent ! Or, on aurait dû traiter cette affaire le plus simplement du monde étant donné que M. Bouteflika, comme tout le monde, peut à tout moment tomber malade et même mourir. Seul Dieu est éternel ! Malgré les déclarations qui se veulent rassurantes, on sent une atmosphère de fin de règne et une certaine panique dans l’air. Mais où sont nos députés et sénateurs ? L’on finira, peut-être, par se rendre à l’évidence qu’ils ne nous auront été d’aucune utilité dans cette affaire.  

	 

	- Des acteurs politiques invoquent la nécessité d’appliquer l’article 88 de la Constitution pour engager une procédure d’empêchement. Selon vous, sommes-nous déjà dans une situation de vacance de pouvoir ?
	 

	Il faut souligner que cette initiative a été envisagée avant même la dernière hospitalisation du Président et je pense que ceux qui l’avaient envisagée ne l’avaient pas forcément fait pour des raisons politiciennes, mais plutôt sur la base de considérations concrètes. Ils avaient certainement des doutes quant à la capacité réelle du Président de continuer à gouverner et craignaient, de ce fait, de voir passer les leviers de commande dans les mains de clans occultes. Lors de ses dernières apparitions, on pouvait remarquer que l’état de santé de M. Bouteflika ne cessait de se dégrader. Officiellement, tout se faisait au nom du président Bouteflika, mais on ne pouvait pas s’empêcher de penser que, peut-être, rien n’était de son fait finalement. Il faut savoir que ceci est très grave pour la conduite des affaires d’un pays, notamment un pays comme le nôtre où le pouvoir est hyper-personnalisé et où l’on est encore très loin d’être rompu à l’art du gouvernement et respectueux de l’éthique que celui-ci implique.

	 

	- La communication officielle autour de la maladie du Président est jugée «désastreuse». Que révèle-t-elle ?
	 

	Cette communication n’est pas simplement «désastreuse». En fait, elle est une non- communication et, au pire, une désinformation qui pourrait être traduite pour un manque de respect pour le malade lui-même d’abord. Les déclarations rassurantes relatives à l’état de santé du Président se suivent et se ressemblent, mais sans convaincre le plus crédule parmi nous.

	Dire que le Président se porte bien, qu’il est en convalescence et que «sa maladie sera bientôt un mauvais souvenir» ne saurait être considéré comme une information mais plutôt comme une consolation. L’évolution de l’état de santé du Président devrait être constatée de visu par la population à travers des apparitions à la télévision. «Le peuple veut voir le Président !»

	Notre Premier ministre n’a pas trouvé mieux pour rassurer ses hôtes laghouatis que de leur dire que «le Président suit de très près les affaires du pays !» et que «le mardoud de Laghouat lui manque beaucoup». Plus que cela, il vient de déclarer, à propos de la diffusion de «fausses informations» concernant la santé du Président, que «c’est en fait l’Algérie qui est visée dans ses fondements républicains, son développement et sa sécurité». Mais qu’est-ce qu’il raconte, notre Premier ministre ?

	Ce genre de propos ne peut venir que de quelqu’un qui aime se moquer des gens ou de quelqu’un qui est tellement pris de panique qu’il ne se rend même pas compte de ce qu’il dit. Que ceux qui nous gouvernent permettent une information sérieuse et le tour sera joué contre toute velléité de nuire à l’Algérie et contre toute surenchère informationnelle qui se nourrit forcément de black-out. Enfin, je vois aussi un côté superstitieux dans cette attitude cachottière puisqu’elle semble indiquer qu’il faut craindre le pire dans tout dire vrai.

	 

	- Etes-vous d’avis que les tractations pour la succession sont désormais engagées ?
	 

	Evidemment ! Je dirais même que ces tractations ont commencé il y a longtemps. Je pense qu’un «plan B» a été prévu dès la première hospitalisation du Président, en 2005. Vous savez, dans pareille situation, on essaie de ne rien laisser au hasard tant l’enjeu est vital pour ceux que la succession concerne directement. Cependant, les vents peuvent ne pas souffler dans la direction souhaitée. Qui sait, il pourrait y avoir une dynamique capable de chambouler l’ordre des choses, de fond en comble !

	 

	- Beaucoup de voix réclament une période de transition pour engager un processus démocratique. Au regard du climat politique interne et du contexte régional, les décideurs seraient-ils contraints de se soumettre à cette exigence ?
	 

	D’abord, il vaudrait mieux pour ces voix de s’entendre entre elles sur l’essentiel avant d’exiger quoi que ce soit de qui que ce soit. Ensuite, nous n’avons pas besoin d’être convaincus que les décideurs ne sauraient se soumettre à l’exigence du changement sans y être contraints. Ils ont eu l’occasion de le prouver à maintes reprises.

	Force est de constater que, pour le moment, l’Algérie ne connaît pas des revendications politiques comparables, par leur intensité, à celles que continuent de connaître les pays de la région. Cependant, l’on peut aisément envisager que, vu leur ampleur, les revendications socio-économiques brandies partout en Algérie ne manqueront pas de se transformer en des revendications politiques dès qu’on s’apercevra qu’on est en train de perdre du temps pour rien parce qu’on a, finalement, à faire à un mode de gouvernement peu soucieux de la chose publique et qui se suffit de réagir sous la pression au lieu d’anticiper les problèmes.  

	Ceci étant et vu l’évolution de son état de santé depuis son hospitalisation en 2005, le président Bouteflika aurait dû renoncer pour permettre une transition bénie par lui-même et avec plus de chances de réussite. Ainsi, il aurait également évité de laisser le souvenir de quelqu’un qui n’aura pas su être digne devant l’inéluctable. Pouvait-il prendre une telle décision en toute liberté ? Peut-être que non !

	 

	- Le chef de l’Etat était hospitalisé dans un hôpital militaire français et, depuis quelques jours, a été transféré aux Invalides. Quel commentaire cela vous inspire ?
	 

	En effet, on vient d’apprendre que le Président devait être «transféré aux Invalides pour suivre sa convalescence». Ce transfert m’inspire trois remarques. D’abord, la convalescence dont on parle est censée avoir commencé il y a trois semaines déjà et aurait dû avoir lieu dans le pays, pas à l’étranger, à moins qu’il ne s’agisse, en fait, d’une poursuite de la thérapie. Ensuite, l’hôtel des Invalides – comme son nom l’indique – connote l’invalidité (autre chose que la convalescence) puisqu’il s’agit d’un endroit dont une partie est destinée aux invalides des armées (françaises, évidemment). Enfin, le lieu – un vieux monument du XVIIe siècle – a une forte charge symbolique dans l’histoire nationale de la France. En accueillant M. Bouteflika dans ce lieu, le fait-on parce qu’on considère l’intéressé comme l’un des siens ? Ce genre de question mérite d’être posé car il pourrait bien s’agir d’un fait qui trahit une manière de maintenir des rapports subliminaux ? Pour conclure, je dirais que le pays a besoin d’initier une saine compétition entre ses différentes forces politiques. C’est ainsi que surgira une nouvelle génération politique qui regardera devant, contrairement à la génération actuelle qui a trop souvent regardé dans le rétroviseur. Encore une fois, l’Algérie est à la croisée des chemins. God save Algeria ! ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/25/hennad_1580836.jpg" length="165604" type="image/jpeg" title="" provider="Photo : El Watan" creator="">
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/actualite/bouteflika-aurait-du-renoncer-au-pouvoir-des-2005-25-05-2013-214991_109.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Développement des partenariats industriels entre la France et l’Algérie</title>
           <author>Nadjia Bouzeghrane </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/developpement-des-partenariats-industriels-entre-la-france-et-l-algerie-25-05-2013-214989_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Sat, 25 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 25 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	La France confirme sa place de premier partenaire avec 6,4 milliards d’euros d’exportations vers l’Algérie. Pour les entreprises françaises, l’Algérie est la troisième destination mondiale hors OCDE, la première pour l’ensemble du continent africain.
	  
	La ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, sera à Alger et Oran les 28 et 29 mai 2013 dans le but de développer les partenariats industriels entre la France et l’Algérie, deux pays qui entretiennent des relations d’exception. L’année 2012 a d’ailleurs permis de dépasser un nouveau record – 10,3 milliards d’euros – au niveau de nos échanges commerciaux. La France confirme ainsi sa place de premier partenaire, avec 6,4 milliards d’euros d’exportations vers l’Algérie. Pour les entreprises françaises, l’Algérie est la troisième destination mondiale hors OCDE, la première pour l’ensemble du continent africain. Ces bons chiffres ne doivent cependant pas faire oublier qu’entre 2005 et 2011, le nombre de PME françaises travaillant en Algérie a chuté de 40%.

	Afin de renforcer cette présence, Nicole Bricq a demandé à UbiFrance d’organiser – en lien avec plusieurs régions (Nord-Pas-de-Calais et Provence-Alpes Côte d’Azur) et le ministère algérien de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement – le  premier forum de partenariat franco-algérien. Celui-ci a pour objectif de traduire concrètement la déclaration sur les partenariats industriels productifs signée entre les deux gouvernements lors de la visite d’Etat du président  français, en décembre 2012. Dans cette perspective, seront réunies, les 28 et 29 mai à Alger, près de 200 PME françaises et algériennes afin de développer conjointement des projets industriels et commerciaux bénéficiant à la création d’emplois dans nos deux pays. Les secteurs visés répondent aux demandes algériennes, notamment dans les domaines de l’automobile et du BTP, ainsi que des priorités d’actions du ministère du Commerce extérieur, autour des familles de produits et services du «mieux se nourrir» et du «mieux se soigner». Nicole Bricq sera accompagnée lors de ce déplacement par Marie-Anne Cantin, récemment nommée par la ministre fédératrice de l’offre française à l’international en matière de produits et d’équipements agroalimentaires et agricoles.

	En marge de ce forum, Nicole Bricq rencontrera plusieurs responsables gouvernementaux algériens et lancera les travaux du premier comité mixte économique franco-algérien. Cette instance, qui répond également à un engagement pris par les chefs d’Etat français et algérien dans la Déclaration d’Alger signée en décembre dernier permettra, une fois par an, d’assurer un suivi partagé de la relation économique et commerciale entre les deux pays,  d’identifier les projets à venir, d’encourager de nouveaux partenariats et de prévenir d’éventuelles difficultés. La ministre visitera également le pavillon français à la Foire internationale d’Alger et se rendra enfin à Oran, visiter le pavillon français du salon Pollutec dédié aux technologies de la gestion de l’eau et de l’environnement et qui rassemble plus de 300 exposants.
	  ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/25/nicole-bricq-scalewidth-630_1580835.jpg" length="108820" type="image/jpeg" title="" provider="" creator="">
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/developpement-des-partenariats-industriels-entre-la-france-et-l-algerie-25-05-2013-214989_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Magique Zakes Mda !</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/hebdo/arts-et-lettres/magique-zakes-mda-25-05-2013-214979_159.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Arts et lettres</category>
           <pubDate>Sat, 25 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 25 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Lorsqu’on évoque la littérature sud-africaine, les auteurs les plus cités sont Nadine Gordimer, André Brink, J. M. Coetzee ou encore Dennis Brutus, Alex La Guma ou Peter Abrahams. 
	Cependant, une nouvelle génération d’écrivains s’affirme. Parmi eux, Zakes Mda apparaît de façon évidente comme l’un des plus doués. En effet, ce romancier sud-africain a su tracer son chemin en étant un artiste complet puisque, au-delà de la littérature, il est aussi peintre et compositeur de musique.
	A ce jour, ses publications sont nombreuses puisqu’une vingtaine d’ouvrages, dont une dizaine de romans, ont été publiés et traduits dans une vingtaine de langues dont le catalan, le coréen, l’allemand, le turc, l’italien et le français. Zakes Mda est aussi un grand dramaturge, puisqu’il a écrit et monté de nombreuses pièces de théâtre au célèbre Market Theater de Johannesburg que j’ai visité et qui est un lieu magique de renouvellement culturel. Zakes Mda est devenu aujourd’hui membre honoraire de ce prestigieux établissement. Il a aussi publié des recueils de poésie et quelques essais sur la théorie et la pratique du théâtre pour le développement social et politique.

	Toute cette effervescence culturelle est récompensée par de nombreux prix littéraires, en Afrique du Sud, aux Etats-Unis et en Italie. Il a reçu, en particulier, le «Amstel Playwrights», un prix décerné aux écrivains des pays du Commonwealth, le prix du «Sunday Times», le prix «Zora Neale». Aux Etats-Unis le prix tant convoité «Richard Wright» lui a été décerné. Un de ses récents romans, Cion, dont l’histoire se déroule dans le sud-est de l’Ohio, a été nommé pour le prix Naacp. Par ailleurs, son autobiographie, Sometimes there is a void : memoirs of an outsider, a été décrétée ouvrage de l’année 2012 par le New York Times !

	Ce romancier post-apartheid vit entre l’Afrique du Sud et les Etats-Unis où il enseigne la «creative writing» (écriture créative) à l’université de l’Ohio. Un de ses romans, Rachel’s Blues, se déroule justement dans l’Ohio profond, avec une histoire particulière qui raconte le combat d’un violeur qui se bat pour ses droits de paternité sur l’enfant de ce viol. Au plan social, Mda occupe le poste de directeur à la Southern African Multimedia Aids à Sophiatown. Les deux romans qui l’ont placé en tête des auteurs de la période post-apartheid sont : Le pleureur et Au pays de l’ocre rouge. Le premier plonge le lecteur dans le monde dramatique d’un pleureur professionnel nommé Toloki. Avec cette activité qui lui permet de gagner sa vie, il traverse tout le pays, des villages les plus reculés aux bidonvilles insalubres, les townships, où la violence policière est discriminatoire.

	Toloki, personnage truculent, décrit cette période difficile du racisme d’Etat. Il rencontrera la belle et tragique prostituée, Noria, avec laquelle il pansera les traumas de l’apartheid. L’écriture de Zakes Mda relève du réalisme magique, brossant le portrait d'êtres en quête de calme et de tranquillité dans des townships mis à feu et à sang par des affrontements incessants entre bandes rivales. Toloki et Noria ressemblent à de nombreux Sud-Africains persécutés par la répression policière et le romancier décrit comment l'apartheid engendre des cicatrices qui se referment difficilement. Les communautés blanches et noires s'opposent, des luttes intestines déciment les effectifs des mouvements de libération, une donnée que Zakes Mda révèle dans ce roman sans concession.
	L’autre roman, Au pays de l’ocre rouge, est une œuvre superbe, tant au niveau de l’écriture que de la thématique. C’est le troisième ouvrage de cet auteur qui l’a construit sur deux histoires enchevêtrées. La première raconte le mythe de Nongqawuse, une prophétesse Xhosa qui, en 1856, avait prédit que si les paysans tuaient leur bétail, les colons anglais partiraient. Deux clans se formèrent, les croyants et les non-croyants de cette prophétie à cause de laquelle 20 000 paysans moururent de faim.

	En parallèle, une histoire se déroule durant la période postapartheid qui sépare de nouveau cette même population Xhosa en deux clans : les partisans et les opposants à la construction d’un casino. Ainsi, le romancier effectue un va-et-vient entre la période coloniale et celle postcoloniale, le passé et le présent, et il joue sur la relation entre histoire et mythe. Dans la période post-apartheid, c’est la question du travail qui est posée, modernité contre tradition, travail contre immobilisme. Zakes Mda réussit ainsi à écrire un roman fort où émergent les histoires du personnage principal, Camagu, pris dans un dilemme entre les deux femmes qu’il aime et qui appartiennent aux deux camps opposés. Le romancier pose une question essentielle : faut-il s’en tenir à la tradition et aux mythes anciens si ces derniers n’apportent que malheur ? Toute décision doit être personnelle, selon le personnage Camagu.
	Zakes Mda vient de m’informer que son prochain roman, The Sculptors of Mapungubwe, sera publié en Afrique du Sud et en Inde (Calcutta), en juillet 2013 par Vivlia Publishers. Son œuvre apporte à la littérature sud-africaine noire une nouvelle dimension où l’Histoire et les mythes s’entremêlent, où une écriture subtile et imagée donne une dimension supplémentaire à l’excellente réputation d’une littérature sud-africaine si dense et si bouleversante.  ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/25/mda-jimshirey_1580827.jpg" length="115693" type="image/jpeg" title="" provider="" creator="">
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/hebdo/arts-et-lettres/magique-zakes-mda-25-05-2013-214979_159.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Plusieurs habitations endommagées</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/actualite/plusieurs-habitations-endommagees-25-05-2013-214960_109.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Actualité</category>
           <pubDate>Sat, 25 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 25 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Un séisme de magnitude 4,5 sur l’échelle de Richter s’est produit, jeudi à 21h, dans la localité de Mihoub (daïra de Mezghana). 
	La secousse a été ressentie à 18 kilomètres de Tablat et même dans l’Algérois. L’épicentre a été localisé aux environs des douars Tégrara, Oued Smid et Soibra. Le premier bilan communiqué par le responsable de la cellule de communication de la Protection civile de Médéa est rassurant : il n’y a pas eu de victime, mais des dégâts matériels sont toutefois signalés. Il s’agit de fissures aux murs et aux toits de 19 habitations traditionnelles, 8 autres endommagées fortement et une démolie partiellement.

	Six répliques ont été enregistrées d’une magnitude variant de 2 et 2,8 degrés sur la même échelle après la première secousse. La panique s’est emparée des habitants qui ont ressenti le tremblement de terre. Ils ont été obligés de fuir leurs domiciles pour se mettre à l’abri, en plein air, loin des constructions. Des cellules d’intervention au niveau des APC touchées par le séisme, regroupant tous les services concernés, ont été mobilisées pour répondre à d’éventuels appels à l’aide.

	Dix ans après le grand tremblement de terre de Boumerdès (21 mai), l’activité sismique semble revenir de plus belle en Algérie, même si le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (Craag) rassure en informant que ce genre d’activité sismique est tout à fait normal. Rien que durant ce mois de mai, quatre tremblements de terre ont été ressentis en Algérie. Trois jours à peine avant le séisme de Tablat, la ville de Béjaïa a été secouée par un séisme de magnitude 5,5 sur l’échelle de Richter. Le 4 mai, c’est la localité de Bousfer (Oran) qui a été l’épicentre d’une secousse de 3,2 degrés. Deux jours auparavant, les habitants de Mostaganem ont ressenti un séisme de magnitude 4,7.
	  ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/actualite/plusieurs-habitations-endommagees-25-05-2013-214960_109.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>L’Intersyndicale décide de reconduire la protestation</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/actualite/l-intersyndicale-decide-de-reconduire-la-protestation-25-05-2013-214996_109.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Actualité</category>
           <pubDate>Sat, 25 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 25 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	L’Intersyndicale des professionnels de la santé (ISPS) a décidé, hier, de reconduire son mouvement de protestation entamé il y a quatre semaines, annoncent ses animateurs dans un communiqué. 
	L’organisation, qui prévoit un nouveau «rassemblement national» mercredi 29 mai devant le ministère de la Santé, dénonce, dans le même document, ce qu’elle considère comme étant des «mesures répressives» que la tutelle aurait prises, notamment les «retenues sur salaire, les affectations arbitraires et le recours aux réquisitions et aux mises en demeure». Le communiqué souligne, par ailleurs, la «totale satisfaction» de l’Intersyndicale quant au «niveau d’adhésion au mouvement de grève» et affirme que les professionnels «ont assuré de manière unilatérale un service minimum élargi».

	L’Intersyndicale regroupe le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP), le Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP), le Syndicat national algérien des psychologues (Snapsy) et le Syndicat national du personnel de l’enseignement paramédical (SNPEPM). Ces syndicats revendiquent notamment l’application des amendements des statuts des différents corps, des corrections dans le régime indemnitaire, l’amélioration des conditions socioprofessionnelles, et veulent surtout bénéficier de la prime de contagion à l’instar du reste du personnel du secteur.  ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/actualite/l-intersyndicale-decide-de-reconduire-la-protestation-25-05-2013-214996_109.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Yacine Teguia élu secrétaire général du MDS</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/actualite/yacine-teguia-elu-secretaire-general-du-mds-25-05-2013-214995_109.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Actualité</category>
           <pubDate>Sat, 25 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 25 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le Mouvement démocratique et social (MDS) s’est débarrassé de ses vieux démons. En organisant le congrès, la direction qui assurait l’intérim aura donc mis fin au blocage du parti qui persistait depuis le décès de Hachemi Cherif (en août 2005). 
	En effet, depuis sa disparition, le MDS s’est enferré dans une crise organico-politique qui l’a fortement divisé. Mais tout cela n’est plus q’un mauvais souvenir. Les travaux du 3e congrès du MDS, qui a été l’occasion de recoller les morceaux, ont été clôturés, hier à Alger, au siège du parti. Une nouvelle direction a été élue. Un bureau et un conseil nationaux ont été désignés, de même qu’un coordinateur national.
	La commission de préparation du congrès a présenté le rapport moral, le projet de résolution politique, le projet de statut du MDS et enfin le programme «pour une Algérie démocratique et sociale». Ces textes ont été adoptés par les congressistes.

	Ces derniers ont été appelés à élire les nouveaux représentants des directions, à commencer par les membres du conseil national. Une fois connus, ils ont désigné la composante du bureau national. Les membres de cette instance ont élu Hamid Ferhi en tant que coordinateur national. Le bureau national a également élu un secrétariat national. Yacine Teguia a été désigné secrétaire général. Fethi Gherass est, de son côté, le porte-parole du MDS. En outre, une commission des conflits verra le jour. Le but étant de surpasser les différends. Une commission de contrôle des finances a également été installée.
	Notons que le MDS est un parti d’opposition qui rejette le système rentier et néolibéral ainsi que l’intégrisme islamiste. ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/actualite/yacine-teguia-elu-secretaire-general-du-mds-25-05-2013-214995_109.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Syrie: accord de Damas pour une conférence selon Moscou, l'opposition sceptique</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/une/syrie-accord-de-damas-pour-une-conference-selon-moscou-l-opposition-sceptique-22-05-2013-214922_108.php</guid>
           <copyright>afp</copyright>
           <category>A la une</category>
           <pubDate>Wed, 22 May 2013 03:00:05 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 24 May 2013 21:04:35 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[  La Russie, principal soutien du régime syrien, a affirmé vendredi avoir obtenu l'accord de principe de Damas pour une conférence de paix, l'opposition syrienne, réunie à Istanbul, se disant de son côté sceptique."Nous notons avec satisfaction que nous avons reçu de Damas un accord de principe du gouvernement syrien pour participer à une conférence internationale", a déclaré le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Alexandre Loukachevitch.Il s'agit de faire en sorte que "les Syriens eux-mêmes puissent parvenir au règlement de ce conflit destructeur pour le pays et pour la région", a ajouté M. Loukachevitch.Cet accord a été obtenu lors de la visite mercredi et jeudi à Moscou du vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Moqdad, a-t-il indiqué. M. Moqdad était venu à Moscou pour discuter de l'initiative russo-américaine de cette nouvelle conférence, lancée à l'occasion d'une visite du secrétaire d'Etat américain John Kerry à Moscou au début du mois. M. Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov doivent se revoir le 27 mai à Paris.La Russie est perçue comme le pays ayant le plus d'influence sur le régime syrien dont elle est l'allié et le fournisseur d'armes depuis l'époque soviétique.La Coalition nationale de l'opposition syrienne, réunie à Istanbul pour discuter de sa participation à la conférence, a de son côté affiché son scepticisme.Très évasif"Nous voulons entendre cette déclaration de la bouche du gouvernement (du président Bachar) al-Assad", a déclaré à l'AFP Louay Safi, le porte-parole de la Coalition, qui constitue le principal groupe de l'opposition syrienne, en réunion depuis jeudi à Istanbul."Tout cela est encore très vague et le gouvernement Assad a été très évasif quand il s'est agi de fournir des déclarations ou des informations sur les solutions politiques", a affirmé le porte-parole."Les Russes ont déjà dit que le gouvernement syrien avait une équipe pour négocier. (Mais) nous ne savons pas selon quels termes. Ont-ils les mandats pour négocier en toute bonne foi la transition ou pas?", s'est-il interrogé."Nous voulons savoir s'ils ont vraiment l'intention de négocier la transition vers un gouvernement démocratique qui inclurait le retrait de Bachar al-Assad", a-t-il poursuivi.L'opposition syrienne exige que toute solution politique implique le départ du président Assad et des membres de son régime les plus impliqués dans les violences, qui ont fait plus de 94.000 morts en deux ans.Cette position a eu le soutien des 11 pays "Amis de la Syrie", dont les Etats-Unis, qui dans une déclaration commune mercredi à Amman ont affirmé que "Bachar al-Assad, son régime et ses proches qui ont du sang sur les mains ne pourront tenir aucun rôle dans le futur en Syrie".Le porte-parole de la diplomatie russe avait vendredi matin d'ores et déjà exclu toute condition préalable à la conférence."On voit de nouveau apparaître la condition préalable du départ du président Bachar al-Assad, la question de la formation d'un 'gouvernement' sous égide de l'ONU", a déclaré M. Loukachevitch."Tout est fait pour vider de son sens l'idée de la conférence", a-t-il ajouté.M. Loukachevitch a jugé illusoire d'évoquer la date du 10 juin, avancée dans la presse occidentale, pour cette conférence qui fera suite à celle tenue à Genève en juin 2012."Il n'est pas sérieux de demander de fixer immédiatement une date pour la conférence sans savoir clairement qui, et avec quelles prérogatives, s'exprimera au nom de l'opposition", a déclaré M. Loukachevitch.Lors d'un récent entretien accordé à des médias argentins, M. Assad a martelé son refus de quitter le pouvoir avant la présidentielle de 2014.Les efforts en vue d'une conférence interviennent dans un contexte critique sur le terrain pour l'opposition, avec le lancement par l'armée syrienne, épaulée par le mouvement chiite libanais Hezbollah, d'une vaste offensive sur Qousseir, une ville stratégique de l'ouest et tenue par les insurgés.Le conflit a eu des incidences au Liban, où des combats entre partisans et opposants du régime syrien ont fait au moins 23 morts en cinq jours à Tripoli (nord), selon une source de sécurité libanaise vendredi. ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/24/photo-1369403378838-7-0_1580809.jpg" length="39516" type="image/jpeg" title="" provider="" creator="Bulent Kilic">La Russie, principal soutien du régime syrien, a affirmé vendredi avoir obtenu l'accord de principe de Damas pour une conférence de paix, l'opposition syrienne, réunie à Istanbul, se disant de son côté sceptique.</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/une/syrie-accord-de-damas-pour-une-conference-selon-moscou-l-opposition-sceptique-22-05-2013-214922_108.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Sud : torturés pour avoir manifesté</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/actualite/sud-tortures-pour-avoir-manifeste-24-05-2013-214897_109.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Actualité</category>
           <pubDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Coups, insultes mais aussi refus de soins et torture organisée. Les militants, manifestants et simples citoyens du sud du pays font face de plus en plus fréquemment à la violence, injustifiée, des forces de sécurité. Leur tort ? Demander un logement, un travail, dénoncer des injustices ou être au mauvais endroit, au mauvais moment. 
	Mohamed, 30 ans, était dans le bus où il exerce comme receveur. Il est arrêté par plusieurs policiers et inculpé d’incitation à attroupement et agression par violence contre les forces de l’ordre. Lorsqu’il retrouve la liberté, il a des marques de coups sur tout le corps et son diabète s’est aggravé. Ce matin- là, des jeunes de Laghouat avaient organisé un sit-in devant le bureau de main-d’œuvre pour protester contre l’absence d’offres d’emploi. Pour empêcher les manifestants de bloquer l’entrée, les policiers finissent par arracher la porte du bureau de l’ANEM. S’en suit une série d’arrestations ciblées dans la ville. «Dès qu’on nous a arrêtés, les coups ont commencé», raconte un manifestant. «A l’entrée du commissariat, les policiers avaient fait deux lignes, nous étions obligés de passer au milieu, et à notre passage, ils nous frappaient les uns après les autres avec leurs matraques, leurs poings.» Les manifestants sont enfermés dans des cellules. Dix personnes dans la même pièce. Les gardiens jettent des seaux d’eau froide sur les manifestants. Ils sont ensuite frappés à nouveau. Les insultes pleuvent. Les gifles aussi. «Au commissariat, ils nous ont accusés d’être les marionnettes d’une main étrangère.»  

	
	Manipulation

	
	Les forces de l’ordre tentent alors de convaincre les manifestants de se retourner contre Mohamed. «Ils ont demandé à tous les autres de témoigner contre moi, comme quoi j’incite les jeunes à manifester et que je suis soutenu par le Qatar. En échange de leur témoignage, les policiers leur ont promis de les libérer», révèle Mohamed. Adlène, 23 ans, a été arrêté le même jour. Il était devant la porte de sa maison. Des forces antiémeute l’ont embarqué dans une camionnette. Au commissariat, il a reçu tellement de coups sur la tête qu’il saigne. Les policiers finissent par convoquer un médecin au commissariat, en enfreignant la procédure. Ce dernier prescrit 6 points de suture. Mais toutes les ordonnances et les certificats médicaux seront confisqués. Pendant les 48 heures de garde à vue, les autorités refusent que Adlène obtienne de l’insuline pour traiter son diabète. «Comme nous refusions de signer les PV, ils nous ont frappés jusqu’à ce que nous signions.» Madani a perdu plus d’une dizaine de dents sous les coups. Sans insuline, il a fini par s’évanouir. Un autre homme a été arrêté avec eux. Il a été mis à l’écart et battu par trois policiers. Voyant que les coups ne suffisaient pas, les forces de l’ordre ont menotté et se sont mis à arracher la barbe du jeune chômeur à main nue. Le jeune homme, traumatisé, a quitté la ville. «Nous ne sommes que des chômeurs», s’indigne l’un d’eux. Dans la foulée de leur arrestation, tous les militants passent devant le juge, accusés d’attroupement. «Au procès, il y avait 4 accusés, pour 40 policiers blessés. Ces militants sont-ils comme Superman ?», plaisante un chômeur.  Pas de preuves, mais les 4 accusés sont envoyés en prison, sans possibilité de passer par la pharmacie pour ceux qui sont blessés. Le directeur de la prison dira aux autres prisonniers de les mettre à l’écart. «Depuis 2003, c’est toujours comme ça, soupire un militant, qui a fini par faire un mois de prison. Parfois, c’est toutes les semaines. Il n’y a pas de justice ici !»

	
	Directives

	
	A Ghardaïa, en mars dernier, deux militants des droits de l’homme ont fini à l’hôpital. Sans prévenir, les brigades antiémeute ont chargé les manifestants qu’ils ont frappés avec leurs matraques et leur boucliers.  Violemment battus, deux manifestants âgés d’une quarantaine d’années en auront pour 15 jours d’arrêt de travail. Un manifestant qui a perdu connaissance a été roué de coups de pied alors qu’il était à terre. Un autre, Belkacem, est gravement blessé à la tête. Il est emmené au commissariat où on refuse de le diriger vers l’hôpital. C’est uniquement lorsqu’il se met à vomir que les protestations des autres détenus pousseront les policiers à appeler un médecin. Ce dernier ausculte Belkacem et lui remet deux ordonnances. L’une pour un traitement, l’autre pour un scanner du crâne. Les deux ordonnances seront confisquées et détruites par les policiers. Belkacem et les autres militants resteront 36 heures au commissariat, sans nourriture, avant d’être transférés au tribunal. Malgré des années de militantisme, c’est la première fois que Belkacem est victime de telles violences. L’un des militants arrêtés l’affirme : «Je pense que les forces de l’ordre ont de nouvelles directives.»

	
	Etouffement

	
	Plus à l’est du pays, dans la wilaya d’El Oued, 17 personnes seront jugées la semaine prochaine pour une manifestation lors des coupures d’électricité l’été dernier. L’un des prévenus a été longuement battu par les gendarmes lors de son arrestation. Sur les réseaux sociaux, on voit une vidéo de lui le corps violacé par les coups. Le cas d’El Hachemi Boukhalfa est des plus alarmant. Un matin de janvier 2011, sans comprendre pourquoi, alors qu’il est assis devant la maison de son cousin pour assister aux funérailles de son oncle, huit personnes descendent de deux voitures banalisées. «Ils m’ont happé et mis de force dans la voiture», raconte cet habitant de Ouargla. El Hachemi est emmené dans la caserne militaire de la ville. Les coups commencent. Et ce n’est qu’un début. On l’accuse d’avoir tué trois militaires et caché une kalachnikov chez lui. On lui met un sac sur la tête, on verse de l’eau dessus. Il a l’impression d’étouffer. On le force à se déplacer à genoux pendant des heures. Déshabillé. Des hommes l’obligeront à manger des excréments. La torture a lieu la nuit. Au bout de trois jours, El Hachemi finit par admettre que l’arme est bien chez lui. «Je n’avais qu’une idée en tête. S’ils vont perquisitionner chez moi, ma famille saura au moins où je suis.»

	
	Fracture

	
	Les militaires convoquent la mère d’El Hachemi. «Elle avait 75 ans à l’époque.» Pendant ce temps, lui, reste enfermé. Le 4e jour de détention, l’homme est poussé d’un coup de pied dans les escaliers. Son corps roule sur les marches. Arrivé en bas, sa cheville est brisée. Pendant ses 9 jours de détention, aucun membre de la caserne ne viendra poser de question sur la légalité de son arrestation. «Il n’y a que le médecin de l’hôpital militaire qui a réagi, lorsqu’ils m’ont fracassé la cheville.» La jeune femme aurait lancé aux militaires : «Mais enfin, pourquoi êtes-vous allés si loin, c’est un civil !» Les raisons de sa détention ne sont pas claires. A la fin de l’année 2010, El Hachemi avait participé à plusieurs reprises à des manifestations contre le chômage. Mais pour le relâcher, ses ravisseurs ont exigé la promesse d’obtenir une 406. «Certains criminels sont prêts à tout», soupire-t-il. Le médecin lui a prescrit 12 jours d’immobilisation. El Hachemi a déposé une plainte à Alger. A Ouargla, les autorités ont refusé sa plainte. La justice le convoquera mais ce sera en qualité de «témoin».

	L’homme sait qu’il n’est pas le seul à avoir été torturé. Mais personne ne parle. «Je n’ai plus rien à perdre. Tout ce que je veux, c’est la justice. Si j’enfreins la loi, emmenez-moi en prison. Mais si d’autres enfreignent la loi, il faut les envoyer en prison aussi ! Regardez en France, même Sarkozy est convoqué par les juges !», ajoute-t-il. La caserne n’est qu’à quelques centaines de mètres de chez lui. El Hachemi a été menacé plusieurs fois. «Il m’arrive de croiser des hommes de la sécurité militaire près de la maison. Qu’est-ce que je peux faire ? Partir ? Mais où ?» Ses enfants sont traumatisés. «Ma fille crie dès qu’elle voit un policier.» Selon lui, dans la ville de Ouargla, les forces de sécurité utilisent la violence extrême pour faire taire les populations. «Les jeunes d’ici ne le supportent plus. Ils n’ont comme solution que de partir combattre au Mali !» ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/24/sans-titre-1_1579435.jpg" length="174031" type="image/jpeg" title="" provider="Photo : El Watan Week End" creator="">
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/actualite/sud-tortures-pour-avoir-manifeste-24-05-2013-214897_109.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Niger: intervention à Agadez, Belmokhtar menace</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/une/niger-intervention-a-agadez-belmokhtar-menace-24-05-2013-214931_108.php</guid>
           <copyright>afp</copyright>
           <category>A la une</category>
           <pubDate>Fri, 24 May 2013 12:27:42 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 24 May 2013 20:02:05 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[   Un assaut des forces nigériennes et françaises a mis fin vendredi à Agadez à la prise d'otages qui avait suivi l'un des deux attentats-suicides ayant fait la veille une vingtaine de morts dans le nord du Niger. Donné pour mort par le Tchad, le jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar a revendiqué les attaques de jeudi, les premières du genre au Niger, qui ont visé l'armée nigérienne à Agadez et le site d'uranium du groupe nucléaire français Areva à Arlit, à plus de 200 kilomètres au nord. Il a menacé de frapper encore le Niger, ainsi que les autres pays engagés au Mali.A Agadez, la grande ville du Nord désertique, l'armée nigérienne et les forces spéciales françaises sont intervenues vendredi matin pour faire cesser la prise d'otages qui avait démarré après l'attentat-suicide contre un camp militaire."L'assaut s'est déroulé vendredi à l'aube" et a fait au moins deux morts, "deux terroristes, preneurs d'otages", a-t-on appris auprès du ministère français de la Défense, qui a évoqué "un premier bilan".Un élu d'Agadez a fait état de "trois terroristes tués", de "trois otages tués" ainsi que d'une autre personne tuée par une balle perdue. Ce bilan n'a pas été confirmé de source officielle à Niamey.L'assaut a eu lieu dans un bâtiment du camp où avaient été retenus des élèves officiers."La situation est stabilisée, en particulier à Agadez, où nos forces spéciales sont intervenues en soutien des forces nigériennes à la demande du président (nigérien Mahamadou) Issoufou", a indiqué le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, sur BFMTV. Il a jugé essentiel que le nord du Niger ne devienne pas un "sanctuaire islamiste", comme le nord du Mali voisin l'était devenu en 2012, avant que les groupes jihadistes n'en soient délogés depuis janvier par une opération franco-africaine. Le président français François Hollande a vu dans les attentats au Niger "une preuve supplémentaire" de la nécessité de soutenir l'Afrique contre le "fléau" du terrorisme."Le Borgne" réapparaîtLe groupe Les Signataires par le sang, dirigé par Mokhtar Belmokhtar, dit "le Borgne", a créé la surprise en revendiquant le spectaculaire double attentat de jeudi. "Nous allons lancer plus d'opérations" au Niger, a affirmé le mouvement, dans un communiqué mis en ligne sur des sites islamistes et signé de Belmokhtar lui-même. Il a menacé également la France et tous les pays engagés militairement au Mali, "même au nom du maintien de la paix", assurant qu'ils "goûteront à la saveur de la mort".Dans un autre communiqué cité par l'agence mauritanienne en ligne Alakhbar, le porte-parole du groupe, El-Hassen Ould Khlil, alias "Jouleibib", a déclaré que "c'est Belmokhtar qui a supervisé lui-même les plans d'opération des attaques" qui ont "visé les forces d'élite françaises assurant la sécurité des installations de la firme nucléaire (Areva) et une base militaire nigérienne".A qui le tour ?Dans une nouvelle déclaration vendredi, "Jouleibib" a affirmé qu'il y avait parmi les assaillants "des Soudanais, des Sahraouis et des Maliens".Selon Les Signataires par le sang, l'opération a été menée conjointement avec le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao).Le Mujao, l'un des groupes armés islamistes qui occupaient le nord du Mali en 2012, avait auparavant revendiqué ces attaques.Mokhtar Belmokhtar, un ancien dirigeant d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a quitté ce groupe fin 2012 pour créer son propre mouvement, Les Signataires par le sang, dont la première action d'envergure avait été une prise d'otages massive et sanglante en janvier sur un site gazier à In Amenas, en Algérie.Le président tchadien Idriss Déby Itno, dont l'armée intervient aussi au Mali, avait affirmé en avril que Belmokhtar s'était "fait exploser" peu après la mort fin février dans le Nord malien d'Abou Zeïd, un des dirigeants d'Aqmi. La France avait confirmé le 23 mars la mort d'Abou Zeid, mais pas celle de Belmokhtar.Dans une déclaration adoptée à l'unanimité, le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné vendredi "dans les termes les plus forts les attentats terroristes" au Niger, et a demandé que les responsables soient traduits en justice.Jeudi à l'aube, le premier attentat à la voiture piégée s'est produit dans le grand camp militaire d'Agadez, faisant une vingtaine de morts, essentiellement des militaires nigériens, et blessant une quinzaine de militaires. La télévision publique a diffusé les images du camp après l'attaque: toits arrachés, débris du 4X4 du kamikaze, taches de sang par terre.Areva a fait état d'un tué et de 14 blessés parmi ses employés nigériens à Arlit, après l'explosion quasi-simultanée d'un autre véhicule piégé. Une cinquantaine d'agents de sécurité ont aussi été blessés, d'après le gouvernement. Le patron d'Areva, Luc Oursel, s'est rendu sur place vendredi."Beaucoup de gens s'interrogent encore sur comment ça a pu arriver, malgré l'impressionnant dispositif sécuritaire et militaire, y compris français, mis en place depuis des mois", a confié un agent d'Areva.Après le Niger, tous les pays engagés au Mali se savent plus que jamais exposés. "A qui le tour?", titrait vendredi le quotidien burkinabè Le Pays. ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/24/photo-1369416699663-6-0_1580818.jpg" length="54875" type="image/jpeg" title="" provider="" creator="">Un assaut des forces nigériennes et françaises a mis fin vendredi à Agadez à la prise d'otages qui avait suivi l'un des deux attentats-suicides ayant fait la veille une vingtaine de morts dans le nord du Niger.</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/une/niger-intervention-a-agadez-belmokhtar-menace-24-05-2013-214931_108.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Kerry met Israéliens et Palestiniens au pied du mur</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/une/kerry-met-israeliens-et-palestiniens-au-pied-du-mur-24-05-2013-214932_108.php</guid>
           <copyright>afp</copyright>
           <category>A la une</category>
           <pubDate>Fri, 24 May 2013 12:46:57 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 24 May 2013 15:21:04 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[  Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a exhorté vendredi Israéliens et Palestiniens à "prendre des décisions difficiles" pour revenir aux négociations, au terme de sa quatrième visite dans la région depuis sa prise de fonctions."Nous nous approchons du moment où des décisions difficiles doivent être prises", a déclaré M. Kerry après avoir rencontré les dirigeants israéliens et palestiniens au cours des deux derniers jours."Il est clair que le statu quo n'est pas tenable à long terme (...). Au final, il faudra que les deux parties fassent preuve de leadership" pour parvenir à la paix, a plaidé le chef de la diplomatie américaine lors d'une conférence de presse à l'aéroport de Tel-Aviv juste avant son départ.M. Kerry a rappelé que le président américain Barack Obama avait "clairement dit" lors de son voyage en mars dans la région qu'il allait "donner une certaine période de temps, de quelques mois" aux Israéliens et Palestiniens avant de déterminer s'ils sont "sérieux dans leur désir de revenir à la table des négociations"."Ce n'est que par des négociations directes que les Israéliens et les Palestiniens peuvent traiter les questions liées au statut final (la création d'un Etat palestinien, ndlr) et parvenir à la paix qu'ils méritent", a répété le secrétaire d'Etat.Un responsable gouvernemental israélien, se félicitant des déclarations de M. Kerry, a affirmé à l'AFP que les discussions avaient été "constructives".Le Premier ministre israélien Benjamin "Netanyahu a remercié le secrétaire d'Etat pour ses efforts en vue de relancer des négociations qu'Israël est prêt à reprendre immédiatement", a souligné ce responsable.Scepticisme, voire cynismeInterrogé sur la politique de colonisation israélienne, M. Kerry a critiqué le projet du gouvernement de régulariser quatre implantations sauvages de Cisjordanie qu'il s'était engagé à démanteler, tout en estimant que cela ne devait pas empêcher une reprise des négociations gelées depuis près de 3 ans.Côté israélien, M. Kerry a rencontré M. Netanyahu à deux reprises, ainsi que le président Shimon Peres et la ministre de la Justice, chargée du dossier palestinien, Tzipi Livni. Côté palestinien, il s'est entretenu avec le président Mahmoud Abbas, son équipe de négociateurs et le Premier ministre démissionnaire Salam Fayyad."Je connais suffisamment cette région pour savoir qu'il y a du scepticisme et dans certains cas du cynisme (...). Il y a eu des années d'amertume et de déception", a-t-il reconnu jeudi."Mais nous espérons qu'en étant méthodiques, prudents, patients, précis et tenaces, nous pourrons avancer", a-t-il ajouté.Le général américain John Allen, ancien chef de la coalition internationale en Afghanistan et désormais conseiller spécial au Moyen-Orient du secrétaire à la Défense, est "ici sur le terrain pour travailler avec ses homologues sur les questions de sécurité", a annoncé M. Kerry.La direction palestinienne exige pour reprendre les négociations un gel total de la colonisation israélienne. M. Netanyahu rejette toute "condition préalable" aux pourparlers, mais a récemment suspendu les appels d'offres pour la construction de logements dans les colonies.De son côté, la direction palestinienne a suspendu toute démarche pour adhérer à des organisations internationales, y compris les instances judiciaires susceptibles de poursuivre Israël, comme le nouveau statut d'Etat observateur de la Palestine à l'ONU lui en donne désormais le droit, le temps pour M. Kerry de parvenir à des résultats, M. Abbas ayant consenti à patienter jusqu'au 7 juin.John Kerry retrouvera M. Abbas et le chef de l'Etat israélien Shimon Peres lors du Forum économique mondial (WEF) qui se tiendra du 24 au 26 mai en Jordanie. Le roi Abdallah II de Jordanie a été également convié à ce forum. Toutefois, aucune rencontre entre les quatre hommes n'est prévue. ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/24/photo-1369397252310-2-0_1580812.jpg" length="21191" type="image/jpeg" title="" provider="" creator="Jim Young">Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a exhorté vendredi Israéliens et Palestiniens à "prendre des décisions difficiles" pour revenir aux négociations, au terme de sa quatrième visite dans la région depuis sa prise de fonctions.</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/une/kerry-met-israeliens-et-palestiniens-au-pied-du-mur-24-05-2013-214932_108.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Télés : pas assez de pub pour faire vivre tout le monde</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/hebdo/multimedia/teles-pas-assez-de-pub-pour-faire-vivre-tout-le-monde-24-05-2013-214878_157.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Multimédia</category>
           <pubDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	L’euphorie passée, les nouvelles chaînes de télévision se trouvent confrontées à la dure réalité économique. Certains professionnels prédisent l’extinction de certaines d’entre elles.
	  
	Après une année d’existence, les trois chaînes de télévision, Echourrouk TV, El Djazaïria TV, Ennahar TV, sont confrontées à des difficultés de trésorerie. Si Echourrouk TV et Ennahar TV peuvent pour le moment continuer à fonctionner en s’appuyant essentiellement sur la manne publicitaire de leur quotidien, El Djazaïria TV connaît depuis quelque temps de sérieux problèmes financiers. Avec un budget de départ de 700 millions de dinars, la chaîne a été contrainte de faire des économies et de ne pas renouveler les contrats de certaines émissions, comme le programme «Maa Zahra». «C’est vrai que nous avons des problèmes, reconnaît Riad Redjdal, l’un des copropriétaires de la chaîne. Car les programmes de qualité coûtent cher.

	A la différence des autres chaînes qui abusent de programmes sans décor, El Djazaïra investit dans ses émissions et offre cinq heures de programmes frais à ses téléspectateurs. De plus, on savait depuis le début  que nous ne pourrions équilibrer notre budget qu’à partir de 2016.» Cette situation pose le problème de la viabilité économique des nouvelles chaînes. Estimé à plus de 150 millions d’euros, dont 40% sont captés par la télévision, le marché publicitaire algérien est beaucoup moins important que celui du Maroc qui dépasse les 400 millions d’euros. Par ailleurs, ce marché publicitaire reste entièrement dépendant de deux gros annonceurs : la téléphonie et l’automobile qui n’investissent pas en masse, sauf pendant le mois de Ramadhan. «Il est clair que le marché actuel ne peut pas faire vivre trois chaînes de télévision, estime Karim Yamech, directeur général de l’agence Lotus Conseil. Le gâteau n’est pas assez grand pour supporter tout le monde. Une chaîne devra disparaître.» «On est dans une période d’attentisme où les annonceurs se surveillent et attendent de voir, analyse Karim Belazzoug, directeur général de l’agence Havas. Les annonceurs sont par nature prudents.»

	Par ailleurs, ces nouvelles chaînes sont pénalisées au départ, faute d’avoir obtenu un statut légal qui leur permette de démarcher la publicité publique et de traiter avec les banques algériennes. Cette situation pousse les annonceurs à préférer confier leurs publicités à la télévision publique, l’ENTV, qui apparaît comme un refuge en cette période de doute où l’Etat peut à tout moment siffler la fin de l’aventure.  «De nombreux annonceurs du secteur public ne peuvent pas aller sur les nouvelles chaînes, explique l’un des fondateurs de l’agence Lotus Conseil. Car celles-ci n’ont pas encore de statut légal. Cette situation est d’autant plus pénalisante, que parmi les gros annonceurs du marché de la téléphonie, il y a l’opérateur public de téléphonie Mobilis.» Mais pour les professionnels, le marché publicitaire n’explique pas à lui seul les difficultés rencontrées par ces chaînes. Certains pointent du doigt leur manque de professionnalisme.

	Lancées dans la précipitation pour être les premières à l’antenne, les chaînes ont dû faire face à la dure réalité du fonctionnement d’une télévision, à l’élaboration d’une grille de programmes et au manque de personnel qualifié. «La télévision est un métier, explique Karim Yamech. Malheureusement, les programmes qui sont mis à l’antenne sont souvent de piètre qualité. Les chaînes ont, enfin, un positionnement qui n’est pas clair. Cette situation pousse certains annonceurs à préférer acheter de l’espace publicitaire auprès des chaînes du Moyen -Orient, comme MBC qui bénéficie de l’attractivité des séries turques très regardées par les Algériennes.» La bonne nouvelle, c'est que les chaînes pourront compter sur l'ouverture du capital qui sera rendue obligatoire avec la nouvelle loi sur l'audiovisuel. Cette dernière prévoit de limiter à 30% les parts de chaque actionnaire.  El Djazaïria a déjà entamé ses négociations. La mauvaise ? Bientôt deux nouvelles chaînes, celle de Haddad et Atlas TV (voir ci-dessous), s'inviteront à la table pour avoir aussi une part du gâteau publicitaire... déjà trop petit pour trois.
	  ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/23/roue-2_1579286.jpg" length="424992" type="image/jpeg" title="" provider="" creator="">
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/hebdo/multimedia/teles-pas-assez-de-pub-pour-faire-vivre-tout-le-monde-24-05-2013-214878_157.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Festival Mawazine 2013 de Rabat : Faites de la musique</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/culture/festival-mawazine-2013-de-rabat-faites-de-la-musique-24-05-2013-214934_113.php</guid>
           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 24 May 2013 13:38:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 24 May 2013 13:48:21 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	A quelques heures du lancement de la 12e édition du Festival Mawazine : rythmes du monde-se tenant du 24 mai au 1er juin à Rabat (Maroc), un je ne sais quoi de festif est dans l’air ( et la chanson) règne dans l’air. Et pour cause ! Une reine des Barbades (« Caribbean Queen", "Queen of Barbados") est dans la ville. Ce n’est autre que la sensation internationale R’n’B, dancehall et pop, Rihanna dont le titre récent Stay, est déjà, un hit. 
	Rabat (Maroc)
	De notre envoyé spécial

	L’insigne honneur d’étrenner la 12e édition du Festival Mawazine : musiques du monde, est revenu à la pop-star, Rihanna, l’auteure de Pon de Replay, Unfaithful, Umbrella ou encore Shut Up And Drive. Et ce, au grand bonheur de ses fans non seulement marocains mais aussi du monde entier qui l’a suivent partout. Des Espagnols, Français, Portugais, italiens, Américains…Le tout premier concert de Mawazine à valeur de « clôture » avant la lettre. Car, Rihanna est en haut de l’affiche, une tête d’affiche et en tête de gandole. Avant une constellation de stars comme Jessie J, Mika, David Guetta, Enrique Iglesias, Ceelo Green, Taio Cruz, Deep Puple, Loreen et The Jacksons ( sur la scène internationale de Souissi OLM).

	El Gusto, Cheb mami, Bariza Staïfia

	Il faut dire qu’au fil des années, Mawazine se surpasse, s’amende et se bonifie. La preuve ! Ce festival international œuvre et s’investit pour une crédibilité et autre fidélité. Six scènes sont proposées. Il y en aura pour tous les publics, les goûts et les genres. La scène de Bouregreg est africaine où se produiront ( Tinariwen, Seun Kuti, Osibisa, Amadou et Mariam, Blitz The Ambassador), la scène Nahda accueillera la musique arabe (Shérine, Rabab, Najwa karam, Shataha Hasoun, Ahlam, Hoda Saad, Walid Tewfik, Cheb Mami, Thamer Hosnie…), la scène de Salé (on dit « sla » en arabe) est réservée exclusivement au style marocain- maghébin, chaâbi, rap, ragga, berbère- ( Jil Ghiwan Jal, Thr Basement, Siham, Aouatif, Jbara, Numedia, Izenzaren Abdelhadi, Hamid Hadri, H-Kayne…), la scène du Théâtre National Mohamed V est dédiée aux découvertes ( le grand jazzman américain George Benson, la formation franco-algérienne El Gusto, Bond Girls, Sara tavares, Sandra Nkake, L’Orchestre Symphonique du Maroc, Lotfi Bouchenak et la légende vivante de la chanson marocaine, Abdelwahab Doukali…), la salle Renaissance abritera les concerts dit de « tarab » Bariza Staifia, Ziad Gharsa, Imane Abdelghani, Leila Lamrini, Rachid Zewal…), la scène de Chellah est celle des musiques du mondes ( Sharmila Sharma Ensemle (Inde), Yulduz Turdieva (Ouzbekistan) , Patrizia Laquidara (Italie), Aynur (Turquie) et la scène des stars internationales (cités plus haut) de Souissi OLM. Tous les concerts sont gratuits. Sauf pour un espace tout devant la scène. ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/24/rihanna1_1579951.jpg" length="236262" type="image/jpeg" title="" provider="" creator="">
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/culture/festival-mawazine-2013-de-rabat-faites-de-la-musique-24-05-2013-214934_113.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Au-delà de la Loi</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/actualite/au-dela-de-la-loi-24-05-2013-214895_109.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Actualité</category>
           <pubDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Sur la Constitution, chacun y va de sa lecture. Entre fantasmes et réalités, El Watan Week-end a demandé à plusieurs experts de la Loi fondamentale une explication de texte. 
	«La disposition mère de la Constitution algérienne a des airs de bricolage institutionnel. Mais l’article 87 incarne l’esprit même d’une Loi fondamentale qui consacre, depuis 1963, le régime présidentialiste.» Pour Fatiha Benabbou, professeur en droit constitutionnel, cet article est un «verrou», une «forteresse», qui accorde tous les pouvoirs au président de la République et empêche les tentations de verser dans un système parlementaire. «On croit à tort que la Constitution algérienne est calquée sur le modèle français, poursuit la spécialiste. En réalité, elle s’inspire des Constitutions latino-américaines qui, elles-mêmes, ont pris dans la Constitution américaine ce qui les intéressait et n’ont gardé que de quoi assurer la prééminence d’un pouvoir sur les autres.» Plus exactement, la prééminence d’une fonction, la fonction présidentielle, et pas d’un souverain. Si ce sytème fonctionne aux Etats-Unis, où le Président et le Congrès sont élus sur la base d’une force politique réelle, avec une véritable séparation des pouvoirs, il n’en est pas de même en Algérie. Résultat : dans le cas présent, où le Président est malade depuis plusieurs années, le pays se retrouve à la merci d’un blocage institutionnel à la moindre vacance du pouvoir. Aucune loi ne peut être promulguée, ni publiée dans le Journal officiel, aucun Conseil des ministres ne peut se tenir sans sa présence. Il lui est aussi impossible de déléguer son pouvoir de recourir au référendum ou de dissoudre l’APN. Nacer Eddine Ghozali, professeur de droit à l’université de Paris Nord, ancien membre de la cour de justice de l’OPAEP et vice-président de l’Académie internationale de droit constitutionnel, se souvient pourtant que «lors de l’élaboration de la première Constitution en 1976, l’esprit qui prévalait était celui de l’ouverture. Mais on n’est pas allé jusqu’au bout...»

	
	CORSET

	
	Pour le spécialiste, c’est plutôt le modèle français qui a pris le dessus. De nombreuses dispositions de la Constitution algérienne sont inspirées de la Constitution française, comme l’article 16 (sur les pouvoirs spéciaux). Fatiha Benabbou reconnaît que cette concentration des pouvoirs du Président est surtout vraie depuis 2008. «La révision a été menée pour éviter les aléas de la voie référendaire, explique un constitutionnaliste. Bouclée en trois semaines, elle a reçu l’aval respectivement du Conseil constitutionnel,  puis du Parlement à main levée à une écrasante majorité formée par les partis de l’Alliance présidentielle.» Le premier amendement supprime la règle de limitation des mandats, le second réorganise l’Exécutif et l’ex-chef de gouvernement perd son titre pour devenir Premier ministre. «Enfermé dans une espèce de ‘‘corset orthopédique’’, totalement soumis à la volonté discrétionnaire de son chef, le Premier ministre a été réduit, tout compte fait, au rôle de simple ‘‘commis’’», poursuit-il. L’ancien ministre et diplomate Abdelaziz Rahabi, qui a animé en août dernier à Alger un débat sur le thème «Quelle Constitution pour quelle Algérie ?», rappelle que cette révision de 2008 n’a été pensée que dans la perspective de l’élection présidentielle de 2009, à l’instar des autres Constitutions et révisions consitutionnelles, toujours adoptées «en réponse à des pressions sociales et politiques.» «En 1963, elle était au service de la révolution socialiste et ne reconnaissait pas la séparation des pouvoirs. La révision de 1988, décidée après les événements d’Octobre, a introduit la fonction de chef de gouvernement, énumère-t-il. La Constitution de 1989 a été fondatrice du multipartisme. Celle de 1996 a apporté la limitation des mandats et surtout le blocage du tiers présidentiel à l’APN, conséquence des élections de 1991. La révision de 2002 a consacré la langue tamazight comme langue nationale, une victoire du mouvement citoyen en Kabylie.»

	
	STATUT

	
	Enfin, un autre chapitre en dit long sur l’esprit présidentialiste du texte : celui de la révision de la Constitution, qui doit être soumis au Président pour lui permettre d’apprécier la conformité des propositions avec les constantes et valeurs fondamentales de la nation, que sont «le respect des principes fondamentaux et des composantes de l’identité nationale», à savoir «l’islam, l’arabité, et l’amazighité», ainsi que «le caractère républicain de l’Etat, l’ordre démocratique basé sur le multipartisme, l’islam religion de l’Etat, l’arabe langue nationale et officielle, les libertés fondamentales et les droits de l’homme et du citoyen, l’intégrité et l’unité du territoire national, ainsi que l’emblème national en tant que symboles de la Révolution et de la République». «Là aussi, on peut se demander à quel titre le chef l’Etat s’offre le rôle de contrôler la régularité des propositions d’amendement aux dispositions de l’article 178 de la Constitution ?, s’interroge un juriste spécialiste de la Consitution. Un début de réponse peut découler de l’interprétation toute personnelle que le président Bouteflika a de son statut dans l’édifice institutionnel.» Pour Fatiha Benabbou, «le chef de l’Etat endosse trop de responsabilités». Il serait donc plus judicieux «d’arriver à rééquilibrer et donner plus de pouvoir au Premier ministre afin qu’il puisse assumer la responsabilité de la politique de la nation». ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/24/bloc1_1579426.jpg" length="260742" type="image/jpeg" title="" provider="Photo : AFP" creator="">
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/actualite/au-dela-de-la-loi-24-05-2013-214895_109.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Marzouki a menti au juge</title>
           <author>Hacen Ouali </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/international/marzouki-a-menti-au-juge-24-05-2013-214899_112.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	L’assassinat de son compagnon l’a propulsée sur le devant de la scène politique tunisienne, elle qui a fait le choix de militer loin des feux de la rampe. Elle est devenue l’icône d’une Tunisie en lutte. La veuve rebelle dénonce une justice qui «cherche à étouffer» la vérité sur l’assassinat de Chokri Belaïd.
	  
	- Le Premier ministre, Ali Larayedh, dès sa prise de fonction, avait assuré que les services de sécurité avaient identifié l’assassin de Chokri Belaïd, mais sans pour autant l’arrêter. Où en est la vérité quatre mois après l’assassinat de Belaïd ?
	 

	Nulle part. L’affaire traîne en longueur. Nous sommes dans une situation de blocage, c’est un processus qui n’avance pas. Ce blocage est sciemment entretenu, car ce ne sont pas des éléments extérieurs objectifs qui font que l’affaire n’avance pas. Non. Les avocats ont démontré qu’il y a de nombreuses pistes qui n’ont pas été exploitées. Ils ont recueilli des informations remises au juge d’instruction, mais ce dernier refuse de les prendre en compte. Pire. Il (le juge d’instruction) a donné un pouvoir total à la brigade criminelle pour mener l’enquête et du coup, lui ne maîtrise plus rien. C’est la brigade qui mène l’enquête et lui ne reçoit que ce que celle-ci lui fournit. Alors que la brigade est sous la coupe du ministère de l’Intérieur d’Ennahdha et même après le remaniement gouvernemental, l’actuel Premier ministre, anciennement ministre de l’Intérieur, suit de près le dossier pour ne pas dire qu’il garde la main dessus. L’enquête n’est pas menée de manière sérieuse. Sinon comment expliquer que le juge d’instruction refuse d’entendre un témoin qui semble détenir des informations capitales. Il s’agit de l’homme d’affaires Fethi Damegh, arrêté dans l’affaire d’achat d’armes. Il a demandé, par écrit, que le juge d’instruction l’entende, mais ce dernier refuse. Pourquoi ? En plus, pourquoi le ministre de la Justice n’intervient-il pas ? Fethi Damegh, qui se trouve en prison, craint pour sa vie, il a peur d’être éliminé. C’est un témoin capital dans cette affaire. Un autre élément que le juge n’a pas pris en considération. Il y a une personne qui a été localisée et son appel téléphonique a été intercepté, la veille de l’assassinat, en bas de notre immeuble parlant de Chokri. Il a été écouté par le juge et ensuite libéré. Bref, il y a beaucoup d’indices et d’interférences dans le travail de la justice pour bloquer le processus.

	 

	- Vous soupçonnez des parties qui cherchent à étouffer l’affaire ?
	 

	Il est clair que tout est fait pour qu’on ne sache pas qui a tué Chokri. Pourquoi ? Ils font tout pour empêcher que la vérité n’éclate. Ces gens-là doivent savoir que si l’enquête n’aboutit pas en Tunisie, nous irons vers une juridiction internationale. Mais pour l’instant, on met tout cela de côté, parce que, du point de vue légal, la juridiction internationale ne peut se saisir du dossier qu’en cas d’incompétence de la juridiction nationale. Ils veulent nous faire mal avec l’assassinat de Chokri. Et à ces gens, je dis que nous sommes et nous resterons débout.

	 

	- Qui sont ces gens ?
	 

	Chokri disait toujours qu’Ennahdha cherchait à le liquider. Il était pertinemment sûr que cette formation voulait son élimination du paysage. La veille même de son assassinat, il disait que ce parti a failli sur tous les plans et c’est pour cela qu’il va se diriger vers la violence. Ce mouvement veut nous imposer un projet de société par la violence, d’autant qu’il sent la montée d’une résistance au sein de la société à son projet politique, à son économie, à sa conception rétrograde de la vie. Dans son analyse, Ennahdha fait croire que l’opposition représente la contre-révolution. Ce parti est en train de rééditer toutes les pratiques de l’ancien parti (RCD, ndlr) en monopolisant toute l’administration et les rouages de l’Etat. Ce parti entretien un rapport de méfiance vis-à-vis de ses adversaires, installant le pays dans une grave crise de confiance laquelle s’est accentuée avec l’assassinat de Chokri.

	 

	- Le président Moncef Marzouki s’est-t-il mobilisé à vos côtés pour faire connaître la vérité sur l’assassinat de «son ami» ?  
	 

	Au contraire. Marzouki avait dit à Chokri Belaïd quand il est allé le voir : «Les menaces proférées contre vous sont sérieuses, je dois assurer votre sécurité». Chokri avait refusé qu’on mette à sa disposition des gardes du corps. Mais, curieusement, quand Marzouki a été entendu par le juge d’instruction après l’assassinat de Chokri, celui-ci avait nié les propos qu’il avait pourtant tenus à Chokri. Il a dit au juge : «Non, je ne lui ai rien dit.» Pas seulement Marzouki d’ailleurs, Ahmed Nadjib Echabi aussi a nié devant le juge avoir dit à Chokri qu’il était menacé. Marzouki a menti au juge d’instruction. Je ne comprends pas quelle direction il prend. Et c’est pour cela que je refuse de le rencontrer. Il a voulu venir présenter ses condoléances, j’ai refusé et je refuse toujours. Parce qu’il ne veut pas participer à faire «éclater» la vérité. Il n’est pas sans savoir qu’un processus de violence s’installe dans le pays auquel lui-même participe en acceptant de recevoir, au palais de Carthage, les comités de la protection de la révolution qui terrorisent les gens et qui utilisent la violence. Aucune prise de décision de sa part, aucune déclaration qui condamne au moins la responsabilité politique de ce gouvernement. Donc moi, je ne peux pas l’accepter chez moi.

	 

	- Vous êtes confiante pour l’avenir de la Tunisie ?
	 

	Totalement confiante. La réaction courageuse des jeunes, des femmes et de nombreux Tunisiens face à la tentation totalitaire donne de l’espoir. Les Tunisiens se battent et continueront  le combat afin de faire aboutir les aspirations pour lesquelles ils se sont soulevés contre la tyrannie. Ils ont fait la révolution pour la liberté, la dignité et le travail. Je reste engagée dans le combat pour l’instauration d’un projet de société de progrès, de liberté, de démocratie et de respect de la dignité humaine et pour une société plurielle qui assume pleinement ses différences d’opinions, de conscience. Une société où on gère de manière non violente les conflits. Les jeunes Tunisiens se sont sacrifiés pour un monde meilleur, un monde où on peut voir des fleurs partout, danser lorsqu’on en a envie, rire quand on veut, lire ce qu’on a envie de lire et réfléchir et avoir des avis sur toutes les questions en toutes liberté. Celui qui veut faire la prière est libre de la faire, tout comme celui qui a envie de boire du vin. Qu’on libère la société des tous les tabous qu’on lui a imposés ; que les gens puissent enfin respirer la liberté. Leur projet à eux (les islamistes), c’est le déni de la liberté et de la démocratie. Contente-toi de ce que tu as et ne t’insurge pas contre le gouvernant. Il milite pour une société morte. Ce projet nous le combattrons comme nous avons combattu la dictature. En Tunisie, nous sommes face à un dilemme : soit nous voulons une société qui avance ou bien une société qui recule renfermée sur elle-même.

	 

	- Le jour de l’enterrement de Chokri Belaïd, le monde entier a découvert une femme courageuse à la tête du cortège funèbre, qui a dit qu’elle n’a pas le droit d’être triste et de faire le deuil, mais de résister !
	 

	J’ai des origines algériennes. Je viens de la région d’El Kef et ma mère à des origines algériennes. J’ai des ancêtres algériens. La femme algérienne, elle est en moi tout comme la femme palestinienne. C’est notre culture et notre background. L’image d’une femme qui doit continuer à résister quelle que soit la dureté des conditions. Chokri était un grand homme, un résistant. Il mérite que je marche, même pieds, nus sur les braises pour maintenir la flamme de la liberté.
	  ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/24/ouverture_1579439.jpg" length="635360" type="image/jpeg" title="" provider="Photo : AFP" creator="">
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/international/marzouki-a-menti-au-juge-24-05-2013-214899_112.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Crise du carburant d’Adrar : automobilistes et transporteurs en colère</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/actualite/crise-du-carburant-d-adrar-automobilistes-et-transporteurs-en-colere-24-05-2013-214881_109.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Actualité</category>
           <pubDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Face à la crise du carburant qui perdure depuis le 24 mars dernier à travers toute la wilaya d’Adrar, les représentants des transporteurs ainsi que l’Union nationale des investisseurs propriétaires et exploitants de relais et stations-service (Uniprest) sont montés au créneau, hier, pour dénoncer la mauvaise gestion de la part du Centre régional du carburant (CLP) de Béchar quant à l’approvisionnement d’Adrar. 
	«On tient pour responsable le CLP de Béchar. Nous avons pourtant saisi la DG de Naftal, mais sans suite. Nous exigeons une commission d’enquête auprès du CLP Béchar menée par la branche carburant d’Alger sur la défaillance flagrante de ce système d’approvisionnement qui a paralysé tous les transports et les stations-service de la wilaya», lance Abdelkader Gherrout, représentant de la région sud de l’Uniprest. D’après lui, la crise s’est accentuée lorsque la direction de Naftal a chargé le CLP de Béchar de gérer la distribution et l’approvisionnement en carburant Adrar à partir de Remchi (Tlemcen, sur une distance de 1200 km). 
	  ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/actualite/crise-du-carburant-d-adrar-automobilistes-et-transporteurs-en-colere-24-05-2013-214881_109.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>L’esprit de Tin Hinane résiste au machisme</title>
           <author>Faten Hayed </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/actualite/l-esprit-de-tin-hinane-resiste-au-machisme-24-05-2013-214898_109.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Actualité</category>
           <pubDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Adjointe au maire, vétérinaire, enseignante, activiste culturelle… Les femmes d’Abalessa portent en elles la force de leur ancêtre, reine des Touareg. Attachées à leur profession, elles sont l’avenir du développement de leur ville.    
	  
	«Je me suis portée candidate lors des élections municipales. Je représentais le parti AHD 54. Nous avons mené notre campagne et avons opté pour une coalition avec le FLN. J’ai finalement obtenu le poste de troisième adjointe au maire d’Abalessa.» Mama Hamdi a 26 ans. Elle est diplômée en journalisme de la faculté des sciences politiques et de l’information d’Alger. Après plusieurs tentatives pour trouver un emploi dans la capitale, Mama se résigne et rentre à Abalessa, sa région natale. La commune d’Abalessa («lieu cultivable» en tamazight) est à 100 km de Tamanrasset. Il faut longer une route déserte aux paysages lunaires pour atteindre ce coin où la végétation fait de la résistance, tout comme pour les femmes de la commune, gardiennes de l’esprit de Tin Hinane, dont le tombeau se situe sur une colline donnant sur la rive gauche de l’oued Tifrit. Mama a fait sa scolarité à Abalessa, comme la majorité des jeunes filles de sa commune.

	Sans opposition, sa famille l’envoie à Alger pour entamer un cursus universitaire. «Après avoir obtenu ma licence, je ne rêvais que de travailler dans une rédaction ! J’étais motivée par l’idée de travailler dans les médias nationaux. Une envie de connaître d’autres personnes, d’autres modes de vie et de nouvelles expériences. Mes parents ne se sont jamais opposés à mes choix. La vie à Alger était très difficile, la famille m’a beaucoup soutenue, puisque la bourse ne couvrait jamais mes dépenses quotidiennes. Elle est insignifiante.» Candidature après candidature, la jeune femme ne reçoit que des réponses négatives de journaux arabophones. «Etant donné le nombre de demandes, je n’avais aucune chance de travailler à Alger. Je suis retournée auprès des miens, avec la ferme intention de ne pas laisser tomber mon rêve de devenir journaliste.» L’APC d’Abalessa est une imposante bâtisse flambant neuve au centre de la commune. Mama a un vaste bureau avec un mobilier encore sous emballage. Elle est certaine qu’elle n’aurait jamais pu avoir ce type de poste dans la capitale. «Aujourd’hui, je suis un maillon important de la société, il y a de nouvelles perspectives. Cependant, je ne mets pas de côté mon envie de devenir journaliste.»

	
	Bachelor

	
	«Le mariage n’est pas une priorité chez les femmes actives d’Abalessa», affirme Saïda Belmessaoud. A 28 ans, elle est une personnalité influente dans sa communauté et dans la région, puisqu’elle exerce le métier de vétérinaire. «On a tendance à croire que les femmes du Sud se marient jeunes. Or, nous choisissons, pour la majorité, de faire des études et des formations afin d’assurer la prospérité de notre village et celle de nos familles», ajoute-t-elle. Sa profession n’est pas aisée puisqu’elle doit travailler en permanence, être sur le terrain, prendre soin des animaux, faire le suivi des élevages, appliquer les traitements, conseiller, faire de la prévention et constamment prouver sa compétence malgré sa jeunesse. «A Tamanrasset, il n’y a que 22 vétérinaires ; mon expérience de trois ans est un atout. Je suis souvent sollicitée par les fermiers. Même si c’est un travail physique, avec le temps on prend l’habitude et on apprend également à gérer les mentalités. Il faut savoir que les gens s’habituent à votre première réaction à leur égard.

	C’est-à-dire si vous êtes de nature effacée, il y aura moins de sollicitations. Par contre, si vous montrez que vous savez gérer toutes les difficultés, les éleveurs sont plus à l’aise et vous font confiance, les hommes principalement.» Quand on lui demande si elle pense que son métier est compatible avec une vie de famille, elle répond sans hésiter. «Il m’est arrivé de passer un mois loin de chez moi pour m’occuper des animaux. Je ne pense pas que ce soit une contrainte pour mon futur mari. Il saura par avance ce que je fais comme métier, c’est à prendre ou à laisser», conclut-elle. Leyla Abdelbaqi, 34 ans, est née et a étudié à Tamanrasset. Elle a enseigné pendant six ans à Ouargla. Sa tenue traditionnelle dissimule un jean, un t-shirt fuchsia et des ballerines à la dernière mode moyen-orientale. «J’ai fini par épouser un fils d’Abalessa. Je trouve que les hommes d’ici sont plus ouverts, chaleureux et respectueux que les gens de la ville de Tamanrasset, qui n’est qu’à une centaine de kilomètres. Je voyage, pars voir ma famille, sans pression morale de la part de mon mari», affirme Leyla.

	
	Matriarcat

	
	«Les gens du Nord sont obsédés par l’idée que la société touareg, qui est majoritaire ici, fonctionne sur un modèle matriarcal. C’est une vérité historique. Cela dit, nous sommes musulmans et nous respectons également ce que nous dicte notre religion, sans dualité ni contraintes. Les femmes ne portent pas le voile par contrainte. Nous portons le voile coutumier par tradition séculaire et non en signe de soumission à l’homme. Il nous protège du sable, du soleil et des insectes. La peau noire a également ses exigences. Le voile a remplacé la mlahfa, parce qu’il nous permet d’être coquettes !» Hannafi, 29 ans, musicien et poète, partage l’avis de Leyla. Selon lui, une femme est d’abord une citoyenne et une «force active» dans la société dans laquelle elle évolue. «Quand ma mère est tombée malade, j’ai dû prendre la décision de la faire hospitaliser à Alger.

	Le traitement qu’elle a eu était très lourd, elle devait donc passer deux mois dans la capitale. J’ai loué un appartement sur place pour prendre soin de ma mère, j’ai fait beaucoup de rencontres. Les gens du Nord sont très chaleureux et aiment les “étrangers“», plaisante-t-il. «Les femmes sont cloîtrées et ne sortent que pour faire les courses ou aller chez le médecin. Quand je racontais à mes amies le rôle que jouent les femmes du Sud dans la société, elles étaient étonnées. La liberté de la femme ne se résume pas à avoir le droit de porter le pantalon ou conduire une voiture, ça va au-delà. La liberté est d’abord un état d’esprit, et vivre dans un duel constant avec l’autorité de l’homme, qu’il soit mari, père ou frère, ne garantit pas l’émancipation.» ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/24/sans-titre-1_1579437.jpg" length="204299" type="image/jpeg" title="" provider="Photo : El Watan Week End" creator="">
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/actualite/l-esprit-de-tin-hinane-resiste-au-machisme-24-05-2013-214898_109.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Sonatrach : les agents temporaires de sécurité lancent un SOS</title>
           <author>Naima Benouaret </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/actualite/sonatrach-les-agents-temporaires-de-securite-lancent-un-sos-24-05-2013-214880_109.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Actualité</category>
           <pubDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	«Seule une abrogation du décret exécutif 158/96 est susceptible de nous aider à nous libérer de la situation insoutenable dans laquelle nous nous débattons depuis plusieurs années. 
	Notre combat  ne date pas d’hier et nous continuerons à le mener jusqu’à satisfaction de nos revendications. La mort en octobre 2009 des suites d’une longue maladie de l’un des nôtres, Adsou Abdelaziz, celle, plus tragique, près de 4 ans plus tard, de Mohamed Amine Lahmer, dans l’attaque de Tiguentourine, il a sacrifié sa vie pour éviter au pays une véritable catastrophe humaine et économique, sans que leur rêve n’ait pu se réaliser, auraient dû éveiller les consciences.» C’est en ces termes que les représentants des quelque 16 000 agents temporaires chargés de la sécurité interne à Sonatrach tentent encore une fois de sensibiliser les pouvoirs publics sur la précarité de leur situation socioprofessionnelle.

	Dans une longue lettre adressée à notre rédaction, les contestataires sont revenus à la charge pour dénoncer la politique discriminatoire infligée par leur employeur. A ce jour, les 16 000 agents assurant la sécurité sur les sites de production, des canalisations ainsi que de l’ensemble du patrimoine de la compagnie d’Alger, Biskra, Béjaïa à Tébessa, Skikda en passant par Hassi R’mel, Hassi Messaoud et Touggourt, continuent de travailler sous des contrats à durée déterminée (CDD). Un régime appliqué à partir de 1996 par la Direction sécurité et patrimoine (DSP), entité créée une année plus tôt à la suite de la dégradation de la situation sécuritaire dans notre pays. Depuis cette date à ce jour, les maintes démarches entreprises auprès de l’ensemble des responsables hiérarchiques pour pouvoir passer au statut de travailleur permanent sont restées vaines. Et, face à la détermination des 16 000 employés temporaires pour faire aboutir cette revendication, que leur porte-parole considèrent des plus légitimes – 10, 15 et 18 ans de service, en moyenne, pour la plupart d’entre eux – l’employeur a décidé d’opter pour une autre formule, des CDD de 5 ans. «Nous croyions dur comme fer que notre situation allait être régularisée.

	Or, l’employeur a décidé de maintenir le régime des CDD mais en portant la durée de six mois et un an à cinq ans», déplorent les auteurs du document. Dès lors, ajoutent-ils, les milliers d’agents contractuels sont toujours victimes d’inégalités salariales : ils ne peuvent prétendre à plusieurs primes (PRC, PRI, PN, ITP), ne jouissent pas de l’assurance-vie malgré leur exposition aux mêmes dangers de mort que leurs collègues permanents, ne bénéficient pas de soins lourds ainsi que de certains avantages sociaux (omra, hadj…) et sont surtout privés du droit à créer un syndicat. A rappeler qu’il existe une directive – n°214 du 4 mai 2003 – où Mohamed Meziane, l’ancien PDG de la compagnie, enjoignait l’ensemble de ses vice-présidents et directeurs centraux de régler de manière définitive le dossier des effectifs temporaires. 
	  ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/actualite/sonatrach-les-agents-temporaires-de-securite-lancent-un-sos-24-05-2013-214880_109.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Communication autour de la maladie du président : allô, quoi !</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/actualite/communication-autour-de-la-maladie-du-president-allo-quoi-24-05-2013-214896_109.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Actualité</category>
           <pubDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	L’épisode Macias et les informations rendues publiques par les autorités françaises marquent d’un sceau d’absurdité la communication officielle. Pourquoi une telle attitude défensive ? Incompétence ? Mépris de l’opinion publique ? 
	Comme un air de déjà vu. Le silence des autorités sur l’état de santé du président Bouteflika après son hospitalisation au Val-de-Grâce, le 27 avril dernier, rappelle étrangement la manière avec laquelle déjà les autorités algériennes avaient géré l’hospitalisation à Moscou du président Houari Boumediène fin 1978. A l’époque déjà, le pouvoir avait imposé un silence total sur la maladie du Président qui avait été entourée d’un secret tendant même à faire croire que Boumediène effectuait un invraisemblable «voyage de travail et d’amitié» de six semaines à Moscou. Même sa disparition fut entourée de secret, puisqu’elle ne fut annoncée que 48 heures plus tard. «S’il y a une logique dans ce qui se passe actuellement avec la maladie du président Bouteflika, elle réside uniquement dans l’incapacité du régime à savoir gérer une telle situation, analyse Ammar Belhimer, docteur en droit et journaliste.

	En revanche, actuellement, nous sommes en présence d’un système qui n’a jamais été dans la médiation et qui n’a donc pas besoin de communiquer. Les seules informations que nous avons sont signées du Quai d’Orsay. D’autre part, je tiens à rappeler que le président Boumediène avait choisi de se faire soigner dans un pays ami, dans le cadre de la coopération fraternelle que nous avions avec cet Etat, alors que dans le cas présent, nous sommes dans une logique néocoloniale qui favorise les intérêts de la Françafrique.» Les dernières informations communiquées par le chanteur Enrico Macias sur l’état de santé du président Bouteflika n’ont fait que renforcer le sentiment auprès des Algériens que la santé du chef de l’Etat est prise en charge par les officiels français. «C’est quoi ce pays où ce sont des chanteurs qui nous renseignent sur la santé de Bouteflika, fustige, sous le couvert de l’anonymat, un ancien cadre au ministère de l’Information. En 2005, c’était le chanteur Mami qui était venu devant les caméras dirent que le Président allait bien. Aujourd’hui, c’est Enrico Macias, qui vient nous annoncer que Bouteflika est dans un sale état. On est le seul pays au monde où les porte-parole du pouvoir sont des chanteurs.»

	
	Bentobal

	
	Mais cette absence de communication peut-elle s’apparenter à une stratégie ou à une méthode de gestion de crise mise en place par le régime depuis 50 ans ? Pour Ahmed Adimi, professeur en sciences de la communication, l’absence de communication de la part du pouvoir n’est ni une stratégie ni une méthode. «Ce qui se passe actuellement est plutôt à rechercher du côté du mépris du pouvoir à l’encontre de son peuple, fustige le professeur à l’Ecole supérieure de journalisme. En réalité, le message véhiculé actuellement par les autorités est très simple à décoder : le peuple algérien n’a pas le droit de savoir ce qui se passe.» Pour Brahim Brahimi, directeur de l’Ecole supérieure de journalisme, la seule fois où le régime algérien a mis en place une stratégie de communication, c’était lors du Congrès de la Soummam. «Le document final comporte un chapitre consacré à l’information et à la propagande.

	C’est la seule fois où le régime a défini une stratégie, estime Brahim Brahimi. Car c’est la seule fois où le régime avait besoin du peuple. Rappelez-vous ce que disait déjà Bentobal en 1959 : la démocratie, c’est pour les dirigeants uniquement. Elle n’est pas faite pour le peuple.» L’absence d’information doit-elle dans ce cas être interprétée comme un révélateur de la gravité de la situation. «Il est clair que le Président est très malade, affirme Ahmed Adimi. Prenez ce qui s’est passé en Egypte lors de l’hospitalisation du président Moubarak en Allemagne. Tous les deux jours, un ministre allait lui rendre visite et était filmé en sa compagnie. C’était une façon de montrer au peuple égyptien que leur Président allait bien et gérait les affaires du pays. Pourquoi le Premier ministre Sellal ne va pas voir Bouteflika à Paris pour faire des images avec lui ? Parce que cela n’est pas possible.»
	  ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/24/sans-titre-1_1579432.jpg" length="173403" type="image/jpeg" title="" provider="Photo : AFP" creator="">
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/actualite/communication-autour-de-la-maladie-du-president-allo-quoi-24-05-2013-214896_109.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>ArcelorMittal Annaba : de l’euphorie aux incertitudes</title>
           <author>Naima Benouaret </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/actualite/arcelormittal-annaba-de-l-euphorie-aux-incertitudes-24-05-2013-214888_109.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Actualité</category>
           <pubDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Décidément, l’euphorie du début de l’année en cours à laquelle incitaient les indicateurs d’une reprise de la production, le recouvrement de la paix sociale et la clôture de l’étude pour le lancement du fort prometteur plan industriel au complexe sidérurgique ArcelorMittal Annaba aura été de courte durée. 
	L’usine d’El Hadjar était, plus de deux semaines durant, au cœur de graves turbulences, la replongeant encore une fois dans un pesant climat d’incertitude. Les pertes de 2000 t/jour en moyenne, en termes de ventes de produits sidérurgiques, le laminoir fil rond (LFR) et le laminoir rond à béton (LRB) étant bloqués pendant plusieurs jours du fait des récurrents mouvements de protestation observés par les travailleurs de la sous-traitance, ont sérieusement impacté la situation financière de la filiale algérienne du numéro un mondial de la sidérurgie. Une situation déjà fragilisée par les grèves cycliques des dernières années ainsi que par les prolongements des retombées de la crise financière dans laquelle se dit être empêtrée la société mère.

	En tout cas, chez les quelque 5400 travailleurs que compte actuellement l’entreprise, l’heure est à l’inquiétude, voire à l’affolement : le salaire du mois en cours est au centre des rumeurs les plus folles. «La situation financière de l’entreprise est très grave. Je doute fort que nous puissions percevoir le salaire du mois de mai. Les actions de déstabilisation dont sont auteurs les contractuels de nos partenaires sous-traitants ont eu de lourdes conséquences sur nos ventes. Le LFR et le LRB ont été bloqués pendant plus de deux semaines. Ce qui a sérieusement altéré la santé financière de l’entreprise laquelle est déjà très peu enviable», a indiqué une source syndicale. Et le tant attendu plan d’investissement, censé aider ArcelorMittal Annaba à s’en remettre et à se défaire du goulot d’étranglement qui l’empêche d’améliorer ses performances, tarde à venir.

	Aux dernières nouvelles, précise notre source, son étude, confiée par les deux partenaires groupe Sider et ArcelorMittal à un bureau européen, aurait été finalisée il y a peu de temps. Quelques petites modifications ont, néanmoins, été apportées au plan industriel initial, ajoute la même source : il est désormais question, outre le nouveau LRB, de la construction d’une aciérie électrique de 800 000 t. Une fois cette dernière opérationnelle, il sera alors mis à l’arrêt l’ensemble de la zone fonte (PMA, préparation manutention aggloméré ; HF, haut fourneau ; AC01, aciérie à oxygène et LAC, laminoir à chaud). En seconde étape, sera entamée la suppression totale de la filière fonte pour laisser place à la filière DRI (transformation directe). Le procédé consiste à transformer le minerai de fer importé à partir du gaz naturel. Est-ce à comprendre qu’ArcelorMittal projette de faire appel au marché extérieur pour alimenter son usine d’El Hadjar en minerai de fer au détriment de la production nationale, les besoins en la matière étant jusque-là satisfaits par les sites miniers de Ouenza et Boukhadra ?

	«Pour justifier le recours à l’importation, les initiateurs du plan ont mis en avant la faible teneur en fer du minerai issu de Ouenza et Boukhadra, soit moins de 58%, le procédé de fabrication suivant le mode de transformation directe (DRI) pour lequel a décidé d’opter le propriétaire requiert, quant à lui, une teneur supérieure ou égale à 65 %», rétorque notreinterlocuteur. Et de prévenir dans la foulée : «Le recours au marché extérieur du minerai de fer impliquerait la mise à l’arrêt des deux sites de Boukhadra et de Ouenza où, faut-il le souligner, travaillent actuellement pas moins de 1000 personnes.» La dernière étape, toujours selon le syndicaliste, concernera la rénovation de l’AC01, ce qui permettra la fabrication de billettes destinées au rond à béton. En somme, conclura-t-il, tel que conçu et arrêté, le futur plan industriel requerra une main-d’œuvre qui ne saurait dépasser les 3000 travailleurs. D’où l’inévitable dégraissage des effectifs auquel risque d’avoir recours l’employeur.

	 
	  ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/actualite/arcelormittal-annaba-de-l-euphorie-aux-incertitudes-24-05-2013-214888_109.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>M'Sila : Des réfugiés maliens sans assistance</title>
           <author>Ghellab Smail </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/actualite/m-sila-des-refugies-maliens-sans-assistance-23-05-2013-214866_109.php</guid>
           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Actualité</category>
           <pubDate>Thu, 23 May 2013 22:09:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 23 May 2013 22:12:22 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Des dizaines de maliens hommes, femmes, enfants, se trouvant dans le denuement total, se sont refugiés depuis quelques jours dans les villes de M'sila , Sidi Aissa et Bou Saada cherchant la charité devant les mosquées, les restaurants, les cafés ou tout autre lieux publics. 
	 

	
	Si au niveau des villes de M'sila et Sidi Aissa ces refugies sillonnent arteres,rues et ruelles à la recherche de leur subsistance, à Bou Saada, ils sont plus de 80 personnes entre hommes, femmes et enfants maliens à elire domicile au niveau de la gare routiere

	A M'sila les enfants en bas ages accrochés aux basques de leurs mères, pieds nus, portant des stigmates de la malnutrition, sont entrainés au pas de charge dans cette galere de la survie contre la faim et le dénuement.

	Vraisemblablement terrassée par la faim, les enfants maliens, s'accrochent aux muriers qui longent l'avenue de Cherid Abdelhafid pour cueillir les quelques mures encore accrochés

	Aucune autorité au niveau de cette wilaya, aussi bien administrative que securitaire ne semble avoir pris des mesures pour contenir ce flux humain en faisant valoir au profit de ces refugiés notamment les soins medicaux, apports nutritionnels, vetements et abris.

	 

	
	
	  ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/actualite/m-sila-des-refugies-maliens-sans-assistance-23-05-2013-214866_109.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>22 dossiers de justice détruits dans l’incendie de la cour d’Oran</title>
           <author>APS </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/actualite/22-dossiers-de-justice-detruits-dans-l-incendie-de-la-cour-d-oran-23-05-2013-214871_109.php</guid>
           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Actualité</category>
           <pubDate>Thu, 23 May 2013 22:24:33 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 23 May 2013 22:24:33 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Mohamed Charfi, a affirmé jeudi à Alger que 22 dossiers ont été détruits dans l’incendie qui s’est déclaré le 8 avril dernier au niveau des archives des affaires civiles de la cour d’Oran soulignant qu’en matière civile il était possible de reconstituer les dossiers. 
	 

	En réponse à une question orale du député de l’Assemblée populaire nationale (APN), Youcef Khababa, du Rassemblement de l’Algérie vert, M. Charfi a indiqué que 22 dossiers ont été complètement détruits dans l’incendie qui s’est déclaré dans le service des archives de la cour d’Oran à cause d’un court circuit. 122 autres ont été parteillement endommagés par le feu et 41 par les eaux utilisés pour maîtriser l’incendie, a encore expliqué le premier responsable du secteur de la justice.

	Dans ce contexte, M. Charfi a affirmé qu’en matière civile il était possible de reconstituer les dossiers. Les justiciables ne subiront "aucun préjudice" du fait de la destruction des dossiers.

	Les deux incidents des cours d’Oran et d’Alger, cette dernière ayant fait l’objet le 28 mars dernier d’un "acte isolé" de vol, ont donné l’occasion pour réviser les mesures de sécurité au niveaux des pôles judiciaires pour "éviter toute récidive". Ces deux faits "n’ont point affecté" le rythme du travail et le traitement des affaires au niveau des deux Cours, a-t-il insisté.

	A cet effet, les mesures de sécurité ont été renforcées au niveau de la cour d’Alger, en créant des centres de sécurité au alentours de l’établissement outre l’examen des installations et des réseaux informatiques et la base de données de la Cour, a encore fait savoir le ministre.

	Il a rappelé que le vol au siège de la cour d’Alger est un "acte isolé" dont l’auteur a été rapidement identifié et arrêté.

	Dans un autre contexte, M. Charfi a affirmé qu’en attendant la création de nouvelles cours dans les wilayas d’El Bayadh, Naâma et El-Tarf, des sièges temporaires seront ouverts pour prendre en charge les préoccupations des citoyens dans ces wilayas, ajoutant que les projets de création de cours dans ces wilayas étaient inscrits dans le programme quinquennal 2014-2018. ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/actualite/22-dossiers-de-justice-detruits-dans-l-incendie-de-la-cour-d-oran-23-05-2013-214871_109.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Séisme de magnitude 4,5 à Médea</title>
           <author>APS </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/actualite/seisme-de-magnitude-4-5-a-medea-23-05-2013-214868_109.php</guid>
           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Actualité</category>
           <pubDate>Thu, 23 May 2013 22:15:22 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 23 May 2013 22:15:22 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[  
	Un séisme d'une magnitude de 4,5 sur  l'échelle ouverte de Richter a eu lieu jeudi à 21h03 dans la wilaya  de Médea, a indiqué le Centre de recherche en astronomie, astrophysique  et géophysique (CRAAG) dans un communiqué. L'épicentre de la secousse a été localisé à 18 km au sud/est de la localité  de Tablat (w de Médea), a précisé la même source. ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/actualite/seisme-de-magnitude-4-5-a-medea-23-05-2013-214868_109.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Liban: neuf morts dans de très violents combats à Tripoli</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/une/liban-neuf-morts-dans-de-tres-violents-combats-a-tripoli-23-05-2013-214846_108.php</guid>
           <copyright>afp</copyright>
           <category>A la une</category>
           <pubDate>Thu, 23 May 2013 08:16:26 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 23 May 2013 18:54:06 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[  Au moins neuf personnes ont été tuées jeudi à Tripoli, au Liban-nord, lors de violents combats entre partisans et opposants du régime syrien, a affirmé jeudi à l'AFP une source au sein des services de sécurité libanais."De très violents combats se sont déroulés la nuit dernière jusqu'à 05H00 (02H00 GMT), qui ont fait six morts et 40 blessés. Les accrochages et les obus ont atteint plusieurs quartiers de la ville, y compris au centre", a souligné cette source."Jeudi, dans la soirée, trois personnes ont été tuées par des tireurs embusqués: un à Qobbah et deux à Jabal Mohsen", a ajouté cette source.Depuis le début de la révolte contre le président syrien Bachar al-Assad, des combats meurtriers opposent régulièrement à Tripoli les habitants du quartier sunnite de Bab el-Tebbaneh, favorables aux rebelles syriens, à ceux du secteur alaouite de Jabal Mohsen, qui soutiennent le régime de Damas.Mais depuis dimanche, des bombardements et des tirs d'obus touchent d'autres quartiers de cette ville majoritairement sunnite. Au total, 20 personnes, dont deux soldats, ont été tuées et près de 150 autres blessées en quatre jours."Depuis dimanche, des quartiers de Tripoli, épargnés depuis 1985, ont été soumis à des bombardements. Cette guerre est la continuation de celle que la Syrie a menée contre nous en 1985", a affirmé Amine al-Qabbout, le moukhtar (agent de l'état civil) du quartier sunnite de Qobbah.En 1985, de très violents combats avait opposé des sunnites de Tripoli à l'armée syrienne, qui avait bombardé la ville pendant plusieurs jours."L'outil politique, qui mène la guerre est le même, c'est le Parti arabe démocratique (PAD)" pro-syrien, a-t-il dit.Le PAD accuse en revanche les sunnites d'avoir déclenché les combats. ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/23/photo-1369299994278-2-0_1579128.jpg" length="40015" type="image/jpeg" title="" provider="" creator="-">Au moins neuf personnes ont été tuées jeudi à Tripoli, au Liban-nord, lors de violents combats entre partisans et opposants du régime syrien, a affirmé jeudi à l'AFP une source au sein des services de sécurité libanais.</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/une/liban-neuf-morts-dans-de-tres-violents-combats-a-tripoli-23-05-2013-214846_108.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Algérie-Tunisie: coordination sur le terrain en faveur de la sécurité et la stabilité</title>
           <author>APS </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/actualite/algerie-tunisie-coordination-sur-le-terrain-en-faveur-de-la-securite-et-la-stabilite-23-05-2013-214856_109.php</guid>
           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Actualité</category>
           <pubDate>Thu, 23 May 2013 15:47:23 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 23 May 2013 15:47:23 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le commandant de la Garde nationale tunisienne, le  général Mountassir Essakouhi, a affirmé jeudi à Alger que la rencontre qu'il a eue avec le directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), le général major Abdelghani Hamel, a porté sur la concertation et la coordination sur le terrain entre les deux pays pour réaliser la sécurité et la stabilité.  
	A l'issue de la rencontre qui s'est déroulée au siège de la DGSN, le général Essakouhi a souligné que ses entretiens avec le général major Hamel  avaient porté sur "la coopération et la concertation pour une coordination accrue sur le terrain en vue d'établir la sécurité et la stabilité qui sont cruciales".  

	"Nous sommes tenus de réaliser la sécurité pour laquelle nous devons nous sacrifier", a-t-il indiqué, ajoutant que sa visite en Algérie intervient  dans le cadre de la coopération entre les deux pays "pour asseoir un climat de sécurité et de paix sociale dans nos deux Etats".   "La situation que traverse la région est difficile à tous points de vue",  a-t-il poursuivi, rappelant la situation qui prévaut au Mali et en Libye et  "les défis imposés par la géographie qui caractérise l'Algérie et la Tunisie".  

	A son tour, le général major Hamel a souligné que sa rencontre avec son hôte tunisien s'inscrivait dans le cadre de la "coopération bilatérale  en matière de sécurité régionale", indiquant que "toutes les questions importantes ont été abordées, notamment celles ayant trait à la formation et la coopération  sur le terrain", a-t-il conclu. ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/actualite/algerie-tunisie-coordination-sur-le-terrain-en-faveur-de-la-securite-et-la-stabilite-23-05-2013-214856_109.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Le Niger frappé pour la première fois par deux attentats-suicides</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/une/le-niger-frappe-pour-la-premiere-fois-par-deux-attentats-suicides-23-05-2013-214855_108.php</guid>
           <copyright>afp</copyright>
           <category>A la une</category>
           <pubDate>Thu, 23 May 2013 13:29:12 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 23 May 2013 22:56:55 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[  Le dernier membre du commando qui a attaqué à la voiture piégée un camp militaire jeudi à Agadez, dans le nord du Niger, a été "maîtrisé", a affirmé à l'AFP le ministre nigérien de la Défense.Mahamadou Karidjo a assuré qu'il n'y avait pas eu à proprement parler de "prise d'otages" dans l'enceinte même du camp, comme annoncé plus tôt par le ministre de l'Intérieur Abdou Labo, qui avait fait état de "quatre à cinq" élèves officiers retenu par un "kamikaze"."Ce n'est pas une prise d'otages et il n'y a pas d'otages. C'était quelqu'un qui voulait fuir et on l'a maîtrisé", a affirmé M. Karidjo, arrivé à Agadez dans l'après-midi."Tout le monde a été maîtrisé, l'opération est terminée", a-t-il insisté.Deux attentats-suicides quasiment simultanés contre l'armée nigérienne et le groupe nucléaire français Areva, revendiqués par les islamistes du Mujao, ont fait une vingtaine de morts, essentiellement des militaires, dans le nord du Niger.Il s'agit des premiers attentats du genre dans l'histoire de ce pays sahélien très pauvre engagé depuis début 2013 au Mali voisin, aux côtés de troupes françaises et africaines, contre des mouvements djihadistes.Le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), l'un des groupes armés qui occupaient le nord du Mali depuis 2012 avant d'en être chassés depuis janvier, a revendiqué ces attaques."Grâce à Allah, nous avons effectué deux opérations contre les ennemis de l'islam au Niger", a déclaré à l'AFP le porte-parole Abu Walid Sahraoui. "Nous avons attaqué la France, et le Niger pour sa coopération avec la France dans la guerre contre la charia" (loi islamique), a-t-il lancé.Le Mujao a déjà commis plusieurs attentats-suicides dans le nord du Mali depuis la reprise de cette région par les troupes françaises et africaines, mais c'est la première fois qu'il revendique de tels attentats en dehors du Mali et de l'Algérie.Le premier attentat à la voiture piégée jeudi a visé un camp militaire d'Agadez, vers 05H00 (04H00 GMT).Le ministre nigérien de la Défense, Mahamadou Karidjo, a fait état de "20 morts côté ami", sans plus de précision. Plus tôt, le ministre de l'Intérieur Abdou Labo a parlé de "18 militaires et un civil" tués. Une quinzaine de militaires ont été blessés, dont six graves, et au moins trois assaillants tués, selon Niamey.Le président français François Hollande a averti que Paris appuierait "tous les efforts des Nigériens pour faire cesser la prise d'otages" et "anéantir" les auteurs des attaques."Des forces spéciales françaises participent" d'ailleurs, aux côtés des troupes nigériennes, aux efforts pour libérer les otages, selon une source sécuritaire nigérienne.L'Algérie, victime en janvier d'une prise d'otages massive et sanglante sur le site gazier d'In Amenas, a condamné avec "la plus grande fermeté" les attentats au Niger, de même que l'Union européenne et les Etats-Unis.Les autorités nigériennes regardent vers la Libye voisine. "Les kamikazes viennent effectivement de Libye", qui devient "un sanctuaire des terroristes", a assuré un haut responsable civil de la région d'Agadez.Un habitant de la ville, Barka Sofa, a évoqué "une forte explosion devant le camp, suivie de rafales et d'échanges de tirs à l'arme lourde". "L'explosion a eu lieu à l'intérieur même du camp" et a fait "beaucoup de dégâts", a rapporté un journaliste local, décrivant "des bâtiments détruits, des corps déchiquetés de kamikazes sur le sol".Areva encore viséEnviron une demi-heure après le premier attentat, un autre véhicule a explosé sur un site du groupe nucléaire français Areva à Arlit (240 km au nord d'Agadez), a indiqué un employé de la Somaïr, une filiale d'Areva exploitant l'uranium dans la zone."Un homme en treillis militaire conduisant un véhicule 4x4 bourré d'explosifs s'est confondu avec les travailleurs de la Somaïr et a pu faire exploser sa charge devant la centrale électrique de l'usine de traitement d'uranium située à 7 km d'Arlit", a-t-il affirmé.Deux kamikazes sont morts, selon les autorités. Un salarié nigérien a été tué et quatorze autres blessés et hospitalisés, a fait savoir Areva.Après les "dégâts" causés par l'attaque, "la production a été mise à l'arrêt", selon le groupe, présent depuis des décennies au Niger.Areva a qualifié d'"odieuse" cette "attaque terroriste" et annoncé un renforcement de la sécurité sur ses différents sites, assuré par les forces nigériennes.Après ce double attentat, le gouvernement a décrété un deuil national de trois jours à compter de ce jeudi.Le Niger a subi ces dernières années plusieurs attaques et enlèvements perpétrés par des groupes islamistes, notamment dans le nord du pays.Sept employés d'Areva et d'un sous-traitant avaient été enlevés le 16 septembre 2010 à Arlit par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Quatre Français restent aux mains de leurs ravisseurs.Depuis le lancement de l'opération franco-africaine dans le nord du Mali, l'armée nigérienne avait renforcé la surveillance de sa frontière longue et poreuse avec ce voisin pour limiter l'infiltration d'éléments islamistes. Niamey s'inquiète aussi de l'instabilité dans le Sud libyen et au Nigeria, son voisin du Sud en proie aux islamistes de Boko Haram. ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/23/photo-1369338855748-10-0_1579392.jpg" length="34388" type="image/jpeg" title="" provider="" creator="Pierre Verdy">Le dernier membre du commando qui a attaqué à la voiture piégée un camp militaire jeudi à Agadez, dans le nord du Niger, a été "maîtrisé", a affirmé à l'AFP le ministre nigérien de la Défense.</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/une/le-niger-frappe-pour-la-premiere-fois-par-deux-attentats-suicides-23-05-2013-214855_108.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Alger a frôlé la catastrophe</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/actualite/alger-a-frole-la-catastrophe-23-05-2013-214832_109.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Actualité</category>
           <pubDate>Thu, 23 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 23 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Déluge. Quelques heures de pluies torrentielles ont suffi pour créer la panique. Et pas seulement. Un mort et plusieurs blessés, sans compter les dégâts matériels. Des routes impraticables, des coulées de boue, des glissements de terrain, des trémies et des maisons inondées, des voitures bloquées... Le pire a été évité de justesse, semble-t-il. Les pluies qui se sont abattues sur plusieurs villes du pays, la capitale plus particulièrement, dans la soirée de mardi, rappellent à plus d’un de très mauvais souvenirs.
	  
	Ceux d’«el hamla» de Bab El Oued, en 2001, qui avait fait près de 1000 morts. Des inondations de plus faible ampleur, mais qui mènent à la même question lancinante : à qui la faute ?
	Entre colère et incompréhension, les Algérois n’ont pas peur des mots. «Au lieu de dilapider l’argent du pétrole, ils feraient mieux d’entretenir nos routes et nos avaloirs et de restaurer le vieux bâti !», accuse une habitante de Beni Messous, commune très fortement touchée, où une personne a trouvé la mort suite à l’effondrement d’un mur de l’hôpital. La colère cible clairement les pouvoirs publics. «Ils n’apprennent pas de leurs erreurs ! Les réseaux d’assainissement n’ont pas été entretenus, les APC, Amar Ghoul, Asrout et les services de wilaya ne font pas leur travail», peste encore un père de famille, qui est resté bloqué plus de 6 heures, mardi soir, sur la rocade Sud de l’autoroute qui relie Ben Aknoun à Aïn Naâdja. Tous les avaloirs de la capitale étaient bouchés, du constat même de la Protection civile, qui s’est retrouvée très vite débordée sur le terrain. La défaillance est criante.

	
	Prévention défaillante

	
	Lundi soir, un bulletin météorologique spécial (BMS) de l’Office national de la météorologie (ONM) annonçait des pluies orageuses, localement assez marquées, affectant durant les prochaines 24 heures plusieurs wilayas du pays de mardi à 9h jusqu’à mercredi à 12h. Comment expliquer qu’aucune mesure n’ait été prise ? Il y a seulement cinq mois, la wilaya d’Alger annonçait un plan d’envergure pour endiguer 200 oueds dans la capitale. Plus de 100 milliards de dinars ont été attribués pour leur curage et nettoiement. Une nuit de précipitations aura suffi pour balayer tous ces effets d’annonce. Suite aux inondations survenues en 2001 à Bab El Oued, le gouvernement algérien avait obtenu de la Banque mondiale un prêt de 89 millions de dollars pour la reconstruction, mais aussi pour organiser la prévention de la vulnérabilité urbaine aux catastrophes naturelles. Douze ans plus tard, le constat d’échec s’impose de lui-même : aucun plan d’aménagement urbain de la capitale ne permet de parer à de telles situations. Les citoyens en ont eu l’amère illustration, ce mardi. Alors que les pluies inondaient la capitale dans la soirée, sur les réseaux sociaux, les images pleuvaient en live. Les messages de soutien aussi. «Je suis restée coincée de 18h à 21h entre le Val d’Hydra et Ben Aknoun. Des jeunes ont laissé leurs voitures et sont sortis sous la pluie pour casser les barrières de l’autoroute et nous permettre de passer par une piste qui mène au centre de Ben Aknoun, ya3tihoum essaha ! Merci à ceux qui m’ont apporté de l’eau pour mon bébé», témoigne une jeune maman en arrivant chez elle.

	
	Les réseaux sociaux à la rescousse

	
	Alors que l’averse gagne en intensité, les Algérois comprennent très vite qu’ils doivent s’organiser pour éviter le pire. C’est ainsi que, dès le début de la soirée, les services de la Protection civile ont multiplié les interventions sur les ondes de la radio. Plusieurs groupes sur facebook ont fait un véritable travail de service public en suivant l’évolution de la situation, en indiquant les axes à éviter et en organisant spontanément des réseaux de solidarité.
	Les internautes n’ont pas non plus manqué d’y exprimer leur colère. Sur le mur d’un groupe très actif, «Envoyés spéciaux Algériens» (près de 200 000 fans), une jeune Algéroise s’offusque : «Je suis restée coincée à Alger-Centre alors que j’habite à Ouled Fayet ; j’ai dû attendre mon père des heures et on a failli tomber en panne sèche, vu qu’aucune station d’essence n’était ouverte. C’est inadmissible, je me demande comment fonctionne ce pays. On préfère installer des palmiers sur les autoroutes au lieu d’aménager l’autoroute.»
	Si beaucoup pointent sévèrement du doigt les autorités locales, d’autres responsabilisent également le citoyen. 
	  ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/22/intemp-bon_1577589.jpg" length="261582" type="image/jpeg" title="" provider="Photos : Internet" creator="">
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/actualite/alger-a-frole-la-catastrophe-23-05-2013-214832_109.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Georges Moustaki, le "pâtre grec" de la chanson française, est mort</title>
           <author>AFP </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/culture/georges-moustaki-le-patre-grec-de-la-chanson-francaise-est-mort-23-05-2013-214852_113.php</guid>
           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Thu, 23 May 2013 12:15:05 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 23 May 2013 12:15:05 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	"Juif errant", "pâtre grec" et séducteur au charme oriental, Georges Moustaki, l'éternel voyageur de la chanson française,  est décédé jeudi à 79 ans, suscitant une vive émotion dans le monde de la culture. Moustaki, qui souffrait d'emphysème, une maladie respiratoire incurable qui  l'empêchait de chanter depuis plusieurs années, est mort à Nice, dans le sud de  la France, au petit matin. 
	"Il était serein", a simplement indiqué son entourage, précisant que sa   dépouille allait être rapatriée à Paris. Cheveux longs et barbe broussailleuse, regard bleu étincelant, nonchalance bohème: avec sa "gueule" de "métèque", l'un de ses titres culte, Georges Moustaki a écrit plus de 300 chansons pour les plus grand interprètes français comme Edith Piaf, Yves Montand, Barbara ou Serge Reggiani.    

	En février dernier, sous oxygénation artificielle, il avait confié dans une ultime interview au journal Nice Matin, s'être installé à Nice pour fuir la   pollution et le froid de Paris, où il vivait depuis plus de 40 ans.  "Je regrette de ne pas chanter dans ma salle de bains. Chanter en public,  non. J'ai fait le tour. Le tour du monde et le tour des salles, petites ou grandes. J'ai vécu des choses magiques. J'ai appris que ce qu'on croit avoir acquis n'est qu'une partie infime de ce qu'il reste à découvrir", avait-il dit,  ajoutant qu'il "notait encore quelques idées (de chansons). Sans hâte".  "Je veux écrire et peindre. Consacrer mon temps à ce qui me fait plaisir,  comme je l'ai toujours fait", ajoutait-il.

	Georges Moustaki, de son vrai nom Giuseppe Mustacchi, était né le 3 mai  1934 à Alexandrie, de parents juifs grecs immigrés en Egypte.  Installé à Paris en 1951, il y avait rencontré Georges Brassens, dont il avait adopté le prénom en hommage.  

	 "Le Métèque"   

	Le Métèque", traduit dans une douzaine de langues, l'avait révélé comme   interprète en 1969. Mais il officiait depuis plus de dix ans comme   auteur-compositeur.  En 1959, il avait signé les paroles de "Milord" pour Edith Piaf, rencontrée   l'année précédente et avec qui il avait une liaison.  "J'avais une image de gigolo quand j'étais avec Piaf. Puis les gens ont vu   que j'étais un auteur et cette image s'est effacée", reconnaissait cet éternel amoureux des femmes. Elles ont marqué la vie de celui que son amie Barbara surnommait "ma   tendresse". "Celui qui se dit séducteur se trompe. Ce sont les femmes qui  décident de se laisser séduire", aimait-il à dire.

	D'autres chansons sont devenues des classiques, comme celles interprétées en 1966 par Reggiani , "Sarah", "Ma liberté", "Ma solitude", "Votre fille a   vingt ans", mais aussi "La Dame Brune" (Barbara, 1968), ou encore "Joseph", "La   Marche de Sacco et Vanzetti".

	L'annonce de son décès a immédiatement suscité une vive émotion et de   nombreuses réactions. 

	"Georges Moustaki nous a quittés : une immense tristesse. Un artiste engagé   qui portait des valeurs humanistes ,un grand poète îpatrimoine", a réagi la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, sur Twitter. 

	"C'était un homme absolument exquis, un homme bien élevé, c'était un homme   raffiné, c'était un homme élégant qui avait une douceur infinie et puis le talent", a dit Juliette Gréco sur RTL.  

	"Georges était un sage. Il nous laisse des chansons sublimes. Il a parcouru   le monde avec sa guitare, chantant le français partout. Il était très protecteur et attentionné", a déclaré Line Renaud à l'AFP, tandis que Mireille Mathieu a salué "un des plus grands ambassadeurs de la chanson française", dont   les chansons "sont éternelles".   ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/23/dr_1578184.jpg" length="142710" type="image/jpeg" title="" provider="D.R" creator="">
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/culture/georges-moustaki-le-patre-grec-de-la-chanson-francaise-est-mort-23-05-2013-214852_113.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>«L’Algérien souffre d’une grave crise de confiance»</title>
           <author>Nabila Amir </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/actualite/l-algerien-souffre-d-une-grave-crise-de-confiance-23-05-2013-214829_109.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Actualité</category>
           <pubDate>Thu, 23 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 23 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	
	Je ne suis pas un menteur. Lorsque le Premier ministre parle, c’est sa parole contre celle des autres. 
	Batna.
	De notre envoyée spéciale

	
	 

	Je vous ai dit que le Président était malade et je vous ai dit également qu’aujourd’hui, il va bien. Il s’est rétabli. Je ne vois pas pourquoi vous mettez ma parole en doute !» C’est une sorte de mise au point que vient de faire le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, à partir de la wilaya de Batna où il était, hier, en visite de travail et d’inspection.
	Visiblement agacé par la grosse polémique autour de l’état de santé du président Bouteflika qui ne s’estompe toujours pas, il reproche aux Algériens leur manque de confiance en leurs dirigeants et en leurs institutions. L’Algérien, a estimé M. Sellal, souffre «d’une grave crise de confiance».

	Devant un auditoire, composé de représentants de «la société civile», qui lui était acquis, le Premier ministre va encore plus loin dans ses remontrances à l’opinion nationale en osant poser une autre question : «Est-ce que le gouvernement est dans l’obligation de rendre public quotidiennement un bulletin de santé du président de la République ? Doit-il le faire pour satisfaire la curiosité de certaines personnes ?» «Non», rétorque-t-il d’un ton grave. «Nous avons informé la population sur la maladie du Président, nous l’avons rassurée par la suite sur son rétablissement et sur les recommandations des médecins. Cela suffit. Nous n’avons pas à rabâcher ce dossier chaque heure. Laissons de côté cette culture de la haine», fulmine Abdelmalek Sellal. En faisant cette mise au point, le premier responsable du gouvernement donne l’impression d’ignorer que ce sont les défiances de la communication officielle qui alimentent la spéculation et les rumeurs.  Poursuivant son discours, le Premier ministre formule une nouvelle mise au point. Mais cette fois-ci, adressée à ceux qui croient que le pétrole est une richesse impérissable. Il appelle ainsi les Algériens à se retrousser les manches et à ne plus compter sur les hydrocarbures.  «Le pétrole est une malédiction. Je ne conteste pas que cette richesse nous a aidés et nous a sauvés, mais le pétrole est une ressource éphémère. Donc il est temps de prospecter d’autres chantiers», dit-il.

	
	«Le pétrole est une malédiction»

	
	Durant son périple hier dans la région de Batna, M. Sellal n’a pas manqué, durant ses différentes escales, d’insister sur le rôle que devrait jouer la jeunesse algérienne. «Je trouve scandaleux et incompréhensible que nos villes dorment tôt. Les jeunes, notre relève, ont le droit de vivre. Comme il est de leur devoir de travailler et de donner le meilleur d’eux-mêmes. Les cybercafés ne peuvent pas fermer leurs portes à 16h, ce ne sont pas des administrations», lance le Premier ministre, exhortant les autorités locales à veiller à ce que les cybercafés et les commerces soient ouverts jusqu’à une heure tardive de la soirée. «Le jeune Algérien doit profiter de la vie. Il est insensé qu’il passe son temps entre la mosquée et la maison. Il est nécessaire de redynamiser les centres culturels et de loisirs afin de permettre à notre jeunesse de souffler», a-t-il dit.

	En visitant le projet de réalisation d’une unité de montage de tracteurs agricoles à Fesdis, M. Sellal a demandé aux responsables de cette usine d’augmenter le taux d’intégration pour faire travailler, en sous-traitance, les entreprises créées dans le cadre du dispositif Ansej. Pour lui, Batna, la capitale des Aurès, a joué par le passé un rôle historique, révolutionnaire et culturel et, aujourd’hui, elle doit relever le défi du développement économique. «La jeunesse n’a pas le droit de nous décevoir. Les moyens existent, il faut juste de la volonté et la confiance en ses compétences», explique-t-il.  Sans souffler mot sur la grève des praticiens qui paralyse le secteur de la santé depuis plusieurs jours, Abdelmalek Sellal révèle, lors de sa visite du centre anti-cancer à la commune de Batna, que l’Etat peut recourir à l’expertise étrangère pour la prise en charge des malades.  ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/22/167248m_1577558.jpg" length="308081" type="image/jpeg" title="" provider="Photo : APS" creator="">
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/actualite/l-algerien-souffre-d-une-grave-crise-de-confiance-23-05-2013-214829_109.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>17 médicaments soupçonnés dangereux</title>
           <author>Djamila Kourta </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/actualite/17-medicaments-soupconnes-dangereux-23-05-2013-214831_109.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Actualité</category>
           <pubDate>Thu, 23 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 23 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Un cas de décès a été enregistré il y a un mois, mais l’enquête est toujours en cours pour déterminer si un des médicaments suspectés d’être dangeureux n’en est pas la cause. 
	La déclaration du nombre de cas de pharmacovigilance et de matério-vigilance a enregistré une augmentation significative ces dernières années. Plus de 700 déclarations d’effets indésirables ont été notifiées par les prescripteurs et les centres hospitaliers au Centre national de pharmacovigilance depuis septembre 2012 à ce jour. 17 médicaments enregistrés et inscrits à la nomenclature nationale des médicaments au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière ont fait l’objet d’une enquête par les services du Centre national de pharmacovigilance et en matério-vigilance (matériels consommables ; CNPM), dont 5 sont jugés dangereux et 1 produit a été retiré suite à un cas mortel. Cinq médicaments utilisés en cancérologie et en néphrologie (maladie des reins) sont classés en observation, dont trois marqués au rouge en attendant les dernières vérifications et les résultats définitifs des enquêtes qui pourraient éventuellement être en faveur de leur retrait du marché national.

	Une suspension temporaire d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) d’un médicament importé et utilisé pour la première fois en Algérie a été déclarée. Le produit en question a été signalé dès sa première utilisation dans des grands hôpitaux de la capitale et a fait l’objet d’interdiction à la prescription suite à des effets indésirables graves enregistrés chez les patients. Un autre traitement utilisé dans la maladie cancéreuse a été également concerné par cette enquête du CNPM. Ces produits figurent sur la liste de médicaments enregistrés pour la première fois en Algérie, en 2012, dans la précipitation sur instruction de l’ex-secrétaire général du ministère de la Santé, M. Bouchenak. Ainsi, la prescription de cette chimiothérapie a été suspendue suite à des cas de toxicité grave chez des patients.

	Un cas de décès a été enregistré, il y a moins d’un mois, mais l’enquête est toujours en cours. Un premier rapport délivré par le CNPM parle d’«imputabilité probable». Interrogé à ce propos, le chef de département de pharmaco et matériovigilance, le Dr Nadjet Loumi, signale que le produit a été effectivement notifié par certains services d’oncologie, mais aucune conclusion n’est encore possible. «Des pré enquêtes sont organisées dans la confidentialité dans les différents centres. On ne peut rien dire pour le moment tant que toutes les données ne sont pas réunies. Il s’agit d’un produit de cancérologie important. Nous devons suivre de très près tous les éléments pour pouvoir mettre un lien de causalité», nous a-t-elle expliqué. Et de préciser qu’il y a «d’autres aspects à prendre en considération tels que l’état général de santé du patient et surtout la susceptibilité de l’individu à répondre à un produit chimique et toxique. Comme il ne faut pas aussi négliger l’association de plusieurs médicaments et surtout l’automédication».

	Le Dr Loumi estime que tous ces éléments doivent être pris en compte afin de décider des suites à donner. «La décision est collégiale dans le cadre d’un comité ad hoc constitué de représentants des différentes institutions relevant du ministère de la Santé et des spécialistes concernés pour chaque produit», a-t-elle souligné avant de relever qu’il est parfois difficile de statuer lorsque le produit n’est pas incriminé par d’autres services ou centres médicaux. «C’est le plus gros problème qui peut freiner à prendre une décision définitive.»

	Le Pr Helali, directeur du CNPM, a indiqué que des pré enquêtes et des enquêtes sont menées auprès des utilisateurs pour savoir si le médicament est réellement en cause dans l’effet indésirable notifié. «Mais il est aussi important de savoir s’il y a les documents nécessaires justifiant son enregistrement par le ministère de la Santé. Il est important de savoir s’il y a des bioéquivalences, des études cliniques qui ont été effectuées et quelle est la pharmacopée utilisée dans l’analyse de ces produits, notamment pour les produits cancéreux qui sont les plus concernés. Car il faut dire que la courbe en matière de besoins est montée en flèche pour les produits de spécialité contre des molécules de base. L’Algérie est devenue un déversoir», regrette-t-il.

	Du côté du Laboratoire national de contrôle des produits pharmaceutiques (LNCPP), les médicaments en question sont soumis au contrôle qui est effectué sur des échantillons pris au hasard et lorsque la conformité est avérée, elle est systématiquement signalée. Mais il reste que de nombreux produits anticancer sont validés par le LNCPP «sous la responsabilité du fabricant, le produit est libéré à la commercialisation sous toute réserve», car on explique que «ces produits sont photo-toxiques». Ce qui nécessite en fait un suréquipement de ce laboratoire pour une meilleure sécurité des médicaments et de leur usage.
	  ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/22/medica_1577560.jpg" length="62050" type="image/jpeg" title="" provider="" creator="">
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/actualite/17-medicaments-soupconnes-dangereux-23-05-2013-214831_109.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>«Il nous faut deux gros collecteurs sur l’autoroute de Ben Akroun»</title>
           <author>Nadir Iddir </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/actualite/il-nous-faut-deux-gros-collecteurs-sur-l-autoroute-de-ben-akroun-23-05-2013-214833_109.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Actualité</category>
           <pubDate>Thu, 23 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 23 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[  
	- Plusieurs quartiers d’Alger ont connu des inondations ces dernières 24 heures. A quoi est dû ce phénomène ?
	 

	La situation était exceptionnelle. On a enregistré 195 mm de précipitations à Bouzaréah en 14 à 15 heures, alors que la pluviométrie moyenne mensuelle est de seulement 39 mm. Cette quantité, cinq fois plus importante que celle habituellement enregistrée dans un délai très court, a induit beaucoup d’impacts. Des oueds ont débordé. Le niveau de l’oued Ouchayeh est ainsi monté. Même situation à Birtouta. L’oued de Palm-Beach n’a pas connu cette situation depuis les travaux d’aménagement engagés suite aux crues catastrophiques de 2010.  

	 

	- Une partie de l’autoroute, au niveau de Ben Aknoun (rocade Sud), a aussi été inondée…
	 

	L’oued Lekhal à Ben Aknoun, qui longe la RN36 jusqu’à Deux-Bassins a débordé. La quantité importante d’eau enregistrée a fait que cette partie de la ville a inondé. Nous nous sommes déplacés à 1h du matin avec le directeur des travaux publics (DTP) sur place. Nous avons dégagé une solution qui consiste à réaliser, à l’avenir, deux gros collecteurs sous l’autoroute, au niveau de Deux-Bassins, pour éviter plus tard de tels débordements.

	 

	- La situation était surtout déplaisante à Bab El Oued où les gens ont cru revivre les inondations de 2001…
	 

	D’importantes quantités d’eau sont, c’est vrai, descendues ver les thalwegs, charriant des quantités importantes de sable. Les eaux ont dévalé de Frais-Valon vers Bab El Oued. La situation n’était pas catastrophique. Les inondations s’expliquent par les très fortes précipitations enregistrées dans un temps très court, mais aussi par la nature du massif. Des solutions s’imposent pour éviter que de tels incidents se reproduisent, comme le reboisement de cette partie du massif.

	 

	- Le collecteur de l’oued M’kessel, réalisé pour éviter les inondations, a-t-il bien fonctionné ?  
	 

	Si Bab El Oued a été épargné par des inondations plus importantes, c’est surtout grâce au collecteur. Tous les ouvrages de cet équipement important, mis en service en septembre 2012, ont bien fonctionné. Cet important ouvrage dispose de quatre chambres à sable qui ont retenu de très importantes de gravats et autres.

	 

	- Pourquoi, à chaque averse, les avaloirs sont-ils obstrués ? Cette situation est-elle due à l’absence de service de voirie et aux chantiers jamais achevés ?
	 

	Il est facile d’expliquer les inondations par les avaloirs bouchés, mais ce problème, certes réel, n’est pas la seule cause des désagréments. S’il n’y a pas eu de grave incident, c’est en raison de la participation de tous les services (DTP, Seaal, Asrout, les APC qui ont les moyens, etc.), mais aussi grâce aux ouvrages importants réalisés.   ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/actualite/il-nous-faut-deux-gros-collecteurs-sur-l-autoroute-de-ben-akroun-23-05-2013-214833_109.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>La vérité sur l’assassinat des moines de Tibhirine</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/actualite/la-verite-sur-l-assassinat-des-moines-de-tibhirine-23-05-2013-214825_109.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Actualité</category>
           <pubDate>Thu, 23 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 23 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le documentaire de Malik Aït Aoudia et Séverine Labat reprend l’enquête là où le film de Xavier Beauvois Des hommes et des dieux se termine, à savoir ce plan final qui voit les moines enlevés s’enfoncer dans le maquis, prisonniers de leurs geôliers du GIA. 
	France 3 consacre sa soirée du 23 mai à l’affaire des moines de Tibhirine assassinés le 21 mai 1996 sur ordre de Djamel Zitouni, émir du GIA, auteur de leur enlèvement près de deux mois auparavant. C’est d’abord la fiction de Xavier Beauvois Des hommes et des dieux, grand prix au Festival de Cannes 2010, qui sera projetée, suivie du documentaire intitulé Le martyre des sept moines de Tibhirine coréalisé par Malik Aït Aoudia et Séverine Labat au terme d’une enquête approfondie qui s’est étalée sur plusieurs années. Concernant le beau film de Xavier Beauvois, rappelons seulement que ce dernier s’est gardé d’entrer dans une polémique sur les responsabilités des uns (les services) et des autres (le GIA) pour privilégier la dimension humaniste de ces hommes de foi attachés à l’Algérie indépendante (ils soignèrent les combattants de l’ALN pendant la lutte de libération).

	Le documentaire de Malik Aït Aoudia et Séverine Labat reprend l’enquête là où le film de Beauvois se termine, à savoir ce plan final qui voit les moines enlevés s’enfoncer dans le maquis, prisonniers de leurs geôliers du GIA.  Le martyre des sept moines de Tibhirine constitue un vrai travail d’investigation quasi policière qui met au jour les tenants et les aboutissants d’un enlèvement et d’un massacre qui n’ont cessé de faire polémique. On pense en particulier au «travail» d’un certain Jean-Baptiste Rivoire qui, pour le compte de Canal +, n’a cessé d’activer la thèse selon laquelle les services algériens seraient les vrais responsables de l’assassinat des sept moines.

	Or le travail commun de Séverine Labat et Malik Aït Aoudia inflige un démenti cinglant à cette version manipulatoire de la part d’un réalisateur journaliste français qui s’était déjà illustré comme propagandiste de la thèse «Qui-tue-qui ?»… Déjà auteur du remarquable Autopsie d’une tragédie en 2003, Malik Aït Aoudia, par ailleurs correspondant de l’hebdo Marianne à Alger, indique qu’il voulait «rendre hommage à ces hommes qui aimaient mon pays, et ne l’avaient pas abandonné malgré le fleuve de sang et la solitude. Ma part à moi, c’était de faire toute la vérité sur leur martyre». De fait, cet engagement est bien rempli grâce à une enquête qui convoque l’ensemble des protagonistes, depuis un général de l’armée et le wali de Médéa, jusqu’aux témoins et acteurs de première main, s’agissant de Hassan Hattab, opposé à Zitouni, en passant par Abou Imen, geôlier des moines, et qui nomme les égorgeurs du groupe, sans oublier  Abou Mohamed qui a transporté les têtes dans une voiture avant de les abandonner sur la route où elles furent découvertes…

	L’intérêt du documentaire réside aussi dans l’inscription de la tragédie dans le contexte historique qui prévalait en cette année 1996, avec l’implication de l’Etat français au milieu d’un imbroglio politico-religieux des plus complexes, mais que les auteurs ont su démêler à force de témoignages plus édifiants les uns que les autres. Bref, un document rare et pertinent à ne pas rater ce soir.
	  ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/actualite/la-verite-sur-l-assassinat-des-moines-de-tibhirine-23-05-2013-214825_109.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>«C’était bel et bien le Groupe islamique armé (GIA)»</title>
           <author>Rémi Yacine </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/actualite/c-etait-bel-et-bien-le-groupe-islamique-arme-gia-23-05-2013-214826_109.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Actualité</category>
           <pubDate>Thu, 23 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 23 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le journaliste-réalisateur Malik Aït Aoudia et la politologue Séverine Labat reviennent, dans un documentaire, sur l’affaire des moines de Tibhirine, qui sera diffusé aujourd’hui sur France 3. Pour eux, il n’y a plus aucun doute : c’était bien le GIA qui a égorgé les moines de Tibhirine. Dans cette interview, ils parlent d’une même voix.
	  
	- Pourquoi revenir sur cette affaire après tant d’années ?
	 

	C’est en 1997 que nous avons commencé à travailler, chacun de notre côté, sur l’histoire de l’enlèvement et de l’assassinat des sept moines de Tibhirine. Le 11 septembre 2001, lorsque nous avons commencé à travailler ensemble pour réaliser Autopsie d’une tragédie, nous nous sommes rendus compte que nous avions la même approche méthodologique, à savoir ne questionner pour nos documentaires que les témoins et acteurs des événements que nous allions raconter. Autrement dit, nous avons clairement décidé de sortir de «l’approche qui présente les propos d’une personne qui a vu l’homme qui peut être aurait rencontré la personne qui a vu l’ours peut-être quelque part».
	Dans Autopsie d’une tragédie, nous avions abordé la question des moines de Tibhirine. Le passage devait durer 7 minutes, trop peu pour raconter vraiment cette histoire. Nous nous sommes alors promis, dès que cela serait possible, d’aller au bout de nos recherches pour raconter le martyre des sept moines. Cela a pris du temps parce que certains témoins étaient au maquis, en prison ou parfois même perdus dans la «nature» ou occupant des fonctions leur interdisant de parler de cette affaire. Il a donc fallu les retrouver, discuter avec eux des événements et ensuite les convaincre de témoigner devant une caméra. Lorsque nous avons été convaincus de pouvoir raconter l’histoire avec la précision et l’émotion requises pour un tel drame, nous avons proposé ce documentaire à France 3, qui a accepté de nous accompagner dans cette aventure.

	 

	- Comment avez-vous procédé dans vos recherches ?
	 

	La première chose est de tout lire et tout voir sur le sujet, de tout analyser et de confronter les témoignages. Il faut aussi étudier la constance dans le témoignage et confronter ces témoignages avec des éléments factuels que l’on peut recueillir. On commence à aller à la rencontre de ces témoins ou acteurs. Il s’agit, en somme, d’une véritable enquête judiciaire sans les moyens de coercition du juge ou du policier. Cette phase d’enquête est primordiale, c’est elle qui permet de sélectionner les personnes que nous allons ensuite interviewer pour raconter l’histoire.

	 

	- Justement, certains disent que vous avez évité des témoins parce qu’ils dérangeaient votre thèse…
	 

	Vous parlez de Tigha ?

	 

	- Par exemple…
	 

	C’est un bon exemple. Cet ancien sous-officier déserteur est un menteur. La première interview qu’il a accordée au quotidien français Libération raconte qu’il aurait vu les moines dans la caserne du CTRI, à Blida, durant la nuit de leur enlèvement. «Il aurait vu», cela signifie qu’il serait donc un témoin. Il a créé la sensation parce qu’il aurait été témoin de la présence des moines dans une caserne de l’armée algérienne. Le problème est que ses propos évoluent. Finalement, il n’a plus vu les moines lui-même dans la caserne, mais on lui aurait dit qu’ils étaient dans la caserne. Cela change tout. Même dans le livre de Rivoire, on peut lire (page 160) à propos de Tigha : «Mais il est vrai qu’après avoir affirmé les avoir aperçu de loin, il a finalement expliqué, en 2008, que c’était un de ses collègues, le capitaine Redha, qui lui aurait affirmé que les moines avaient transité par le CTRI.» Il manque juste une phrase : «Tigha est un menteur et il nous a roulé dans la farine pour obtenir l’asile en Europe.» Au lieu de cela, certains, toujours les mêmes, continuent de lui donner du crédit pour une seule et unique raison : Tigha continue de maintenir le trouble en accusant l’armée algérienne. Pour revenir à notre travail, au moment où les moines sont supposés être à Blida selon Tigha, nous avons pu établir qu’un jeune homme a été enlevé par des terroristes du GIA conduits par Missoum, et détenu dans la même maison que les moines, dans la montagne de Guerrouaou. Nous l’avons rencontré et interviewé. Il dit exactement la même chose depuis 1996 ! Entre les deux, il n’y a pas photo.  Nous pouvons, de la même manière, vous montrer pourquoi tous ces soi-disant témoins n’en sont pas et pourquoi nous avons décidé de mettre tous ces imposteurs de côté. Nous ne les avons pas interviewés parce que nous ne voulions pas faire un documentaire sur les théories complotistes révisionnistes appliquées à l’Algérie.

	 

	- Pour vous, il ne fait aucun doute que c’est le GIA qui a tué les moines. Pourquoi ?
	 

	Nous n’avions aucun a priori en commençant à travailler. Ce qui nous intéressait, c’était de raconter la vie des moines pendant les années de sang et de larmes, de raconter leur enlèvement, leur détention et leur assassinat. Rien d’autre. Et c’est ce que nous avons fait. Pour être à chaque instant de cette tragédie «au plus proche des moines», nous avons recherché des témoins pour pouvoir essayer de raconter l’histoire telle qu’elle s’est déroulée. Il se trouve maintenant que c’est le GIA qui a enlevé, détenu et assassiné les moines. Point.

	 

	- Cette affaire est-elle à l’origine de la scission du GIA ? Et donc de la naissance GSPC, ancêtre d’AQMI ?
	 

	On ne peut pas dire cela de cette manière. Les sujets de discorde entre les différentes régions et émirs du GIA étaient nombreux à l’époque. En revanche, comme Hassan Hattab nous l’a dit pendant l’entretien filmé, l’affaire des moines a accéléré la rupture entre une partie des émirs locaux et la direction nationale du GIA.

	 

	- Ne craignez-vous pas d’être accusés d’accréditer la position officielle ?
	 

	Que faut-il faire lorsqu’un documentaire reposant sur une enquête implacable recoupe une version officielle ? Il faudrait jeter tout ce travail à la poubelle ? Cela signifierait que la souffrance des moines ne serait digne d’intérêt que s’ils ont été victimes de l’Etat algérien, qu’elle ne serait qu’un alibi pour des manœuvres politiques. Ce n’est pas notre façon de concevoir notre métier.

	Quand nous lisons ou regardons certaines «choses», nous ne sommes plus dans le journalisme ou le documentaire, mais dans la fiction. Dans cette affaire, nous aurions pu être dans la posture qui accuse à tout prix l’armée algérienne. Beaucoup, qui nous insultent aujourd’hui, nous auraient couverts de lauriers. Nous ne comprenons pas ces prétendues enquêtes qui désignent le coupable a priori et qui cherchent ensuite comment illustrer cette culpabilité. De cette façon, nous pouvons vous montrer demain que c’est l’armée algérienne qui a assassiné qui vous voulez. Même Kennedy ou Jésus-Christ, pour rester dans la religion catholique. ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/actualite/c-etait-bel-et-bien-le-groupe-islamique-arme-gia-23-05-2013-214826_109.php</link>
        </item>
        </channel>
</rss>