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       <title>El Watan - Vie d'entreprise</title>
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       <lastBuildDate>Mon, 28 May 2012 10:10:28 +0100</lastBuildDate>
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           <title>Si 2011 m’était «compté»</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 26 Dec 2011 01:00:00 +0100</pubDate>
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	Revenons ensemble sur les feuillets de l’agenda 2011 de l’entreprise avec ce que son environnement réglementaire et de pratiques d’affaires a apporté. 
	Dans quelques jours, l’an 2011 sera rangé sur les étagères de nos archives : chacun en retiendra ce qui l’aura le plus marqué entre le ‘printemps arabe’, la catastrophe de Fukushima, la crise de la dette dans la zone euro et, pour notre pays, le mécontentement spontané du début d’année, suite à certaines augmentations de prix non maîtrisées. La gestion du quotidien, au fil des années, reste orientée par son lien étroit avec l’économie et les pratiques commerciales.

	Le quotidien du gestionnaire d’entreprise est forcément marqué de ce que les législations et réglementations apportent en contraintes et en solutions. Entre autres contraintes, il faut tenir compte du décalage incontournable entre l’application d’une décision, son assimilation par l’entreprise, sa mise en œuvre et dans certains cas sa déviation.
	L’an 2011 sera finalement resté dans le sillon des orientations marquées en 2009 sur la question de l’investissement, y compris en matière de marchés publics, sur le parcours de 2010 pour la nouvelle loi comptable et sur une série de décrets exécutifs porteurs d’une grande réforme de la profession comptable.

	La LF 2011 et émeutes de janvier  

	En matière fiscale, la loi de finances pour 2011 serait restée anodine, si les augmentations de prix du début de l’année n’avaient pas amené l’institutionnel a réagir au plus vite.
	A l’origine la LF 2011 a été conçue pour apporter plus d’affinement à d’anciennes dispositions, pour mieux orienter l’acte d’investissement, telle la disposition sur le réinvestissement des bénéfices dans l’entreprise individuelle, pour le bénéfice de l’abattement de 30% pour la détermination du revenu à prendre dans les bases de l’Impôt sur revenu global (IRG.)

	En matière de TVA, la LF a mis en place l’auto-liquidation de cette taxe pour les assujettis établis hors d’Algérie, visant particulièrement les prestations immatérielles faisant du client, établi en Algérie, le redevable réel avec l’obligation de liquidation de la TVA. On retiendra également, pour les modalités de déclaration et de paiement de la TVA, l’obligation prévue pour fournir les états fournisseurs et états clients sur support informatique. Dans la pratique, cela aurait dû conduire à fournir, à l’appui des déclarations mensuelles - modèle G50 - un support informatique, détaillant les données liées aux récupérations de TVA sur achats et les TVA collectées sur chiffre d’affaires. Ceux qui ont souhaité se conformer à la loi ont vite réalisé que les recettes des impôts n’étaient pas prêtes à recevoir les supports informatiques.

	En matière d’exonération, la LF 2011 a consacré une exonération permanente pour les  revenus issus des activités portant sur le lait cru destiné à la consommation en l’état, tant au titre de l’Impôt sur le revenu global que de l’Impôt sur les Bénéfices des Sociétés, tant le besoin de stimuler la production de lait cru est crucial.
	A peine publiée, la LF 2011 s’est avérée incomplète, car rattrapée par les émeutes de janvier 2011, en réaction à l’augmentation des prix du sucre et de l’huile, au point de s’interroger sur l’absence d’études d’impact à engager en leur temps.

	L’institutionnel aura vite réagi, pour décider lors d’un Conseil interministériel de début janvier 2011, des exonérations temporaires et exceptionnelles de droits des Douanes et de Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), sur le sucre brut et sur les huiles alimentaires et pour demander aux producteurs et aux distributeurs d’en répercuter en urgence les effets sur les prix de vente aux consommateurs. La LFC 2011 a repris ces dispositions pour les besoins de formalisation législative.

	Pratiques commerciales aménagées

	Les pratiques commerciales ont également été aménagées puisque pour répondre aux griefs collatéraux faits sur l’augmentation des prix, décision a été prise de geler l’obligation de paiement par chèque des factures de montant supérieur à 500 000 dinars. La volonté politique de consentement du chèque, comme moyen de paiement, reste donc gênée par l’économie informelle. Pour ce qui concerne le paiement des importations, la LFC 2011 a aménagé l’obligation du recours unique au paiement par crédit documentaire, en permettant aux entreprises productrices de biens et services de payer les importations d’équipements, d’intrants et autres produits utilisés pour la production ainsi que les produits stratégiques à caractère d’urgence par remise documentaire. Le seuil pour les paiements par transfert livre a été relevé à quatre millions de dinars  pour les entreprises de production au titre de leurs importations d’intrants, de pièces de rechange et d’équipements nouveaux.

	De toute évidence, l’acte d’importation en vue de la simple revente en l’état n’a pas été encouragé, car les importations destinées à la vente en l’état continuent à être payées obligatoirement au moyen du seul crédit documentaire. Pour être mieux encadrées, les activités de revente en l’état sont désormais soumises à un suivi régulier. C’est l’objectif de l’arrêté du 13 juin 2011, du ministère du commerce, qui fixe la durée de validité des extraits du registre du commerce, à deux années, pour les assujettis qui exercent des activités d’importation de matières premières, produits et marchandises destinés à la revente en l’état ainsi que le commerce de détail exercé par les commerçants étrangers, qu’ils soient personnes physiques ou morales. Cette durée renouvelable prend effet à compter de la date de l’inscription au registre du commerce.

	Les personnes commerçantes réalisant ce type d’activités feraient bien de noter la date limite du 29 décembre 2011. En effet six mois auront couru, depuis la publication de l’arrêté en date du 29 juin 2011, les commerçants disposant d’un délai de six mois, à compter de la date de publication au Journal officiel de cet arrêté, pour se conformer à ses dispositions.

	Compromis entre l’investissement étranger et les marchés publics

	Le décret présidentiel du 1er mars 2011 a modifié et complété le décret présidentiel n° 10-236 du 7 octobre 2010, sur la réglementation des marchés publics, en précisant que certains projets de soumissionnaires étrangers peuvent être exemptés de la condition d’investissement.Le code des marchés publics dans sa version du 7 octobre 2010 était formulé avec la volonté de recourir au maximum aux entreprises algériennes pour que celles-ci participent davantage à la réalisation des programmes d’investissements publics.D’un autre côté, l’engagement d’investissement imposé aux soumissionnaires étrangers restait sans suite, le transfert de savoir-faire restant au centre de cette problématique.

	La révision de la réglementation des marchés publics, formulée en 2011, laisse désormais à l’autorité de l’institution nationale de souveraineté de l’État, de l’institution nationale autonome ou du ministre concerné, la prérogative de décider la désignation des projets devant donner lieu à l’engagement d’investir et la nature de l’investissement.
	Pour faciliter les partenariats, l’article 24 du décret présidentiel du 6 mars 2011 précise que le dossier d’appel d’offres doit contenir une liste non limitative d’entreprises de droit algérien et majoritairement détenues par des résidents nationaux, susceptibles de concrétiser une opération de partenariat avec le soumissionnaire étranger.

	L’effet combiné des dispositions de LFC 2009, des différentes publications sur la réglementation des marchés publics et des comportements d’entreprises étrangères, dans un environnement de crise financière internationale, ont conduit à un recul certain de l’Investissement direct à l’étranger, pour l’Algérie. Il est clair que les investisseurs étrangers ont moins regardé du côté de la destination Algérie. Dans certains secteurs, il y a même eu du désinvestissement, particulièrement dans les activités déployées par les PME qui ne peuvent pas se permettre de supporter autant de perturbations environnementales.

	Même dans le secteur pétrolier, principal pourvoyeur de ressources du pays, le ralentissement de l’investissement étranger, causé par des facteurs de crise internationale, n’a pas trouvé de levier de relance favorable à l’Algérie, au croisement des lois, ancienne (86-14) et nouvelle (05-07.)Il faut admettre que chacun préservant ses rangs, notre pays n’aura pas accordé le meilleur ‘cocon’ à ses partenaires, gestion de crise oblige. Les compromis ne sont pas toujours faciles à trouver.

	Réforme de la profession comptable

	Pour terminer, rappelons que l’an 2011 a le mérite d’avoir réalisé la réforme de la profession comptable. La loi 10-01 du 29 juin 2010 avait déjà donné le ton en dotant le Conseil national de la comptabilité d’une mission de supervision des professions comptables, en plus de sa mission fondamentale de normalisation. Une série de décrets exécutifs ont été publiés en 2011 pour consacrer à chaque corps professionnel , son organisation et ses obligations, pour apporter un cadre structurant en matière de formation, d’accès à la profession, de normes d’exercice, d’arbitrage, de contrôle qualité et de déontologie.

	L’an 2011 a été également le premier chantier de l’application de la nouvelle loi comptable, le Système comptable financier (SCF), car bien qu’entrée en vigueur au 1er janvier 2010, cette nouvelle loi n’a été au centre des clôtures comptables de l’exercice 2010, que dans les premiers mois de 2011. Autant les cadres comptables que les dirigeants d’entreprises se sont ‘pris la tête’ dans le calendrier du début de l’année 2011 à faire face aux véritables difficultés d’application de cette nouvelle loi.

	L’administration fiscale a finalement bien vu en prévoyant le report de délai des déclarations annuelles, pour l’exercice 2010, au 30 juin 2011. Dans la foulée, le Centre National du Registre du Commerce a lui-même permis un calendrier plus reculé pour la publication des comptes annuels. Cette flexibilité a permis à beaucoup d’entreprises de mieux cerner cette première application du SCF qui reste un chantier permanent, puisque la normalisation est un exercice continu.
	La continuité étant inéluctable, même si mise aux archives, l’année 2011 doit être un tremplin de réussite pour la nouvelle année. Gardons de cet agenda le meilleur et réussissons tous ensemble une belle année 2012.        </description>
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           <title>Algerian Maritime Services : Une petite PME devenue grande</title>
           <author>Nora Boudedja </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 19 Dec 2011 01:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 19 Dec 2011 01:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Lorsque Zouaoui Bendjellit a créé avec son épouse sa petite PME, spécialisée dans les services maritimes, il voyait grand. Il n’était pas question pour lui d’être un gagne-petit. 
	Après que l’Etat eut levé le monopole sur certaines activités liées au transport maritime, il a tout de suite eu le bon flair et a décidé de se lancer dans ce qu’il appelle «une aventure». Une aventure qui l’a mené bien loin. Cet ancien cadre de  la Compagnie nationale algérienne de navigation (CNAN) a raconté son expérience aux étudiants de l’Ecole supérieure algérienne des affaires (ESAA) venus nombreux afin de s’imprégner de la culture de l’entreprenariat. Cette rencontre entre le chef d’une entreprise au parcours exemplaire et de potentiels futurs entrepreneurs a été organisée à l’initiative de la Chambre algéro-allemande du commerce et de l’industrie. «Nous avons été le premier privé à se lancer dans cette activité en 1998», dit-il d’emblée non sans fierté.

	Sa petite entreprise baptisée Algerian Maritime Services (AMS) est devenue un grand groupe composé de neuf filiales opérant dans différents domaines. La rigueur et la persévérance sont, selon lui, les clés de la réussite. «Ce n’est pas en faisant la grasse matinée qu’on va connaître le succès», s’exclame-t-il. Le professionnalisme et le sérieux, soutient-il, ont permis à AMS d’avancer dans un climat des affaires très décrié. «Chacun dans son secteur a des griefs. L’Algérie est un pays en constante mutation. C’est normal qu’il y ait des difficultés. Mais notre force réside dans notre capacité à trouver des solutions. Il y aura toujours des difficultés. Ça fait partie de la vie courante. L’Algérie est un pays novice dans le commerce. Il y a des pays qui sont dans le domaine depuis 200 ans», fera remarquer M. Bendjellit.

	Pourtant, l’entreprise évolue dans un environnement où les opérateurs notamment étrangers se livrent une rude concurrence. Afin d’élargir sa gamme de services et être à jour par rapport à ses concurrents, AMS a conclu de nombreux partenariats avec des entreprises françaises, allemandes et tunisiennes. Les actions d’intelligence économique sont tout aussi importantes afin de rester dans la course et ne pas perdre des parts de marché. «Nous sommes en constante recherche et analyse de notre environnement», relève-t-il. Le choix des membres du personnel est, selon lui, tout aussi essentiel. Il avait mis un point d’honneur à ne pas recruter des amis ou des proches.

	Exit le copinage

	Point de copinage donc si l’on veut réussir dans le monde impitoyable des affaires. «Le choix du personnel est important.  On se demande toujours si tel ou tel profil va s’intégrer dans le groupe. Chaque personne est recrutée selon sa valeur et ses compétences», affirme-t-il à ce propos. Dans le même sillage, il estime que le passage par une période d’apprentissage serait d’une grande aide pour acquérir un métier. «A mon avis, tous les gens doivent passer par un stage pratique. Il faut passer par une phase d’apprentissage du métier. Ce n’est qu’après quatre ou cinq ans qu’on peut dire qu’on est expert et qu’on a acquis un savoir-faire. Les diplômes, ça ne suffit pas», souligne-t-il.

	Il regrette par ailleurs qu’il y ait un décalage entre les programmes enseignés dans les universités et le monde du travail. «Il faut revoir les programmes dans les universités pour les mettre au diapason avec le monde de l’entreprise et la réalité algérienne. Il ne faut pas hésiter à faire appel aux managers pour partager leurs expériences dans les universités. C’est eux qui feront le lien entre le business et les universités», indique-t-il. Une entreprise ne doit pas rester figée et doit être à l’affût des innovations, a-t-il signifié en outre aux étudiants de l’ESAA.

	La mise à niveau n’est pas un luxe pour une entreprise qui, à travers la formation, peut toujours se hisser dans la cour des grands leaders, a-t-il laissé entendre. «La formation est essentielle et fondamentale. Il n’y a pas d’entreprenariat sans formation. Quand on a un projet, la formation est constante, car il faut toujours se mettre à jour. Et tout le monde doit être formé. Que ce soit le technicien, l’ingénieur, le comptable. L’entreprise est un tout, et nous devons tous évoluer ensemble. Sinon il y aura des cassures dans l’entreprise», explique le directeur général de AMS. D’après lui, c’est la combinaison de tous ces facteurs qui peuvent mener à la réussite d’une entreprise naissante. «Il faut toujours un leader et le travail d’équipe, c’est essentiel. Il faut partager les objectifs avec l’équipe. Sinon ça va aller dans tous les sens. Nous avons commencé à deux et maintenant on est 130», a-t-il conclu.
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	Le transport maritime de marchandises, un créneau lucratif.
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           <title>Enjeux et contraintes du secteur privé</title>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 12 Dec 2011 01:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 12 Dec 2011 01:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Rien n’est joué. Avoir trouvé l’acquéreur et avoir convenu du prix de cession de son entreprise ne garantit en rien la réussite de l’opération. 
	Le sujet est d’actualité en Algérie avec de nombreuses entreprises patrimoniales privées qui ne se sont pas forcément converties en entreprises familiales, avec celles cédées à des groupes internationaux ou encore pour les entreprises familiales à restructurer en vue de la préparation d’une succession.

	
	La préparation de la cession ou de la transmission est cruciale

	
	Le postulat de la réussite est qu’une fois les dès jetés et le pion placé sur la case ‘Départ’, le chef d’entreprise doit avoir préparé minutieusement le déploiement de la cession ou de la transmission.
	Que les acquéreurs soient des tiers, hors du cercle familial, ou des membres de la famille, un plan de cession ou de transmission, selon le cas, doit être préparé.  La préparation concerne autant les aspects techniques de l’évaluation que ceux de l’acte de cession,  avec en amont un état esprit favorable au projet de cession. Ce dernier élément manque très souvent, d’autant que les situations qui conduisent à la décision de cession peuvent survenir de manière inattendue, telle une faillite, des difficultés financières ou une volonté de partage de patrimoine hâtive. La transmission d’entreprise est un acte social non seulement au sens du contrat de société, mais également au sens du maintien de l’activité avec ses conséquences sur l’environnement et notamment sur l’emploi. Les responsabilités, sociale et d’action sociale, sont encore plus présentes au moment où la décision de cession est prise. Le dirigeant a tout intérêt à prendre le recul nécessaire sur les tenants et les aboutissants d’une telle décision. La réalisation du ‘pactole’ de la cession ne doit pas être le seul centre d’attention, car il ne peut y avoir de cession réussie  sans avoir intégré, dans le plan de cession, les aspects sociaux, juridiques, fiscaux et de ressources humaines.

	Le cédant, souvent fondateur de l’entreprise doit, avant tout, s’être préparé psychologiquement pour isoler, des paramètres de la cession, la ‘valeur affective’ de l’entreprise.
	Un raisonnement centré sur l’aspect sentimental, construit au gré des efforts et sacrifices, peut constituer un frein sérieux à la réalisation de la transaction, car à la table de négociation, l’acquéreur n’a pas cette dimension dans son schéma d’acquisition. Il peut la comprendre, mais il n’est pas disposé à en payer le prix. Le délestage du sentiment doit également être combiné à la projection de ce qui sera fait, une fois la cession réalisée. Dans ce cas, il s’agit de prendre des décisions sur des actions de placement ou d’investissement.
	Le chef d’entreprise cédant ne doit pas négliger son accompagnement nécessaire par des professionnels comme les avocats, les notaires et les experts-comptables.

	
	Encore faut-il être bien accompagné

	
	En effet, la compétence et le talent des différents professionnels ne sont pas les seuls garants d’un accompagnement efficace. La confiance est un facteur clé, car la pratique montre hélas ! qu’il s’agisse de grands ou moins grands cabinets, que les expertises en matière de cession  d’entreprises sont trop souvent alignées avec un parti pris pour le mandant avec, dans certains cas, une atteinte flagrante à l’indépendance.
	Ainsi, ceux travaillant pour le cédant auront tendance à développer les arguments d’un prix de cession élevé et ceux mandatés par les acquéreurs à identifier le maximum de points réducteurs de la valeur de l’entreprise. La situation est encore plus délicate lorsque le professionnel expert est choisi pour accompagner les deux parties : l’acheteur et le vendeur.
	La recherche d’une transaction efficace est souvent à l’origine de ce choix, mais la moralité de l’évaluateur et des autres professionnels est fondamentale.
	Les exemples en Algérie ne manquent pas où des évaluateurs se sont mis sur les rangs d’un mandant, notamment les acquéreurs membres de groupes multinationaux assistés de cabinets internationaux, sacrifiant tout principe d’éthique pour l’éviction d’une ‘cible’ et l’accaparement d’un marché.
	La récente obligation d’un actionnariat résident majoritaire est un élément protecteur, mais qui n’aura pas empêché, avant son institution, des marques internationales de bousculer des enseignes locales ou encore d’aider à la conclusion de cessions avec des valeurs bien en deçà de ce que le bon sens d’un chef d’entreprise aurait accepté en ‘bon père de famille’.
	Le chef d’entreprise a tout intérêt à avoir la meilleure maîtrise des variables du prix de cession ou des composants de la transmission à ses successeurs ou acquéreurs.

	
	Le Chef d’Entreprise doit optimiser la valeur de son entreprise

	
	Il ne s’agit pas d’amener la valeur à la hausse, par l’attache sentimentale ou par la simple volonté d’une spéculation, mais plutôt de prévoir tous les éléments garantissant la viabilité de l’entreprise et sa profitabilité.
	Si des restructurations doivent être entreprises autant qu’elles soient conduites avant la cession, surtout si elles sont de nature à améliorer la profitabilité ou à réduire le risque de perte, sans pour autant qu’elles ne constituent un frein de développement pour le futur acquéreur.
	Ces actions doivent notamment porter sur la gestion de la marque et de sa protection, la qualité des équipements, la maîtrise des process de fabrication, la qualité des créances et l’aptitude de l’entreprise à avoir une capacité de financement utile.
	D’une manière générale, le Chef d’Entreprise cédant devra optimiser chacun des facteurs, en rapport avec les méthodes d’évaluation les plus courantes.
	Ainsi dans le cadre de la méthode de l’actif net corrigé, le Chef d’Entreprise s’attachera à identifier les éléments réducteurs de valeur et à agir sur leur amélioration, voire à constater les provisions de pertes de valeurs.
	Pour les méthodes qui composent des aspects prévisionnels, comme dans le cas des flux de trésorerie prévisionnels, il devra s’attacher à s’assurer que les hypothèses de développement et de performance futurs sont réalistes et qu’elles ont déjà des prémisses dans les réalisations passées et dans les caractéristiques environnementales de l’entreprise.
	Pour les méthodes qui intègrent le résultat, telles que l’évaluation par un multiple de résultat, le chef d’entreprise cédant aura tout intérêt à avoir la mesure la plus fiable du résultat et de sa comparaison logique avec les entreprises du même secteur.
	Idéalement, le chef d’entreprise cédant devrait avoir une entité avec une organisation juridique adéquate, sans litige avec les associés existants, un historique et un plan d’investissement matériellement vérifiables, du personnel compétent maitrisant les process et une liquidité suffisante.

	
	Le chef d’entreprise cédant est in fine responsable de la valeur

	
	Dans la démarche de ce qui sera avancé en matière de justification de la valeur d’entreprise, le Chef d’Entreprise doit être capable de garantir la valeur attribuée à la transaction, surtout lorsqu’il d’agit d’une cession partielle ou totale à un tiers externe à la famille.
	Cette garantie est souvent reprise dans le protocole d’accord qui formalise la volonté des parties de conclure la cession. Outre que le protocole précise les conditions de la cession  et son calendrier, il intègre souvent la garantie d’actif et de passif.
	Dans le cas des actifs, la garantie concerne la possible surévaluation des éléments d’actif ou la simple déclaration d’existence de biens qui s’avéreraient non disponibles lors de la prise de possession par l’acquéreur.
	La garantie de passif traite des dettes non recensées qui pourraient se faire connaître après la conclusion de la cession. Le cas le plus courant est celui du passif fiscal lié aux redressements, issus de contrôles potentiels, pour les années non prescrites et dont le résultat imposable relève de la responsabilité du cédant. Le protocole doit préciser les bénéficiaires de la garantie. Dans la pratique le bénéfice de l’exécution des garanties peut revenir à l’acquéreur ou comme c’est souvent le cas à la société, objet de la transaction.
	La durée de la garantie est forcément définie par libre convention entre les parties, car le cédant ne saurait être tenu responsable et solidaire indéfiniment. Dans la pratique la garantie porte sur les années non couvertes par la prescription fiscale avec un montant de garantie plafonné aux risques estimés.  

	Pour la matérialisation de la garantie, les parties conviennent généralement de loger en compte séquestre la contrevaleur de la garantie, retenue à partir du prix de la transaction, mais rien n’empêche que la garantie se mette en place au moyen de cautions bancaires.
	Selon le cas, le chef d’entreprise cédant peut être amené à s’impliquer sur une période transitoire, ce qui renforce d’autant les garanties mises en place. La présence du chef d’entreprise en post-transaction est souhaitable dans les cas où le repreneur a besoin d’assistance, dans la maitrise de l’industrie et du marché, voire dans la recherche ou le maintien de financements. Cette situation se présentera souvent lorsque la crédibilité du cédant est de nature à garantir la pérennité d’affaires en raison de sa personnalité.
	La location-gérance peut être une bonne formule en période transitoire de cession ou de transmission avec une gestion de l’exploitation assurée par le futur acquéreur, le cédant restant propriétaire de son entreprise, avec une cession adossée à une promesse de vente.

	
	La cession conclue et réalisée, une nouvelle vie peut commencer

	
	Rien n’est gagné, sauf à avoir dument prévu de ce qui sera fait du produit de la vente. Selon l’âge du chef d’entreprise cédant, les intentions de placement ou d’investissement seront différentes. Le produit net de la vente dépendra fortement des risques liés à la valeur de cession, notamment ceux qui peuvent grever les garanties, mais aussi de la fiscalité liée à la cession de valeurs mobilières. Idéalement le produit net de la cession devrait être suffisant pour permettre le lancement d’une nouvelle activité, avec un chef d’entreprise fort d’une ou de plusieurs réussites en entreprise.
	En cas de transmission d’entreprise, par voie de donation à ses héritiers, le fondateur chef d’entreprise aura tout intérêt à s’assurer que la gestion de l’entreprise sera distincte de la gestion du patrimoine familial pour que l’entreprise familiale soit pérenne et à l’abri des conflits de famille présents ou futurs.
	La cession ou la transmission d’entreprise n’est pas un exercice simple, ni un jeu. Elle peut aboutir à de lourdes conséquences, voire des pertes considérables de patrimoine.
	Autant retenir la règle : s’y préparer, être bien accompagné, évaluer et être responsable. C’est l’effort supplémentaire avant une bonne retraite. 

	 

	Samir Hadj-Ali.  Expert-comptable</description>
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           <title>Les entreprises démunies face aux risques informatiques</title>
           <author>Safia Berkouk </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 05 Dec 2011 01:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 05 Dec 2011 01:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	A l’ère du développement des technologies mobiles et de l’omniprésence des médias sociaux, la sécurité des systèmes d’information au niveau des entreprises se voit de plus en plus menacée. 
	Pourtant, cela ne semble pas inquiéter outre mesure le top management, à en croire certains professionnels du domaine opérant en Algérie. «Il n’y pas au niveau management de l’entreprise une réflexion globale sur la sécurité des systèmes d’information», souligne Ouarda Deramchi, senior manager IT Advisory au sein du cabinet de consulting Ern st and Young. La question «n’est pas encore totalement prise en charge», a-t-elle déclaré à El Watan Economie en marge d’une rencontre tenue la semaine dernière à Alger sur le thème de la sécurité informatique.

	Pour savoir pourquoi, il ne s’agit pas de s’interroger sur la compétence des services informatiques de ces entreprises, mais plutôt sur l’engagement des chefs d’entreprise eux-mêmes. «C’est une question de logique de moyens et de perception du management», estime Loic Chabanier, senior manager IT Advisory au sein du même cabinet. La sécurité est une question qui concerne à la fois l’informatique et les métiers de l’entreprise, explique-t-il. Il s’agit donc de «se donner les moyens de mettre sous contrôle les risques et d’investir». Dès lors, «on sort du métier informatique et ça devient de plus en plus un sujet relevant de la  direction».

	Pour les entreprises algériennes qui se débattent contre un tas de difficultés liées à l’hostilité de l’environnement économique et où les investissements dans les moyens de production font déjà cruellement défaut, mettre de l’argent dans la protection des systèmes d’information, qui sont assez coûteux, selon les professionnels du domaine, ne relève plus de la priorité. Pourtant, réfléchir à la sécurité de l’information ne doit pas s’appréhender «en aval», affirme Mme Deramchi. «C’est plutôt en amont que ça se passe».
	C’est-à-dire qu’il faut pour un chef d’entreprise «penser au risque lié à la sécurité du système d’information, à sa vulnérabilité et se demander ce qu’il en coûtera si le système d’information n’est pas sécurisé».
	En comparant cela avec «l’investissement qui doit être fait pour éviter cette perte, le calcul est vite fait». Pourtant comme l’a révélé la responsable du service informatique d’un important organisme public : «Les managements des entreprises dans notre pays veulent sécuriser leurs systèmes d’information, mais ils en ont rien à faire de la manière dont cela doit se faire et ne sont même pas prêts à dégager les budgets nécessaires pour cela».

	
	Souci d’ouverture

	
	Avec l’arrivée des nouvelles technologies, «les menaces sont plus étendues», affirme M. Chabanier et cela «démultiplie les potentialités d’occurrence du risque». C’est d’autant plus vrai que les entreprises de par le monde et même en Algérie seront dans les années à venir amenées à «ouvrir leurs systèmes», dit-il, en donnant l’exemple du Cloud Computing qui est un concept qui permet aux entreprises de déporter leur données depuis leurs serveurs locaux vers des serveurs distants et interconnectés.
	En d’autres termes, les entreprises ne gèrent plus leurs serveurs informatiques, mais y accédent à distance et en ligne.
	A partir de là, il apparaît clair que «les enjeux de sécurité dépendent du management, vu que la décision de partager des données internes et de confier le processus à une entreprise extérieure c’est-à-dire un prestataire de service devient très vite une décision du management», précise notre interlocuteur.

	En Algérie, on est encore trop loin de cette pratique, car pour penser aux risques encourus en matière de sécurité de l’information, il faudrait encore que les entreprises algériennes soient équipées. Or, l’utilisation des technologies de l’information et de la communication en Algérie reste très faible.
	Selon étude publiée en 2008 par le CREAD, le taux de pénétration des TIC au sein des entreprises algériennes est de 4,1% et seulement 4 à 5% des entreprises disposent d’un site Web. Et comme le précise Mme Deramchi, plus le taux d’utilisation des TIC est important, plus la menace (piratage, fraude, etc.) augmente et les possibilités d’attaques internes et externes se multiplient. A titre d’exemple, des statistiques publiées en 2010 dans la presse nationale font état de près de 3000 cyber-attaques contre les sites internet algériens appartenant à des institutions publiques et des entreprises privées.

	
	Les banques, plus vulnérables

	
	Pour l’heure, explique Mme Deramchi, «sans généraliser ni dresser un tableau, je peux dire qu’en intervenant au niveau de certaines entreprises on observe bien qu’il y a un écart entre ce qui devrait être mis en place et ce qui est mis en place en matière de sécurité de l’information.
	Il y a encore de la marge». Les banques victimes aussi bien d’attaques internes qu’externes sont considérées comme étant les plus vulnérables, mais il n’existe pas de données précises pour permettre de cerner l’ampleur du phénomène. Il arrive souvent qu’il y ait des problèmes parce qu’on aurait oublié de désactiver les codes d’accès au système de certains employés après qu’ils aient quitté l’entreprise ou l’établissement, explique-t-on. Globalement, «les entreprises ne communiquent pas beaucoup sur ça, car on n’a pas envie de dire que notre système d’information est une passoire et qu’on s’est fait voler des fichiers», souligne Mme Deramchi.
	Ernest and Young a réalisé une enquête annuelle sur la sécurité informatique auprès de 1700 entreprises dans 52 pays. L’Algérie n’en faisait pas partie cette année, mais elle sera intégrée l’année prochaine, selon le cabinet.       
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           <title>«10% des informations sont concernées par le risque de piratage»</title>
           <author>Safia Berkouk </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 05 Dec 2011 01:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 05 Dec 2011 01:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description> 
	- La préoccupation en matière de sécurité informatique est mise de côté au sein des entreprises algériennes, comment l’expliquez-vous ?

	Cette préoccupation n’est pas du tout prise en charge d’une manière efficace, on voit que ça fait peur. D’autre part, les responsables ne sont pas à un niveau tel qu’ils peuvent apprécier quel est le risque qui menace leur entreprise, alors que les informaticiens sont beaucoup plus préoccupés par le quotidien. C’est pour cela que cette question est délaissée. C’est quand survient le problème qu’on commence à s’intéresser à la chose. Or, cette réticence a un effet de blocage et ne permet pas à l’entreprise d’avancer. Les chefs d’entreprise se disent que s’ils utilisent les nouvelles technologies, l’internet, le Cloud Computing, ils vont s’exposer au piratage, etc. Or, aujourd’hui, on est obligés de partager l’information et il y a suffisamment de logiciels et de technologie qui leur permetten de se prémunir. Partager l’information permet de faire un bon management. Exemple, pour un ministère qui a des directions dans 48 wilayas, le fait de partager un document avec toutes ses directions à distance en utilisant internet par exemple, lui ferait gagner plus de temps que s’il envoyait des fax. Il faut se poser la question de savoir si cette information est tellement stratégique qu’il ne faut pas qu’elle soit partagée.

	
	
	- Quelle est la part de l’information qui peut être partagée sans risque, selon vous ?

	Au sein des entreprises algériennes, mis à part les banques ou assurances, où les organismes où l’on détient des informations à caractère médical, tout le reste peut être partagé sur le Net à travers des outils de sécurité. Cela signifie que le risque de ce qui peut être détourné et utilisé à des fins malveillantes ne concerne que 10% des informations qui sont détenues. Cela ne nous empêche pas donc de partager l’information et de la transmettre via le réseau internet. Ne pas le faire occasionne un retard immense pour nos entreprises en matière de développement de nouvelles technologies.

	
	
	- Est-ce que cette réticence concerne aussi bien les organismes étatiques que les entreprises privées ?

	Non, je ne crois pas. Au niveau des entreprises privées, je peux vous citer mon exemple, mois j’ai 98% de mon information qui est partagée sur le Cloud, c’est-à-dire sur internet partagé avec mes collaborateurs et cela facilite le travail énormément.
	Les entreprises publiques commencent à prendre conscience, alors que l’administration reste quant à elle très en retard. C’est d’ailleurs pour cela qu’on ne peut pas avoir une information crédible.

	 

	- Quelles sont les menaces qui pèsent aujourd’hui sur les entreprises en matière de sécurité informatique ?

	La menace première reste le hacking parce qu’il y a une vraie possibilité de nuire.
	En Algérie, on ne fait pas encore des transferts et des exécutions de virement bancaire par internet il y a donc moins de menaces. Mais les risques de piratage dans un souci d’espionnage par exemple concerne beaucoup plus les grandes entreprises stratégiques qui doivent se prémunir. Une charte de sécurité au sein de l’entreprise devient indispensable. Il faut en discuter, en débattre et même se faire auditer par des professionnels comme on aurait tendance à le faire en matière de comptabilité ou de finances.                    
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           <title>«Réduire l’importation de services passe par l’émergence d’un équivalent localement»</title>
           <author>Safia Berkouk </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 05 Dec 2011 01:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 05 Dec 2011 01:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description> 
	- Jusqu’en 2008, Ernst and Young n’avait en Algérie qu’un bureau de représentation. Qu’est-ce qui a changé depuis jusqu’à vous amener à vous y installer ?

	
	D’abord le potentiel de ce marché qui est une réalité. Tout investisseur qui décide de s’implanter quelque part, ne le fait pas sur une simple idée ; il regarde d’abord le potentiel de ce marché et cela existe réellement en Algérie. C’est un pays où nous travaillons depuis 25 ans au travers de certains grands groupes et ce mode d’intervenir depuis l’étranger, notamment depuis la France, a montré ses limites, que ce soit en termes économiques ou en termes de ressources humaines. Il est tout de même mieux d’avoir des gens qui travaillent directement sur leur marché et qui sont dans leur contexte. Aujourd’hui, on ne peut pas être absent du marché algérien, mais il faut que ce dernier aussi accepte, simplifie et aide ce type d’investissement. Pas simplement l’investissement étranger, mais aussi le développement d’entreprises locales.

	
	
	- Vous estimez que le marché n’aide pas suffisamment, mais cela ne vous a pas empêché de passer d’une simple représentation à un bureau installé localement…

	
	La première nécessité c’est la confiance. Il faut faire confiance à ceux qui investissent et aux entreprises en général, notamment privées, qu’elles soient algériennes ou non. Le développement de l’Algérie passera, quoi qu’on dise et quoi qu’on veuille, par le développement d’entreprises privées. Je crois que ce dont on a le plus besoin, c’est la confiance et le dialogue qui va avec. Ce n’est pas dans la vocation des entrepreneurs d’aller remettre en cause telle ou telle législation ou loi, c’est plutôt la responsabilité des autorités. Par contre, ce qu’on demande, c’est qu’il y ait une véritable lisibilité et une certaine stabilité. A la limite, on peut dire qu’importe les lois, mais au moins qu’on sache sur combien de temps elles vont s’appliquer et que cette application soit claire. Ensuite, je pense qu’il faut sortir un petit peu des caricatures et d’un certain nombre de rumeurs qui caractérisent parfois la place d’Alger. On a entendu dire des choses sur les marges qu’on pouvait réaliser. Ce qui est une énorme bêtise. Ce qu’il faut voir, c’est que l’investissement qu’on peut mener profite d’abord à l’Algérie. Je prends notre exemple. Quand on a démarré ce bureau, il n’y avait personne, alors qu’aujourd’hui on est 70 collaborateurs, tous Algériens et tous formés par le bureau qui fait qu’ils sont au même niveau que n’importe quel collaborateur de Ernest and Young dans le monde et c’est un investissement qui n’a pas de prix. On sait qu’un certain nombre de ces collaborateurs vont repartir dans l’économie algérienne pour être dans les entreprises quelles qu’elles soient. On aura la chance d’avoir des collaborateurs formés aux techniques les plus évoluées dans un contexte de management que vous allez trouver dans n’importe quelle économie.

	
	
	- Mais il y a sur le marché une profusion de bureaux-conseils dont on n’arrive pas toujours à percevoir l’apport en matière de valeur ajoutée pour l’économie nationale…

	
	D’abord parce que l’Algérie, comme beaucoup d’autres pays, a du mal à voir l’intérêt d’un investissement immatériel ou si l’on peut dire intellectuel. Pour autant, dans les économies modernes, c’est plus ce type d’investissement qui est le moteur de l’économie. Je crois donc qu’il faut qu’on revalorise d’une manière générale cet investissement. C’est important d’avoir des usines et des autoroutes, mais ça l’est tout autant d’avoir un développement des connaissances et des services en général, parce qu’on ne peut pas avoir une économie moderne sans ça.
	Ensuite, si vous me demandez ce que ça donne concrètement, quand on prend au sortir des différentes écoles des jeunes qui ont un emploi très qualifié et qui arrivent dans un réseau comme le nôtre et ils vont bénéficier de nos outils, ils auront la possibilité d’intervenir à l’étranger sur un certain nombre de projets. Pour l’économie algérienne, c’est un investissement qui est très important, car ces gens vont avoir demain le même niveau que leurs homologues et concurrents étrangers. Il faut donc qu’on revalorise cet investissement-là et toutes ces prestations de conseil, d’audit... On a tous à faire de la pédagogie pour montrer que ce sont des investissements réels.

	
	
	- Vous avez le sentiment qu’il y a une défiance vis-à-vis de tout ce qui est investissements étrangers en général...

	
	Oui, mais on sait que c’est parce qu’il y a une certaine déception.
	On s’attendait côté algérien à plus d’impact sur l’économie locale en termes d’emplois, etc. Je crois qu’il faut savoir dépasser cette déception et ne pas basculer à l’inverse vers une défiance vis-à-vis de ces investissements qui sont nécessaires parce qu’il n’y a aucune économie au monde aujourd’hui qui n’a pas besoin de faire appel aux investissements étrangers. Il faut aussi distinguer les types d’investissement. Evidemment, si ces investissements ne font qu’importer des biens et des services, alors oui c’est une déception. Mais quand vous avez 70 personnes qui sont formées, payées et qui vivent à Alger, vous ne pouvez pas nier l’impact direct de cela. Il faut qu’il y ait un petit peu de recul et probablement aussi un peu de sérénité et qu’on fasse la part des choses. Qu’on soit déçu par rapport à un certain nombre d’attentes des investissements, certes, mais ne mélangeons pas tout. Et pour nous comme pour d’autres sociétés étrangères, il y a eu un investissement direct avec un impact direct sur l’économie algérienne.

	
	
	- On vous reproche de faire trop de bénéfices, sans percevoir justement cet impact sur l’économie. Qu’en pensez-vous ?

	
	On ne comprend pas encore précisément qui nous sommes et ce que nous faisons. Parfois, on a juste pris le montant des contrats que nous avions pour dire qu’on génère derrière tout ça des bénéfices très importants. Mais c’est une erreur de raisonnement. Il ne faut pas avoir peur de voir des contrats de prestations intellectuelles qui soient très importants parce que quand on fait de la transformation de groupe partout dans le monde, compte tenu des changements très importants de nos économies, vous allez devoir mettre en œuvre des équipes importantes, ainsi que des outils et de la formation. Si vous regardez le temps passer et le salaire de toutes ces personnes, vous vous rendrez compte que ces montants n’ont rien d’exorbitant. Personne ne se poserait la question s’il s’agissait de payer un générateur pour un investissement matériel. Il faut sortir de certains raisonnements et oublier les craintes qui peuvent accompagner de ce type de contrat.

	
	
	- En même temps, on ne peut pas dire que les affaires ne vont pas bien ?

	
	Evidemment, mais un entrepreneur quel qu’il soit, c’est quelqu’un qui va prendre des risques et qui devra à un moment donné être rémunéré par rapport à cette prise de risque. Par ailleurs, quand on investit, à un moment donné, il faut qu’on dégage des bénéfices. On est dans un monde qui est concurrentiel, il est normal et même nécessaire de dégager des bénéfices qui doivent être réinvestis dans l’économie et dans le développement de nos entreprises. Aucun entrepreneur digne de ce nom ne nierait cela.

	
	
	- Quelle est la part de vos bénéfices que vous réinvestissez ?

	
	Quasiment la totalité. Dans les premières années de notre présence, sans le soutien du réseau, nous n’aurions pas pu continuer et c’est normal. On consacre chaque année 30% de nos résultats à la formation de nos collaborateurs, mais pour ça, il faut quand même qu’on nous permette de le faire. Il faut qu’on puisse rémunérer les gens qui vont encadrer les jeunes qui seront formés. Il y a des contraintes sur contrôle des changes, ainsi qu’un certain nombre de règles qu’il y a eu sur la limitation à la sous-traitance. Je ne dis pas qu’il faut qu’il y ait des règles, mais c’est parfois un peu dangereux de prendre la même règle applicable à tous les secteurs et à tous les contextes et parfois nos prestations doivent être regardées différemment par rapport à d’autres biens ou services. Il faut adapter un certain nombre de réglementations et non pas les changer.

	
	
	- Mais l’Algérie importe chaque année environ 11 à 12 milliards de dollars de services, il est donc normal qu’on resserre un peu les choses…

	
	Bien sûr, mais on va trop loin. C’est-à-dire que si demain l’Algérie veut réduire l’importation de ce type de services, il faut qu’elle fasse émerger l’équivalent localement. Or, on ne rattrape pas le retard en refusant de mener certains investissements. Il faut se dire que ce n’est pas acceptable d’importer autant, mais il faut qu’on passe par cette phase là pour que petit à petit la part étrangère s’efface par rapport à la part algérienne.   

	
	            
	- Quelles sont vos perspectives en Algérie et dans la région en général, en ces temps de bouillonnements tous azimuts ?

	 
	Nous sommes présents au Maghreb, mais en Tunisie et au Maroc, on est installés depuis plus longtemps qu’en Algérie parce qu’il y avait un contexte de stabilité qui faisait défaut en Algérie. A moyen et long termes, ces marchés seront toujours des marchés d’avenir sur lesquels il faudra être. Si on veut parler du Printemps arabe, il faut faire attention à la généralisation. Les situations entre Tunisie, Egypte et Libye sont très différentes les unes des autres et je ne me risquerai donc pas à faire une analyse globale. Quant au risque de contagion à l’Algérie, je n’y crois pas trop, car les contextes sont différents. L’Algérie a déjà vécu une période difficile de la décennie noire qui a probablement amené un certain recul et une maturité par rapport à ces bouleversements. Evitons de vouloir transposer une situation différente à chaque pays. Souhaitons que l’Algérie continue sur sa voie de développement.             
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           <title>Infrastructures portuaires et chantiers navals : Les Italiens montrent la voie</title>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 28 Nov 2011 01:00:00 +0100</pubDate>
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	En mission à Alger la semaine dernière, des dirigeants et entrepreneurs italiens dans le domaine des infrastructures portuaires et de la construction navale ont tenu des réunions à l’ambassade d’Italie à Alger et émis le vœu d’un partenariat avec les autorités algériennes pour le programme de construction de grandes infrastructures, dont un port et un chantier naval. Des responsables du port de La Spezia et de Fincantieri (spécialisés dans les chantiers navals), qui faisaient partie de la délégation italienne, livrent aux lecteurs d’El Watan Economie leurs appréciations sur l’importance des chantiers annoncés, non sans omettre de rappeler le savoir-faire italien dans le domaine.</description>
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           <title>« la Méditerranée représente une grande opportunité pour nous tous »</title>
           <author>Mahmoud Mamart </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 28 Nov 2011 01:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 28 Nov 2011 01:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description> 
	-La construction navale représente l’un des atouts de l’Italie. De par la position stratégique de votre pays, quelles opportunités pour le développement de ce secteur dans la région méditerranéenne ?

	La construction navale italienne s’est développée grâce à un haut niveau de technologie et de compétences professionnelles rares dans d’autres pays. Il n’y a aucun doute que ce secteur de grande tradition puisse croître ultérieurement grâce aussi à des formes de collaboration et de partenariat avec des pays de la rive sud de la Méditerranée tels que l’Algérie. A La Spezia, particulièrement, se trouve une industrie de construction navale très développée tant dans le secteur militaire que dans le secteur civil. Notre cluster accueille, outre à la Fincantieri qui représente le plus grand groupe au monde de conception et de construction de navires civils et militaires, d’autres prestigieux groupes tels que Riva, Baglietto, Perini...
	
	-Concrètement, quels pourraient être les secteurs de coopération avec l’Algérie pour développer un nouveau pôle portuaire ?

	Je dirais que la Méditerranée représente une grande opportunité pour nous tous. C’est une région qui doit redevenir centrale. J’estime qu’une zone cohésive euro-méditerranéenne pourrait être fondamentalement importante pour rééquilibrer une Europe trop orientée vers le Nord. Nous estimons que le Nord de l’Afrique, l’Algérie en particulier, est doté de grandes potentialités ainsi que d’importantes marges de croissance pouvant être mises en oeuvre grâce à des formes de collaboration positives. Dans le cas spécifique, le port de La Spezia pourrait fournir ses propres compétences en termes de know how et de formation professionnelle.
	Notre port représente depuis plusieurs années l’échelle italienne de référence pour l’importation du gaz liquide d’Algérie avec un terminal réservé à la GNL Italie.

	Nous espérons pouvoir développer ultérieurement les rapport commerciaux avec l’Algérie, en maintenant un rapport privilégié qui puisse permettre une augmentation du trafic spécialisé, à la lumière des progrès et des nouvelles hypothèses de développement en termes d’infrastructures que votre pays est en train de réaliser. Dans le cadre de futurs projets de collaboration entre le port de La Spezia et l’Algérie, nous estimons qu’il pourrait y avoir également d’intéressantes possibilités de comparaison afin de développer les «couloirs douaniers» qui mèneraient à l’optimisation et à l’amélioration des procédures entre les deux pays, à travers la participation commune à des projets européens
	
	-Quels sont les atouts dont dispose le port de La Spezia par rapport aux autres ports italiens ?

	En premier lieu, sa position géographique particulièrement stratégique : la conformation de son golfe naturellement protégé des vents et des courants permettant de travailler 24/24 tous les jours de l’année. Ensuite, la facilité d’amarrage, le petit nombre de remorqueurs requis ainsi que la courte distance entre le point pilote et les quais qui permet de réduire considérablement les coûts du trafic maritime. Le port de La Spezia représente une porte d’entrée naturelle vers les principaux marchés du nord d’Italie et d’Europe, centre méridional que nous sommes en mesure de desservir avec efficacité grâce à d’excellentes liaisons routières et ferroviaires.

	La Spezia est devenue ces dernières vingt années l’un des plus importants ports de conteneurs de la Méditerranée. Il est possible de le classer deuxième port national en matière de services de destination finale du trafic maritime de conteneurs, couvrant  20% du marché global italien. Nos principaux exploitants de terminaux, Contship, Tarros et Speter, ont fait de l’efficacité logistique leur point de force par l’optimisation des opérations, l’investissement dans les technologies, le software, les ressources humaines et les modèles de gestion organisationnelle. Les efforts continus produits dans la direction de l’innovation nous permettent d’être aujourd’hui le premier port d’Europe en termes d’efficacité et de productivité avec un rapport de TEU/mC de 4.

	En outre, le port de La Spezia est situé le long d’un important couloir Tirreno-Brenner, l’une des principales routes Nord–Sud qui relie l’Italie centrale aux plus grandes zones industrielles du Nord–Est. A partir de La Spezia, les marchandises peuvent facilement rejoindre via le rail et l’autoroute les villes de Parme, de Milan, de Gênes, de Bologne et, par Vérone, le Nord-Est et l’Europe Sud-Orientale. Le port de La Spezia traite actuellement environ 26% du trafic de conteneurs via le rail, l’un des pourcentages les plus élevés d’Europe.
	
	-Face une concurrence rude dans le domaine, quels sont vos principaux projets de développement ?

	Nos sommes aujourd’hui en train de réaliser des infrastructures prévues par le Plan de régulation des ports, à savoir les opérations de dragage, le renforcement des jetées et la réalisation de nouveaux quais. En tant qu’Autorité portuaire, nous sommes en train de réaliser, avec les opérateurs, d’importantes initiatives avec l’agence des Douanes afin de simplifier et d’accélérer les opérations visant à réduire considérablement les délais et les coûts. Nous nous activons également afin d’étendre la circonscription douanière jusqu’à notre zone rétro-portuaire, distante de l’escale de 8 km uniquement, et en vue de réaliser un nouveau centre intermodal.            </description>
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           <title>«Le futur de l’Algérie passe par les ports»</title>
           <author>Mahmoud Mamart </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 28 Nov 2011 01:00:00 +0100</pubDate>
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	-Le chantier naval est stratégique pour toute économie industrielle. Que pensez-vous de l’Algérie dans ce domaine ?

	La vocation maritime de l’Algérie est une nécessité et donnée naturelle : son trafic commercial et ses liaisons économiques et culturelles avec l’Europe transitent par mer, donc le futur de l’Algérie passe à travers son système de ports. Un système de ports développé ne peut pas exister sans le support d’une structure de construction, de réparation et de maintenance navales. Un chantier naval emploie une quantité de main-d’œuvre considérable, dont la majorité ne nécessite pas de spécialisations complexes. Le chantier naval est un catalyseur pour la petite industrie locale qui évoluera vers une structure technologiquement plus avancée grâce aux activités en coopération avec le chantier. Cette petite industrie trouvera emploi aussi en dehors du chantier.
	
	-Comment pourra naître un nouveau chantier ?

	La naissance du chantier devra être soutenue au niveau du gouvernement avec des investissements dans l’infrastructure, avec la politique fiscale et assurant la charge du travail militaire et marchand jusqu’au chantier, avec l’aide d’un partenaire qui sera capable  d’attaquer le marché extérieur qui se présente attractif grâce à la potentialité  algérienne

	-Pourquoi un partenariat avec Fincantieri ?

	Fincantieri est le plus grand constructeur naval d’Europe (neuf chantiers en Italie et quatre aux Etats-Unis), son expérience plus que centenaire de gestion directe de ses chantiers lui permet de concevoir des chantiers au plus haut niveau d’efficacité. Fincantieri est une organisation efficace et expérimentée qui suit les règles de la qualité assurée. Son portefeuille de produit couvre tout domaine naval. Ses bureaux techniques comptent en Italie plus de 1000 techniciens. Fincantieri a une grande expérience dans la formation technique et le transfert de technologie dans le domaine international.

	-Quelles devraient être la localisation et la dimension du chantier ?

	Le site idéal pour un nouveau chantier devrait être protégé de la mer, avec un bon accès, à proximité d’un grand port, d’une zone industrielle et d’une zone urbanisée. La dimension du site devrait être de 300 000 m² environ, avec
	1000 m de quai et une cale de construction (210 m), plus une autre de réparation (310 m).
	
	-En quoi le chantier pourra-t-il influer sur l’industrie ?

	La force de travail du chantier est estimée à 1200 ouvriers et 300 employés, plus le travail d’un pôle de sous-traitance formé par des petite et moyenne industries. Ce pôle sera capable de donner au chantier un apport de main-d’œuvre d’au moins la moitié des heures travaillées directement dans le chantier. Le pôle de sous-traitance sera formé par des entreprises à technologie spécialisée ou par des entreprises artisanales évoluées qui seraient formées aussi par les sous-traitants de Fincantieri et qui acquerront des capacités qui leur permettront de travailler aussi dans d’autres domaines industriels. Ces entreprises seront capables de fournitures complexes dans des domaines tels que la conception et l’intégration ; les installations ; les essais et mises en service ; les systèmes mécaniques et électriques ; les services hôteliers, etc.         </description>
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