Météo 
du jour

 

Accueil > Edition du 12 avril 2007
L'info. au quotidien
 >
   Dernière












Ne pas céder



Les menaces terroristes de ces dernières semaines n’ont pas été prises au sérieux. Les attentats de Reghaïa, Boumerdès ont visiblement préparé ceux d’Alger. Il est inconcevable, inadmissible et choquant de revivre le cauchemar des années 1990. Le cœur administratif et politique d’Alger a été atteint. Les Algérois renouent avec la terreur, de la manière la plus brutale. Le terrorisme frappe indistinctement les militaires, les étudiants, les policiers, les bébés, les mères, les fonctionnaires de l’Etat, pour marquer les esprits, perpétuer l’incertitude… et faire régner le doute. Faut-il céder à la peur, à la panique ? Les Algériens ont su résister, dans les années 90, à la machine de guerre du terrorisme islamiste avec héroïsme et une extraordinaire abnégation. Ils sont en mesure de le faire à nouveau. Le terrorisme ne leur fait pas peur. Il a été pratiqué, vécu, combattu et vaincu… Ils craignent, par contre, le renoncement, la faiblesse, les compromissions de ceux chargés de faire sortir l’Algérie de la crise. Il est temps pour l’Etat algérien, au risque de plonger le pays dans une grave crise politique et morale, de déterminer, une fois pour toutes, une politique claire d’éradication du terrorisme. La politique de la main tendue a ses limites. Nous le vivons. Il ne faut surtout pas sous-estimer l’impact désastreux des attentats d’hier sur l’état de l’opinion algérienne. Les Algériens ont besoin, aujourd’hui, plus que jamais d’un Etat fort, qui combatte le terrorisme avec fermeté. Cette lutte doit être implacable. Les Algériens sont également dans l’obligation de bâtir une union nationale contre le terrorisme. Les groupes politiques et sociaux doivent s’unir, indépendamment de leur position partisane… Mais pour s’unir, les pouvoirs publics sont tenus de fixer le cap ; construire la démocratie, faire reculer les pratiques autoritaires, hâter les réformes économiques pour favoriser la croissance et le plein emploi et éradiquer la corruption. Un Etat fort est celui qui réussit à établir une relation basée sur la confiance. Mais les Algériens doutent… L’Algérie donne la nette impression de naviguer à vue. Le discours politique est flou ; et même un peu trop absent, lorsqu’il s’agit de rassurer les Algériens à propos de leur sécurité et sur l’avenir de leurs enfants, alors que les caisses de l’Etat sont pleines. Le marasme et l’immobilisme ambiant servent fondamentalement l’islamisme politique, ses relais militaires. L’Algérie ne peut plus se permettre de tourner en rond continuellement. Il faut trancher. Le pays a besoin d’un sursaut. La « turbulence » terroriste cherche à s’implanter, à nouveau, dans la capitale ! C’est un danger capital pour le pays. Il n’y a plus de temps à perdre…



Par Omar Belhouchet

publicité
 >
  Voir aussi...

Edition du 1er novembre 2006

Silence, on tue…

Edition du 20 août 2008

Ambiguïtés

Edition du 10 juillet 2005

Les bons et les mauvais
Le terrorisme n’a plus de frontières

Edition du 18 avril 2007

ANR, UDR et MDS

Edition du 28 juillet 2005

Combat frontal

Edition du 22 septembre 2007

Le Liban en état de choc

Edition du 15 août 2005

Equilibres

Edition du 31 octobre 2006

Sur les traces du GIA

Edition du 30 octobre 2007

Bouteflika réplique à Ouyahia
Il affirme devant les magistrats ne pas changer de politique et d’hommes

publicité
 Hebdos & Services
Editions locales
Chroniques d'El Watan

 

 >
Postez votre avis




















publicité

Infos récentes : | 8 fév | 7 fév | 6 fév | 5 fév | 4 fév | 3 fév | 2 fév | Haut de page
Droits réservés © El Watan 2007