Météo 
du jour

 

Accueil > Edition du 27 mars 2007
L'info. au quotidien
 >
   Internationale












Les omissions de M. Ban Ki-moon

L’intense activité politique et les déclarations des différentes personnalités de haut rang, de différentes nationalités, qui ont visité les territoires depuis la mise en place du cabinet d’union nationale, ne semblent pas intéresser les Palestiniens.



Ghaza. De notre correspondant

D’un côté, ces derniers sont tellement habitués à entendre des promesses jusque-là sans lendemain, d’un autre, ils sont tellement pris par des préoccupations quotidiennes, simples mais liées à la simple survie. Eux qui espéraient que le nouveau gouvernement allait mettre fin à leurs déboires et permettre la levée de l’embargo se rendent compte que les choses ne sont pas aussi simples. Lors d’une brève visite au camp de réfugiés de Ayda près de la ville de Bethléem en Cisjordanie occupée, Ban Ki-moon, le Secrétaire général des Nations unies, dont c’est la première visite dans la région, représentant de la plus haute instance mondiale, a vu de ses yeux le mur de séparation construit par Israël en plein territoire palestinien. Comme tant d’autres responsables, il a déclaré que le mur était une source de souffrances pour les Palestiniens. Pour le représentant onusien, le projet israélien en cours de construction prive les Palestiniens de l’accès « à des services essentiels touchant à l’éducation et à la santé » notamment. « Il est très triste et tragique de voir tant de personnes souffrant du fait de la construction de ces murailles », a déclaré le Secrétaire général des Nations unies. « Je (...) renforcerai ma volonté, mon attachement à œuvrer pour la paix au Proche-Orient », a confié M. Ban aux journalistes avant son entrevue avec le président de l’Autorité palestinienne. Mais personne n’a entendu le représentant des Nations unies déclarer que l’Etat d’Israël est une force occupante, que les territoires doivent êtres libérés, que la construction du mur est une grave atteinte à la légitimité internationale, jamais respectée par l’Etat juif. C’est de là que provient la lassitude des Palestiniens. Quant à la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice, qui n’a d’égal dans le nombre de visites dans la région au Proche-Orient que M. Kissinger, l’ancien chef de la diplomatie américaine, elle a rencontré dimanche à Ramallah le président Abbas. Mme Rice était arrivée dans la journée en Israël et dans les territoires palestiniens, deuxième étape de sa nouvelle tournée au Proche-Orient visant à relancer le processus de paix. « L’important est d’entamer la discussion. Je suis venue ici quatre fois en l’espace de quatre mois mais ce conflit remonte à des décennies », a-t-elle souligné, laissant entendre qu’il fallait s’armer de patience pour le résoudre. En fait, pour cette visite, la secrétaire d’Etat américaine n’a rien de concret à proposer aux Palestiniens, sauf l’exigence de plus de concessions au bénéfice de l’Etat hébreu. Condoleezza Rice, qui effectue cette visite à quelques jours du sommet arabe prévu à Riyad en Arabie Saoudite, désire pousser les pays arabes à nouer des relations directes avec l’Etat hébreu avant même la concrétisation d’une solution du conflit. La réunion de Riyad devrait permettre de donner un nouveau souffle à l’initiative de paix arabe, adoptée en 2002. Israël, qui l’avait rejetée à l’époque, se dit aujourd’hui prêt à en discuter à condition d’y apporter des modifications. Ce plan prévoit une normalisation arabe avec Israël, en échange du retrait israélien des territoires arabes occupés depuis 1967, de la création d’un Etat palestinien et du règlement de la question des réfugiés palestiniens. Sauf qu’Israël veut que cette résolution soit réécrite pour la vider de sa substance.



Par Fares Chahine

publicité
publicité
 Hebdos & Services
Editions locales
Chroniques d'El Watan

 

 >
Postez votre avis




















publicité

Infos récentes : | 28 jui | 27 jui | 26 jui | 25 jui | 24 jui | 23 jui | 22 jui | Haut de page
Droits réservés © El Watan 2007