Une nouvelle fois, la 4e commission des Nations unies a adopté une résolution réaffirmant avec clarté le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. Durant les débats de la commission, les délégués ont revécu les mêmes situations que les années précédentes, particulièrement depuis 1975 avec toujours la même conclusion : un nouveau revers pour le Maroc. En effet, les représentants marocains, appuyés par la France et l’Espagne de Zapatero, ont multiplié les tentatives et les pressions pour empêcher toute référence au plan Baker et au plan de paix de l’ONU. Ils ont, comme cela a été prévisible, échoué sur toute la ligne. La communauté internationale a rejeté donc leurs manœuvres qui l’avaient obligée à recommencer à zéro en annulant un travail patiemment élaboré depuis une trentaine d’années. En réaffirmant son attachement au plan Baker et à celui de l’ONU, la 4e commission a infligé un autre désaveu aux apprentis colonialistes marocains. Une autre leçon est à tirer de ce vote. Les Nations unies viennent de signifier à Rabat qu’il n’est par seul sur la scène et que, de ce fait, il n’est en pas mesure d’imposer au monde une reconnaissance d’un déni de justice et une violation de la légalité internationale. C’est aussi un désaveu pour ses deux amis européens qui ont cherché à bloquer la machine, surtout le gouvernement du socialiste Zapatero, lequel a voulu se démarquer de la position traditionnelle de son pays. On peut constater qu’en quelques jours le Maroc a essuyé un deuxième camouflet. Au début du mois, le haut commissariat des droits de l’homme de l’ONU a exprimé sa préoccupation devant la répression subie par le peuple sahraoui dans les territoires occupés du Sahara occidental et a souligné la nécessité d’organiser le plus rapidement possible le référendum d’autodétermination. A travers les deux textes, il est évident pour la communauté internationale qu’il n’y a pas d’alternative au référendum. A la commission, aucun pays n’a osé voter contre une telle idée. Les abstentions de Paris et de Madrid ne constituent même pas une maigre consolation pour le Maroc qui continue à faire cavalier seul et à accentuer son isolement. Tous les autres pays européens, notamment l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Belgique, l’Italie, la Grèce… n’ont pas accepté de cautionner l’aventure expansionniste. Ses rêves d’autonomie et autres solutions bancales n’ont guère droit de cité. Jusqu’à quand persistera-t-il dans la fuite en avant ? Il croyait que le temps jouait en sa faveur. C’est le contraire qui se produit. Le Front Polisario a su faire preuve d’une grande patience. Mais celle-ci à des limites.
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