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Tlemcen : Le drame des enfants nés sous X

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le 27.02.18 | 12h00 Réagissez


J’ai été désagréablement surprise lorsque j’ai entendu les déclarations du ministre de l’Intérieur du Niger affirmant que la majorité des migrants africains renvoyés vers le Niger sont de l’Ouest», a dénoncé Mme Benzerrouki Fafa Si Lakhdar, présidente du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), lors d’un point de presse organisé à l’occasion de l’ouverture de l’atelier de formation sur les techniques des droits de l’homme du 25 au 27 février à Tlemcen.

La présidente du CNDH ne veut pas rester au stade de la dénonciation mais demande à ce qu’une enquête soit ouverte pour déterminer les motivations d’une telle déclaration qui dénigre l’attitude de l’Algérie envers les migrants. Mme Benzerrouki, tout en mettant en évidence les relations bilatérales qui lient les deux pays, révèle que 37% des Subsahariens qui se trouvent à l’hôpital de Tamanrasset sont de nationalité nigérienne.

Dans un autre contexte, s’exprimant à l’ouverture des travaux du symposium prévu sur trois jours, la défenderesse des droits de l’homme a plaidé pour la promotion des droits de l’homme à travers des actions sur le terrain. Mme Benzerrouki évoque surtout le drame des enfants nés sous X qui sont pris en charge dans des centres de protection de l’enfance jusqu’à l’âge de 18 ans.
Une fois la majorité atteinte, ces adolescents qu’ils sont devenus, sont livrés à eux-mêmes.

En effet, après l’âge de 18 ans, ces jeunes quittent les centres sans aucune aide ni même un soutien moral. Du coup, de par leur vulnérabilité, leur fragilité psychologique, ces exclus deviennent une proie facile à toutes les formes de déviations. «C’est pour cela, souligne la présidente, que le dossier des enfants nés sous X figure en bonne place dans le plan d’action du CNDH». D’ailleurs, compte tenu de l’importance de ce dossier, l’oratrice a consacré une bonne partie de son discours à la situation dramatique de ces enfants de plus en plus nombreux, tout en insistant sur la nécessité de revoir la législation algérienne relative à leur prise en charge. Elle a indiqué le nombre de 3000 enfants nés sous X en 2017.

«Un nombre qui va crescendo», s’inquiète-t-elle. Mme Benzerrouki souligne aussi que le plan d’action de l’organisation qu’elle dirige vise prioritairement la promotion des droits de l’homme d’autant plus que, a-t-elle indiqué, l’Algérie a signé la convention de 2015 à Merida (Mexique), relative à la promotion des droits de l’homme à travers 17 objectifs du développement durable.

Dans un autre contexte, le Conseil national des droits de l’homme, par la voix de sa présidente, espère que l’Algérie adhère au Protocole facultatif à la Convention des Nations unies contre la torture (OPCAT). Elle argumente sa position par le fait que les dispositions de ce protocole dont l’objectif est de prévenir la torture et les mauvais traitements, sont conformes aux principes constitutionnels de l’Etat. «Nous n’avons rien à cacher, nous ne pratiquons pas la torture et nos établissements de détention et pénitentiaires sont aux normes», a conclu la présidente de Conseil national des droits de l’homme.
 

O. El Bachir
 
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