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Fellaoucène (Tlemcen)

Souvenirs de la bataille de trois jours

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le 25.04.18 | 12h00 Réagissez

Il y a 61 ans, 330 vaillants moudjahidine tenaient tête à des milliers de soldats de l’armée coloniale sur le djebel Fellaoucène, à une vingtaine de kilomètres de Nédroma.

Le 20 avril 1957, armés de fusils de fortune, les combattants de l’Armée de libération nationale livraient une bataille féroce aux paras du sinistre général Salan, qui s’étaient aventurés dans les méandres du mont pour un ratissage. «C’est l’un des grands hauts faits de la glorieuse Révolution dans l’histoire de la Wilaya V, mené avec l’art militaire de Ali Moulay, Mouh Abdallah et Tetouane, noms de guerre. L’armée coloniale française avait subi une lourde perte de 500 à 700 soldats tués et un grand nombre de blessés, en plus d’un avion abattu.

Dans les rangs de l’ALN, il a été déploré 120 chouhada et 60 blessés dont le commandant de la katiba, Tetouane», rappellent des historiens, dont Ahmed Bendaoud. «A l’aube du 16e jour du mois de Ramadhan, l’armée française a engagé deux bataillons d’infanterie, avec des chars, couverts par une trentaine d’avions de combat et de reconnaissance et 12 hélicoptères, pour déloger et assassiner les moudjahidine. Mais c’était compter sans la foi et la détermination de ces derniers qui, nullement intimidés, ont donné la réplique courageusement, faisant fuir le puissant ennemi».

L’un des survivants de cette bataille, le moudjahid Si Ahmed Sarhane, membre de l’ALN de la zone 2 Wilaya V, témoignait il y a quelques années : «Le 20 avril, c’était le mois de Ramadhan, le commandement des troupes de l’ALN, constituées de trois compagnies, dirigées par Moulay Ali, Tetouane et Mouh Benabdellah, -les deux premiers sont morts au combat-, a décidé de faire échec à l’opération de ratissage menée par l’armée française. Notre effectif était de 19 sections comprenant chacune 18 hommes.

Les armes dont nous disposions se limitaient à quelques fusils-mitrailleurs automatiques et des fusils ordinaires.» Cette victoire a fait réagir l’ennemi. «La région de Fellaoucène fut brûlée par des bombardements au napalm, les maisons détruites et les populations transférées aux centres de regroupement pour être mieux contrôlées».  

Chahredine Berriah
 
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