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Maghnia : Une ville en déliquescence

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le 08.08.17 | 12h00 Réagissez

 
	Des projets inachevés depuis plus de 20 ans, une urbanisation anarchique, des terres agricoles spoliées, des espaces destinés aux structures étatiques détournées, d’autres convoitées, des détritus partout… Maghnia vit dans la débandade et la déliquescence.
Des projets inachevés depuis plus de 20 ans, une urbanisation...

Ceux qui se targuent de rappeler que cette ville est la vitrine de l’ouest du pays se complaisent dans leur hypocrisie, en tentant de cacher les vérités d’une ville, de faire plus de la poésie que de se rendre à l’amère évidence.

A Maghnia, des élus et des responsables défient la loi, tant qu’à l’horizon l’impunité est garantie pour beaucoup d’entre eux. La rencontre, avant-hier, du nouveau wali de Tlemcen avec ce qu’on appelle pompeusement «la société civile» de cette cité frontalière, a permis quelque peu de dénoncer l’état de démission des élus et des responsables locaux, les passe-droits et le clientélisme.

A commencer par un chef de daïra, qui ignore le nombre des terrains mateco et le représentant de l’APC (le maire étant en congé) qui reste de marbre devant les accusations des citoyens, parce que n’ayant pas d’arguments pour défendre son assemblée.

Dans cette ville, où l’on se plaît à rappeler qu’elle est de Ahmed Ben Bella, un stade est en construction depuis 23 ans. Une forêt a été complètement spoliée et métamorphosée en agglomération illicite, dont certaines parties ont été régularisées comme par magie. La superficie du superbe hippodrome se rétrécit, car des mains l’égratignent pour des projets privés dont on ignore les cahiers des charges. Des trottoirs ont été carrément annexés à des propriétés privées, puis régularisés par on ne sait quelle loi de la République.

On démolit des constructions illicites et on ferme l’œil sur d’autres sur le même espace. Le paradoxe, malgré le creusement des tranchées et l’érection d’un grillage sur le tracé frontalier, le passavant (soumis aux commerçants pour le transport de leurs marchandises) est maintenu. Résultat : le citoyen frontalier paie trois fois plus les produits que ses concitoyens de Tlemcen et Remchi, par exemple. Dans ce magma, où la ville ne rime avec rien, esthétiquement parlant, les immondices inondent les cités, les quartiers et le centre-ville. C’est la déliquescence et la débandade. Existe-il encore un être conscient, un Etat … pour «réparer» l’image d’une région de plus de 240 000 habitants ? Une région à 14 km du pays voisin et où l’on a l’impression qu’on est à mille lieues de la civilisation.

Chahredine Berriah
 
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