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Les villageois de Aïn El Houtz réclament un meilleur cadre de vie

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le 23.01.18 | 12h00 Réagissez

Situé dans la banlieue nord de Tlemcen, à environ 8 km, Aïn El Houtz, l’un des plus anciens villages de la wilaya, est resté en marge de la dynamique du développement qu’a connue la wilaya ces dix dernières années.

Dans ce village rattaché administrativement à la commune de Chetouane, aucun indice de développement n’est apparent. Le manque de considération manifeste des responsables locaux vis-à-vis de leurs concitoyens qui vivent dans des conditions lamentables, sans le moindre changement notable depuis des lustres, est largement visible à travers le piteux état de la seule route qui mène au village.

A l’image de l’antiquité du village, l’unique route principale qui mène jusqu’au mausolée de Sidi Slimane est à la limite de l’impraticable. Tapissée de goudron anti-diluvien, qui n’est en fait qu’un ensemble de lambeaux éparpillés, la route est parsemée de nids-de-poule. Les petites ruelles qui communiquent avec la route principale illustrent, encore une fois, le désarroi des habitants de ce patelin. Kamel, un habitant du village, se désole de constater qu’au moment où d’autres quartiers de la commune sont régulièrement bichonnés, le sien est tout simplement abandonné. Aïn El Houtz est un village enclavé, qui n’est accessible que par une seule route.

Et quelle route ! «Pourtant, souligne Kamel, on peut sans encombres ouvrir d’autres accès pour aérer un peu plus le village et surtout désengorger la circulation au niveau de Oujlida, devenue un véritable calvaire pour les automobilistes». Notre interlocuteur relève aussi le problème du transport public qui se pose avec acuité dans ce village, notamment le vendredi. «Le vendredi, les habitants, pour se rendre à Tlemcen pour leurs courses hebdomadaires, n’ont pas d’autres choix que d’opter pour un taxi clandestin, dont le prix de la course est fixé à 400 DA», déplore-t-il. Il dénonce aussi la défaillance de l’éclairage public et le manque criant des infrastructures de jeunesse et de sport, etc. En somme, Aïn El Houtz manque de tout. On a l’impression que ce village est victime de son ancienneté. L’histoire de ce bourg remonte à des temps si lointains qu’il a complètement basculé dans l’oubli.
 

O. El Bachir
 
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