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La nouvelle gare routière différemment appréciée

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le 23.09.17 | 12h00 Réagissez

La nouvelle gare routière a été mise en service depuis  dimanche dernier. Située à quelque trois kilomètres de la sortie nord de Tlemcen, en bordure de la RN22, la nouvelle gare offrira des services, en matière de transport de voyageurs, en inter-wilayas, intra-wilaya ou inter-communes. Dès lors, l’ancienne gare routière située en centre-ville, au grand bonheur des riverains, cessera ses activités.

Cette nouvelle gare routière de catégorie A construite sur une superficie de 85000 m2 dont 3700 m2 bâtis, est composée de plateformes d’embarquement et de débarquement répartis comme suit : 18 quais pour les 25 lignes qui composent le transport inter-wilayas, 42 quais pour le transport intercommunal constitué de 26 lignes, 7 quais pour le transport urbain (3 lignes de l’ETUT), un quai pour les taxis urbains (20 places), un quai pour les taxis inter-wilayas (60 places), un quai inter-communes (80 places) et un quai pour véhicules particuliers (120 places).

En matière de commodité, cette structure dispose de deux kiosques multiservices, une pharmacie, deux restaurants, une salle de soins, un bureau de poste, deux salles de prière, une cafétéria, un poste de police, un poste de la Protection civile, des dortoirs, des sanitaires, des bureaux administratifs et de gestion et d’un système d’information en temps réel. Le hall central est orné de belles fresques murales relatant des périodes de l’histoire de Tlemcen. Les lieux sont entourés aussi d’espaces verts, où les voyageurs peuvent se détendre en attendant leur départ.

La gestion de ce joyau architectural est confiée à la société de gestion des gares routières algériennes (Sogral). Il est évident que ce nouvel espace de transport, de par sa situation à l’extérieur de la ville, devrait contribuer à désengorger sensiblement la circulation automobile en plein centre-ville : l’accès au centre-ville des véhicules de transport en commun, notamment les autobus, souvent à l’origine de grands embouteillages, sera probablement interdit.

Cependant, si certains citoyens portent des jugements favorables sur cette nouvelle infrastructure, il n’en demeure pas moins que les usagers du transport en commun manifestent un grand mécontentement quant à la suppression de certains points de stationnement de bus et de taxis desservant leurs localités. Il s’agit notamment des usagers résidant dans les communes limitrophes et qui se rendent très souvent au chef-lieu de willaya, dont beaucoup d’étudiants. Ces derniers, à travers les réseaux sociaux, ont vivement critiqué la nouvelle réorganisation du réseau du transport en commun qu’ils considèrent grandement pénalisante en raison de la somme d’argent supplémentaire qu’ils doivent débourser pour se rendre à Tlemcen.

En effet, pour quitter ou se rendre à cette gare éloignée du centre-ville de près de 2 km, cela constitue un handicap pour les citoyens qui viennent d’autres communes puisque le déplacement engendre des frais. Par ailleurs, elle constitue une aubaine pour les chauffeurs de taxis qui profitent de cette situation pour augmenter le prix de la course. Plus encore, les chauffeurs de taxis ignorant totalement la notion du service public ne se contente pas de prendre un seul client à la fois comme le stipule le règlement mais préfèrent attendre de longues minutes pour prendre 3 à 4 passagers en même temps, tant pis pour le passager s’il est pressé ou s’il ne veut pas partager le taxi avec d’autres personnes. D’autant plus que le prix est exagéré. A titre indicatif, pour se rendre de Ghazaouet à Tlemcen pour une distance de 75 km, le passager paye 100 DA s’il prend le bus, le tarif en taxi est fixé à 150 DA. Depuis l’ouverture de la gare routière, le passager paye le double, puisque de la gare routière au centre-ville, le prix de la course est fixé à 150 DA, voire 200 DA, si la distance est un peu plus longue.

Les passagers ne comprennent pas pourquoi ils sont obligés de payer ce prix exorbitant alors que le prix conventionnel est fixé à 80 DA. Aujourd’hui, le déplacement entre la gare routière et le centre-ville constitue un véritable casse-tête pour les usagers, notamment les personnes âgées, les femmes accompagnées de leurs enfants, les malades, en somme les petites gens qui utilisent le transport en commun.

O. E. B.
 
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