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L’économie de l’eau en question

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le 11.12.17 | 12h00 Réagissez

Compte tenu de l’importance de l’eau pour la vie, son économie est de plus en plus une nécessité incontournable pour sa préservation. Dans ce contexte, l’Agence du bassin hydrographique Oranie Chott Chergui a organisé, au niveau de la Chambre de l’agriculture de Tlemcen, une journée de sensibilisation sur l’économie de l’eau et sa valorisation en agriculture irriguée.

A travers cette journée de sensibilisation qui s’inscrit dans le cadre d’un accord de partenariat établi entre l’Agence du bassin hydrographique d’Oran, l’ONID, l’ONA, la DRE et l’Association agricole pour l’irrigation de la commune de Hennaya, les organisateurs se sont penchés particulièrement sur la question de l’irrigation par les eaux épurées.

A ce titre, l’association agricole pour l’irrigation de la plaine agricole de la commune de Hennaya a été citée comme un exemple parfait illustrant ce concept : la réutilisation des eaux usées épurées dans l’irrigation. Le périmètre irrigué de Hennaya, situé à 10 km du chef-lieu de wilaya et qui s’étend sur une superficie de 912 hectares, est irrigué par les eaux usées épurées provenant de la station de Aïn El Houtz qui produit annuellement 11 millions de mètres cubes et contribue, en outre, à la préservation de l’environnement. Sauf que les fellahs de Hennaya, par le biais de leur association, ont exprimé certaines inquiétudes relatives notamment à la disponibilité continue de l’eau à l’avenir selon les besoins exprimés.

Pour cela, ils estiment que leur participation financière pour la gestion de la station, le renforcement de la maintenance et de réhabilitation des canaux d’irrigation est indispensable. En d’autres termes, les fellahs de Hennaya, conscients de cet enjeu, une source d’eau et d’engrais additionnels, veulent payer l’eau pour exiger sa disponibilité, sa qualité et sa pérennité. Il y a lieu de rappeler que le prix de revient d’un m3 d’eau épurée est de 8 DA.

Le fonctionnement de la station de Aïn EL Houtz coûte un peu plus de 30 millions de dinars. Cette eau est acheminée vers le périmètre d’irrigation et distribuée gratuitement. Versant dans le même ordre d’idée, M. Meksi, directeur de l’hydraulique, considère que la gestion des ressources hydriques et la rationalisation de l’utilisation de l’eau constituent une priorité évidente pour le pays. Il est donc nécessaire de se donner les moyens pour déterminer le coût réel de l’eau distribuée, mettre en place les outils règlementaires nécessaires pour assurer la protection quantitative et qualitative des ressources. A défaut d’une bonne gouvernance de l’eau soutenue par une gestion rationnelle et économique de cette denrée précieuse, les efforts colossaux consentis par l’Etat dans le secteur des ressources en eau et l’environnement risquent d’être vains. Donc, il est nécessaire de mettre en place des voies et des moyens pour rationnaliser l’eau. Autrement dit, il faut se mettre au compteur pour mesurer la consommation et en payer la facture.

 

O. El Bachir
 
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