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Ghazaouet : L’ancien marché couvert, une véritable plaie en plein centre-ville

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le 25.05.17 | 12h00 Réagissez

L’ex-marché couvert de fruits et légumes datant de l’ère coloniale, situé en plein centre-ville de Ghazaouet, est en ruine. Les murs lézardés, même s’ils tiennent encore debout par on ne sait quel miracle, finiront tôt ou tard par céder.

Le toit de la structure, quant à lui, n’a pas résisté aux assauts perpétrés de la nature et s’est effondré. Ce qui a obligé tous les commerçants à abandonner les lieux. Cet espace commercial, jadis convivial, et qui offrait à ses visiteurs une infinie diversité de couleurs et d’odeurs, est aujourd’hui un lieu qui défigure un peu plus le visage du centre-ville, à vrai dire pas très reluisant.

La bâtisse est totalement à l’abandon, comme une verrue en plein centre-ville. Les derniers locataires ont fini par se rendre à l’évidence et ont quitté ces lieux menaçants. Actuellement, les chiens et les chats errants y ont élu domicile. Le marché comprend aussi une aile réservée aux bouchers. Cette partie est toujours occupée par quelques bouchers qui continuent à exercer leur métier tant bien que mal dans des conditions lamentables. Bon nombre d’entre eux ont déjà mis la clé sous le paillasson.

Au niveau de cet espace, les normes d’hygiène et de sécurité sont foulées au pied tant l’insalubrité a atteint son paroxysme. La rouille a complètement dévoré la charpente métallique sur laquelle s’accrochent de sinistres guirlandes de toiles d’araignée assez épaisses. Le toit en tôle ondulée en fibrociment présente des trous béants et quand il pleut, d’importantes infiltrations sont apparentes.

Et pour couronner le tout, le lieu est dépourvu d’eau courante. D’ailleurs, même les bouchers qui y travaillent encore se sentent très gênés quand ils entendent des réflexions portant sur l’état de dégradation évidente des lieux. «Nous avons honte quand des clients étrangers viennent chez nous. On se montre réservés juste pour éviter une conversation qui débouche inéluctablement sur l’état de la structure», lâche timidement un boucher.

Et de s’interroger : «Jusqu’à quand cette structure demeurera-t-elle invincible à la corrosion et au ruissellement des eaux?» Quelques personnes rencontrées sur les lieux se demandent comment les services d’hygiène tolèrent encore la pratique d’une activité commerciale dans ce lieu pourri. En attendant d’entreprendre la réalisation du projet de construction en dur d’un marché de fruits et légumes selon les normes requises, cette structure commerciale, construite en 1928, la date est toujours visible, sculptée en relief en haut de la porte métallique, se dégrade à vue d’œil et finira certainement par s’effondrer.                                         

O. El Bachir
 
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