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Tiaret : 44 familles seront relogées

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le 25.12.17 | 12h00 Réagissez

Après la vaste opération ayant visé le relogement de 220 ménages dans la mythique cité El Graba, sur les hauteurs de la ville, et la distribution de 2600 logements dans le cadre du social locatif, revoilà le tour du dernier maillon à être visé par une enquête sociale.

«Plutôt des enquêtes de ménages après celles foncières qui concernent actuellement 44 familles dont certaines parmi elles vivent dans l’ex-ferme Bojo depuis plus de 70 ans», a tenu à rectifier le chef de daïra de Tiaret en charge du dossier RHP. «Nous travaillons dans la sérénité pour ne laisser place à aucune malveillance, voire à des injustices», ajoute notre interlocuteur.

Le site que certains appellent souvent «ferme Mairif» est situé au flanc de l’école Mezhoud et à l’entrée de haï Louz, au centre-ville de Tiaret à hauteur de la RN14. Ami Labter El Bosri, âgé aujourd’hui de 92 ans, fait figure d’ailleurs de vétéran dans ce petit no man’s land des temps modernes. Ce vieillard, qui a vu défiler des générations, a confié à l’assistante sociale, Mme C. Mahdjouba, qui le questionnait, qu’il a vu défiler, depuis la fin des années 40 jusqu’à nos jours, plusieurs propriétaires dans ce bout de terrain de presque 1500 m2, aujourd’hui abandonné. «Une fois récupéré, ce terrain servira d’assiette à l’injection d’un équipement public», précise Mohamed Guesmi, comme pour couper l’herbe sous les pieds de ceux qui voudraient le détourner.

Ceux et celles qui sont venus y planter leurs cloaques et leurs baraques de fortune à l’intérieur même des étables et écuries ont eu des enfants aujourd’hui très âgés, à l’exemple de cette personne expulsée d’Autriche, qui vit avec ses deux enfants, ainsi qu’une locatrice. L’enquête a été jusqu’à déterminer que plusieurs générations ont cohabité dans ces réduits plusieurs années durant. «Parfois, dira C. Mahdjouba, on trouve sous le même toit deux ménages, du fait des difficultés de se procurer un toit». Quoi qu’il en soit, les responsables en sont conscients depuis que cette communauté a pris sur elle le risque de crier haut et fort sa douleur d’avoir résisté des décennies durant dans ce bidonville, sans qu’elle  soit relogée, en dépit des promesses faites lors des campagnes électorales, en sortant occuper le pavé d’une manière civilisée.

Fawzi Amellal
 
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