Régions Ouest Oran
 

Cercle du commerce et d’industrie algéro-espagnol (CCIAE)

Une rencontre d’information pour rassurer les investisseurs étrangers

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le 08.06.17 | 12h00 Réagissez

A l’initiative du Cercle du commerce et d’industrie algéro-espagnol, une rencontre autour des Investissements directs étrangers (IDE) a été organisée avant-hier à l’hôtel Liberté, à Oran, en présence du président de cette instance mais aussi du consul général d’Espagne.

L’objectif de cette manifestation était de sensibiliser les opérateurs des deux pays sur la faisabilité, malgré les difficultés, des initiatives de partenariats, à l’ombre la loi dite des 49/51%, toujours en vigueur. L’intervention de Ramzi Ouali, représentant du KPMG, entreprise de conseil et d’information destinée aux investisseurs, un des organismes internationaux d’expertise activant en Algérie, a axé son intervention sur les nouvelles dispositions gouvernementales qui vont dans le sens de rassurer davantage les investisseurs étrangers désireux de s’implanter en Algérie.

Partant du principe que l’Algérie compte désormais substituer la production nationale à l’activité d’importation, il a notamment évoqué les conditions d’éligibilité aux avantages fiscaux autant à la création d’entreprises qu’à l’extension de celles déjà existantes. Les modalités concernant les transferts de fonds et le droit aux dividendes ont également été explicitées à la lumière des prises de participation au capital social des entités économiques orientées vers la production des biens et des services. «Face à ce qui peut paraître comme des lourdeurs administratives, certains investisseurs sont tentés de brûler les étapes pour aller vite dans la concrétisation de leurs projets, mais, à terme, ce genre de comportement peut s’avérer contre-productif», prévient l’expert en mettant en avant la nécessité de connaître parfaitement la législation algérienne, ou, le cas échéant, de faire appel aux spécialistes pour éviter les mauvaises surprises qui peuvent ne se manifester que plusieurs années plus tard.

L’intervention de Saïd Nebia, représentant de la partie algérienne d’une joint-venture algéro-espagnole basée à Oran et spécialisée dans l’agroalimentaire, illustre parfaitement le contenu des débats qui ont eu lieu autour de cette problématique. Tout d’abord, la société a commencé par la commercialisation d’une marque espagnole (Dulcesol pour ne pas la nommer) avant d’installer des chaînes de production du côté de Sig. Entre-temps, hormis l’étape administrative, il a d’abord fallu étoffer son réseau de distribution sur l’ensemble du territoire avant d’envisager de produire localement. «J’ai effectivement été impatient au départ, mais finalement, avec le recul, je reconnais que nous avons bien fait de faire appel à un bureau d’expertise pour nous accompagner», indique Saïd Nébia, qui ne nie pas les difficultés rencontrées, mais qui se dit que, peut-être, les choses ne sont pas aussi simples qu’elles ne paraissent ailleurs dans le monde.
«A l’époque où nous avions voulu installer la production en Algérie, nous avions envisagé d’acquérir du matériel rénové (les équipements étaient disponibles à cause d’une vague de fermetures), mais face à la longueur des démarches, nous avions tout de suite opté pour le neuf», explique le chef d’entreprise. En effet, soumise à certaines conditions, l’importation d’équipements usagés rénovés reste possible, le plus important étant la production et la création d’emplois.

Djamel Benachour
 
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