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Une nouvelle cité AADL sans aucune commodité

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le 23.09.17 | 12h00 Réagissez

 
	l La nouvelle cité de 2500 Logements AADL de Aïn Beïda, au sud d’Oran, n’est dotée d’aucune commodité. Dans cette cité-dortoir, il n’y a ni école, ni salle de soins, ni commerces, ni téléphone, et encore moins l’internet.
l La nouvelle cité de 2500 Logements AADL de Aïn Beïda,...

Après avoir soulevé, la semaine passée, aux autorités locales, le problème des infrastructures scolaires, les habitants se plaignent d’un cadre de vie précaire.

Lors d’une petite virée jeudi matin, nous avons constaté que cette cité souffre de l’isolement et manque de toutes les commodités. Une cité dont le manque de commodités en fait une simple cité-dortoir sans âme. L’un des membres du comité, Kabli Zaki, a cité une longue liste de carences. Il a soulevé en premier lieu le problème d’accès à la cité qui est fermé par la présence de la centrale à béton (de l’entreprise en charge de la construction du reste du programme), juste entre le cimetière de Aïn Beïda et la caserne militaire, ce qui les oblige à faire un long détour pour accéder à leur cité en prenant le 4e boulevard périphérique. Il dénoncera également la lenteur de la mise en place d’un abribus, alors que la saison des pluies approche, le manque flagrant de bacs à ordures malgré les promesses faites pour pallier le manque constaté. Ce membre du comité dénoncera la prolifération des chiens errants mettant en danger la santé des habitants.

D’autres habitants soulèvent aussi le problème des barreaux, regrettant les mises en demeure lancées à l’encontre de ceux qui en ont placé à leurs fenêtres et balcons. Pour Mme Fatima, qui habite au 3e étage, mère d’enfants de 5 et 7 ans, «la motivation première pour placer des barreaux est la sécurité des enfants, car, à cet âge- là, ils n’ont pas encore conscience du danger et aiment se percher sur les fenêtres et balcons pour regarder ce qui se passe aux alentours». Ils demandent à l’AADL de leur donner une autorisation dans ce sens pour des barreaux ouvrables en cas d’incendie afin de faciliter la tâche des pompiers.

Un autre habitant mettra en exergue le problème des femmes de ménage. Pour ce dernier, comment se fait-il que des charges de 2500 et 3000 dinars sont payées chaque mois sans que rien ne soit fait. Il fera remarquer que le cahier des charges fait référence à la mise à disposition des acquéreurs d’un chauffe-bain ainsi qu’un câble pour la parabole mais ils attendent toujours de les voir venir, idem pour le gaz de ville afin de réduire le risque des bouteilles de gaz butane ainsi que leur coût qui est jugé excessif pendant les mois d’hiver.

Des jeunes tels que Habib ou Sofiane réclament un local pour transformer leur petit commerce de vente de légumes sous une tente en magasin en règle. Aussi, la seule épicerie du coin est un camion de restauration rapide qui a été transformé par un jeune couple pour vendre du pain, du lait et certains produits de première nécessité.

Les habitants, à l’image de Tebak Houari, réclament la construction d’écoles, déclarant payer près de 800 dinars quotidiennement à un taxi clandestin pour emmener sa fille étudier. Mme Naam n’a pas encore emménagé dans sa nouvelle maison et reste toujours locataire pour ne pas perturber la scolarité de ses enfants. Tous ces intervenants attendent aussi avec impatience l’installation d’un réseau de téléphone fixe et d’Internet.

Zekri S.
 
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