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Tribunal criminel : L’affaire des faux billets de nouveau devant les juges

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le 08.02.18 | 12h00 Réagissez

Trois mis en cause, B.N., H.D. et L.S., ont comparu, hier, devant le tribunal criminel pour répondre des griefs d’«association de malfaiteurs et distribution de faux billets».

Le premier sera condamné à 10 ans de réclusion et les deux autres ont été acquittés, alors que le représentant du ministère public a requis contre les trois prévenus 15 ans de réclusion, expliquant que cette affaire a touché l’économie nationale de plein fouet. En effet, cette affaire, rappelons-le, a un lien étroit avec celle du vol de papier fiduciaire en France. Il s’agit de vrais faux billets.

Tout a commencé le 20 janvier 2010, quand une femme, qui sera citée plus tard en tant que victime, se rend à la Banque extérieure d’Algérie, à Mostaganem, pour déposer la somme de 600 000 DA. L’argent est passé à la machine et tout paraît normal, mais l’œil expérimenté du caissier doutera de la conformité de quelques billets de 1000 DA flambant neufs, mais dont la couleur était sombre.

Et le pot aux roses a été découvert : 143 billets de 1000 DA sont faux. Interrogée, la femme dira qu’il s’agit du revenu de la vente de sa voiture et citera la personne ayant acheté sa voiture et l’intermédiaire dans cette vente. Interpellés à leur tour, ces deux derniers s’aligneront sur les déclarations de la dame.

Précédemment, une autre femme habitant Mostaganem s’est rendue chez un bijoutier pour lui vendre ses bijoux. Suite à cette transaction, elle voulait déposer son argent à la CNEP : 10 millions de centimes en coupures de 1000 DA. C’est alors que le caissier s’aperçoit que la totalité de la somme était de la fausse monnaie.

Alertés, les services de sécurité n’auront aucune peine à identifier la source. Lors de son interrogatoire, le bijoutier faussaire reconnaîtra avoir ramené 440 millions de centimes en fausses coupures auprès du propriétaire d’un atelier de fabrication de bijoux, installé et résidant à Batna. Les investigations détermineront qu’il s’agit du papier fiduciaire volé à Marseille.

Une partie des 19 tonnes de papier destinées à la BCA a été détournée par une bande de malfaiteurs en France pour fabriquer les faux billets, le cerveau de ce réseau étant un certain Jean Charles Cima, arrêté et jugé en France. A la barre des accusés, les trois prévenus nieront chacun à sa façon les faits. La défense plaidera la non-culpabilité de ses mandants.   

S. Moncef
 
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