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Oran : Hommage aux Larribère, une famille anticolonialiste

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le 28.09.17 | 12h00 Réagissez

Une très belle rencontre a eu lieu, hier, au siège du journal El Joumhouria sur la famille Larribère, dont le père, Jean-Marie, et ses filles sont connus pour avoir pris fait et cause pour l’indépendance de l’Algérie.

Né en 1882, Jean-Marie Larribère, médecin, était à la tête d’une maternité à Oran. En sa qualité de militant communiste, il était celui qui a introduit en Algérie la méthode d’accouchement sans douleurs importée de l’Union soviétique. Son engagement sans faille pour l’indépendance de l’Algérie et sa solidarité avec les réseaux clandestins du Parti communiste algérien et du FLN lui ont valu des représailles de la part de l’OAS, qui a détruit, le 24 avril 1962, sa clinique.

«A travers Jean-Marie Larribère, c’est un hommage à tous les Algériens d’origine européenne qui ont combattu pour que vive l’Algérie indépendante», explique Bouziane Benachour, directeur du journal El Joumhouria. Benkhedda Sadek, chercheur associé au Crasc et ancien P/APC d’Oran, reviendra longuement sur le parcours de Jean-Marie Larribère et de ses 5 filles, toutes des militantes progressistes et anticolonialistes, qui ont été torturées et emprisonnées durant la Guerre de Libération.

«Il s’agit, dit-il, d’une famille entière au service de l’Algérie algérienne». Benkhedda Sadek parlera aussi d’un «microcosme» oranais «qui n’était pas du tout en retard avec la Révolution», pour ne pas dire à l’avant-garde. Jamila Hamitou, membre du collectif Larribère, initié par l’Afepec suite à la débaptisation de la clinique Larribère (voir nos précédentes éditions), parlera notamment de Lucette, l’une des filles de Jean-Marie, qui, en plus de son engagement pour la cause algérienne, militait aussi pour l’égalité entre les hommes et les femmes.

Elle faisait d’ailleurs partie de l’association Afepec et était mariée à Bachir Hadj Ali, poète et militant communiste algérien. Hamitou parlera également de l’affaire de la débaptisation de la clinique Larribère, qui a défrayé la chronique le mois de mai dernier. «Il fallait rendre justice à Larribère par devoir de mémoire. Suite à la débaptisation de la clinique, on a initié un mouvement.

Une pétition en ligne a récolté pas moins de 2000 signataires et, au final, nous avons obtenu gain de cause. Je suis heureuse aujourd’hui de vous annoncer que le 1er Novembre prochain, la clinique retrouvera la plaque de Larribère». Pour Dr Ahmed Abid, Larribère fait partie d’une communauté d’Européens qui ont sacrifié leur vie pour que vive l’Algérie indépendante. Enfin, pour Benamar Médiène, «on possède un potentiel historique extraordinaire, mais il faut prendre garde de ne pas le rendre fantôme».

Pour lui, la famille Larribère mérite qu’un roman historique lui soit dédié, tant la vie de chacun de ses membres s’apparentait à une saga. «Ils ont eu au cœur et au corps l’Algérie, dit-il, aussi, je voudrais que la ville soit reconnaissante envers ces héros. Voilà des personnes qui ont fait que notre histoire soit belle».     
  

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