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Oran : Aïn El Karma, une bourgade qui manque de tout

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le 20.06.17 | 12h00 Réagissez

Plein zoom sur Aïn El Karma, une petite commune relevant de la daïra de Boutlélis, où le cadre de vie est des plus exécrables.

Les habitants, notamment dans le rang des plus jeunes, disent «manquer de tout». L’été est connu, en général, comme un moment de détente et de loisirs, mais pour d’autres, c’est l’occasion de gagner quelques dinars et parfois dans des conditions extrêmes. C’est le cas des jeunes et moins jeunes de Aïn El Karma. Une bourgade à fort caractère agricole, qui n’offre que peu de perspectives aux jeunes qui y habitent.

Ces derniers, qui, en cette période du mois de Ramadhan proposent, sur les bords de la route et sous un soleil de plomb, toutes sortes de fruits, mais aussi du pain maison, lait de chèvre, légumes de potagers bio, etc. attendent avec impatience la période des grandes chaleurs pour pouvoir faire commerce avec les estivants de passage vers les plages ou la forêt.

Les jeunes de cette bourgade, à l’image de Mourad, élève au lycée de Boutlélis, espèrent beaucoup de la saison estivale. «C’est pour nous l’occasion de grappiller quelques sommes d’argent afin de subvenir à nos besoins actuels et surtout ceux à venir, comme les frais de la rentrée scolaire». Djalil renchérit en déclarant : «Nos parents sont des gens d’une catégorie très défavorisée. Pour la plupart d’entre eux, ils sont soit saisonniers ou de simples journaliers dans des chantiers de construction en bâtiment, cette situation nous pousse à trouver des solutions pour nous en sortir.»

Un autre encore ajoute : «Notre commune manque de tout, pas de loisirs, pas d’usines, pas de chantiers qui peuvent absorber la grande portion de chômage qui y prévaut. On est comme des morts-vivants. On se lève le matin pout attendre le soir et aller dormir. Notre seul salut est l’été, quand on achète des produits de chez des agriculteurs à des prix symboliques afin de les revendre avec une petite marge pour être sûrs de pouvoir les écouler rapidement et ainsi refaire l’opération plusieurs fois par jour.» Il ajoute : «On attend que cela change, que nos conditions de vie s’améliorent, qu’on ait enfin la possibilité d’avoir un avenir plus radieux ici, sans aller le chercher ailleurs.»

Pour beaucoup d’habitants de cette agglomération, notamment au rang des plus jeunes, leur quotidien est fait de privations et de frustrations. Le réseau routier demeure impraticable, surtout en hiver, et par mauvais temps, l’éclairage public est défaillant et le transport est insuffisant et irrégulier. Un calvaire qui ne fait qu’augmenter les souffrances des employés et des enfants scolarisés.

Cette localité manque aussi d’autres infrastructures de base, comme le marché couvert, les établissements scolaires et les espaces de loisirs. Les quelques habitants que nous avons abordés espèrent se faire entendre par les autorités concernées. «On espère que les autorités locales se tournent vers nous et qu’elles prennent en charge nos préoccupations», conclut Djilali.            

Zekri S.
 
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