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Oran : 5 ans de réclusion pour apologie au terrorisme

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le 07.06.17 | 12h00 Réagissez

Hier, le tribunal criminel d’Oran a condamné le dénommé B. Mokrane, un licencié, à 5 ans de réclusion, pour «apologie à groupe terroriste» et «détention d’enregistrements faisant l’apologie du terrorisme».

Les faits remontent au 7 février 2016 : les éléments de la police de la 19e sûreté urbaine ont remarqué le comportement suspect d’un individu. Ils se sont approchés de lui pour procéder à un contrôle d’identité, mais ce dernier a pris la fuite. Ils le rattrapèrent aussitôt. Sa fouille corporelle se soldera par la saisie de feuilles imprimées sur «l’Alliance mondiale de l’Etat islamique en Syrie».

Son portable fera ressortir un enregistrement vocal, de sa propre voix selon l’expertise, où il déclare que «l’Etat algérien, avec ses institutions sécuritaires et politiques sont des mécréants». La perquisition de son domicile et du local de l’agence immobilière dont il est propriétaire, permettra de saisir plusieurs autres enregistrements et livres portant sur les groupes armés Daech agissant à l’étranger.

De même qu’ont été saisis des enregistrements vidéo de scènes ultraviolentes. Parmi les livres saisis, l’un porte sur la décennie noire qu’a traversée l’Algérie. Un autre document montre une carte de l’Etat islamique/Daech avec en fond le drapeau noir de cette organisation. D’autres enregistrements poussant les jeunes à faire allégeance à Aboubakr El Baghdadi ont été découverts.

D’un autre coté, au moment de l’interrogatoire de ce mis en cause dans les locaux de la police d’Es Sénia, une voiture passera à toute vitesse scandant des «Allah Akbar». A la barre du tribunal criminel, le prévenu niera toutes les accusations retenues contre lui. «Tout ce qui a été trouvé chez moi était pour ma propre documentation, je suis une personne curieuse et qui aime lire», dira le mis en cause.

Ajoutant que les livres saisis, il les a achetés à la Foire du livre d’Alger. Le représentant du ministère public requit à son encontre 10 ans de réclusion. Quant à ses avocats, ils plaideront la non-culpabilité, expliquant que toutes les saisies faites chez leur mandant ne sont pas interdites en Algérie.

S. Moncef
 
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