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Marsat El Hadjadj (Oran) : Le diktat des plagistes informels

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le 22.07.17 | 12h00 Réagissez

 
	Vue sur la plage de Marsat El Hadjadj, jeudi dernier
Vue sur la plage de Marsat El Hadjadj, jeudi dernier

La plage de Marsat El Hadjadj, un des coins du littoral Est d’Oran, sombre dans l’anarchie. Victime du phénomène national qui est le squat du rivage, la plage est complètement accaparée par des personnes qui s’autoproclament «plagistes».

Les premières rangées du rivage sont colonisées par le matériel tels les parasols et les chaises. Les plagistes informels y ont installé des tables avec chaises et parasols au ras du rivage. Il est devenu impossible de s’installer à son aise au bord de l’eau si on ne paie pas.
A certains endroits, c’est carrément les trois premières rangées qui sont prises. Jeudi dernier, les familles qui arrivent sur place en début d’après-midi se retrouvent au quatrième, voire cinquième rang. De cet emplacement, ils ne peuvent d’aucune manière voir leurs enfants et les surveiller. Ils se retrouvent entre le marteau et l’enclume. Pour Djamila une dame venue d’Oran avec ses enfants : «De là où je suis, à la cinquième rangée, je ne peux même pas profiter du paysage, je ne vois que des tentes et des parasols. Pour voir la mer, je suis obligée de me frayer un chemin entre les rangées. Je ne sais plus si je dois surveiller mes enfants ou rester à mon emplacement surveiller le parasol et nos affaires, je suis vraiment déboussolée».

Elle ajoute que même debout, elle n’arrive pas à voir le rivage et les enfants. Abdelkrim, un quinquagénaire, venu de Sig trouve ça injuste : «J’ai dû économiser toute une semaine afin de mettre de côté le prix du transport (2000 dinars en clandestin) et de pouvoir offrir à mes enfants un peu de fraicheur et au final je ne vois ni la mer ni encore je ne peux surveiller mes enfants. Pour pouvoir les surveiller, je dois rester débout dans l’eau et c’est fatigant pour moi venu me reposer».

Ces dernières années et en particulier cette saison, un peu partout à travers plusieurs plages d’Oran, des espaces entiers de sable sont squattés au vu et au su de tout le monde et illicitement gérés en toute impunité par des indus exploitants se proclamant maîtres indétrônables des lieux malgré l’interdiction des concessions par le ministère de l’Intérieur. S’ils arrivent à trouver un espace sur le sable, les estivants qui ont leurs propres parasols doivent s’installer sur des endroits reculés et sales. 

Nayla Hammoud
 
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