Régions Ouest Oran
 

Collecte des déchets ménagers

Les opérateurs privés assiègent la mairie d’Oran

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le 21.06.17 | 12h00 Réagissez

Les opérateurs privés qui assurent la collecte des déchets ménagers ont envahi le hall de ce qui fait office de siège de la mairie d’Oran. Ils sont près de 150 opérateurs à être concernés par le payement des dettes dont le montant avancé avoisine les 700 millions de dinars.

Habituellement, les éboueurs privés entament des actions de protestation devant le siège de la wilaya pour réclamer leur dû. Hier, ils étaient nombreux à venir envahir le hall de ce qui fait office de siège de la mairie d’Oran. Une longue discussion a été engagée avec Nouredine Boukhatem, maire d’Oran, qui les a reçus pour tenter de trouver une issue au problème posé et qui dure depuis des années. Ils sont près de 150 opérateurs à être concernés par le payement des dettes, dont le montant avancé avoisine les 700 millions de dinars.

Sur les 150 détenteurs de bennes-tasseuses, moins d’une centaine sont néanmoins toujours en activité. «Le contrat stipule, à condition de bien remplir la mission pour laquelle on s’est engagé, le payement d’une moyenne de 4 millions de dinars par année, mais ce montant n’a jamais été viré intégralement, du moins pas pour la quasi-majorité d’entre nous», déplore un protestataire, qui a déjà cessé son activité mais qui est venu réclamer son dû.

D’année en année, les dettes se sont accumulées, et, si on ne devait compter que sur les ressources de l’APC, le payement paraît difficile dans l’immédiat. Une bonne partie du budget va aux salaires des éboueurs déjà fonctionnaires de la commune et qui assument le gros des opérations de nettoiement. Ces particuliers, dont certains (donc pas tous) sont passés par l’Ansej, ont été insérés graduellement en appoint pour s’occuper de quelques quartiers ou zones de la ville.

«J’aimerais bien que ces jeunes récupèrent leur dû, mais la situation ne dépend pas que de moi qui n’ai pas eu affaire avec eux», explique le maire, qui dit avoir été franc avec eux avant de les orienter vers les responsables de la division qui les a recrutés. «Qu’on me donne l’argent et je les paye tout de suite !», s’est exclamé le maire.

Cette situation est sans doute la conséquence d’une gestion hybride de la ville d’Oran avec, vu son importance et les problèmes qu’elle pose, l’éclatement des centres de décision entre l’APC et la wilaya, et où, au bout du compte, on se renvoie indirectement la responsabilité. En effet, suite à des actions précédentes, des négociations ont eu lieu avec la wilaya et, selon les protestataires, cette institution a déjà promis de fournir une aide pour contribuer à régler le problème, mais la somme débloquée a été finalement bien en deçà de ce qui a été promis au départ.

Les protestataires ont agi car la situation s’y prête. «Le wali est promu ministre, donc son poste est momentanément vacant, et le mandat du maire expire dans trois mois», s’inquiète un concerné, qui avance l’idée d’une action au niveau national. La suggestion est motivée par le fait qu’une nouvelle Assemblée nationale vient d’être installée et qu’une nouvelle politique gouvernementale est en phase d’être débattue.

«Nous allons, ajoute le même interlocuteur, sensibiliser les députés pour qu’ils se penchent sur notre cas». Une question reste posée. Pourquoi les autorités ont-elles fait appel à des opérateurs externes pour contribuer au ramassage des ordures, sachant très bien que ce sont elles qui allaient en assumer les frais ?                                  

Djamel Benachour
 
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