Régions Ouest Oran
 

Dégradation du cadre de vie dans les cités AADL

Les habitants entre colère et résignation

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le 19.07.17 | 12h00 Réagissez

 
	Vue de la cité AADL sise à Bir El Djir
Vue de la cité AADL sise à Bir El Djir

Des pannes fréquentes d’ascenseurs, quand ils ne sont pas carrément à l’arrêt, des lieux livrés à la saleté, des caves inondées, des façades fissurées... les cités AADL subissent une dégradation continue.

Les cités AADL de la ville d’Oran se détériorent à vue d’œil. Les habitants assistent impuissants à une dégradation préoccupante de leur cadre de vie dans ces lieux livrés à l’insalubrité et à l’incivisme. L’entretien des parties communes (cages d’escaliers et halls d’entrée) ne se fait plus depuis plusieurs mois en raison du non-paiement des femmes de ménage recrutées par contrat, alors que la maintenance des ascenseurs et autres équipements (pompes à eau, électricité, citernes...) est quasiment absente.

«Les défaillances dans la gestion immobilière des cités AADL sont criantes. C’est de l’arnaque ! Chaque locataire verse mensuellement 2650 dinars de charges pour l’entretien des immeubles, mais nous n’avons droit à rien en contrepartie. Les choses ont tellement empiré que cette agence ne remplace même pas les lampes grillées dans les cages d’escalier.

Dans de nombreuses tours, les ascenseurs sont en panne et nous sommes contraints de cotiser pour faire les réparations de ces moyens indispensables pour les locataires des étages supérieurs. Nous nous trouvons ainsi régulièrement dans l’obligation de cotiser pour remplacer des lampes grillées, réparer un ascenseur ou une pompe ou acheter des détergents pour nettoyer les vidoirs, en particulier dans cette période de grandes chaleurs», raconte un habitant.

«Où va l’argent des charges mensuelles ?» s’interrogent des représentants des habitants qui se sont déplacés à de nombreuses occasions à la direction locale de l’AADL pour soulever ces problèmes, mais en vain. «Les responsables locaux de cette agence ne disposent d’aucun budget pour la gestion des immeubles. Les loyers et les charges sont en fait versés à la DG de l’agence à Alger», confient des habitants. La détérioration du cadre de vie dans ces cités ne touche pas uniquement la wilaya d’Oran : les défaillances dans la gestion immobilière de ces cités sont constatées à travers tout le territoire national.
 

Arzeki M.
 
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