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Oran

Le squat des espaces publics prend une proportion alarmante

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le 30.07.17 | 12h00 Réagissez

A Oran, des logements sociaux transformés en locaux commerciaux, des piliers qui poussent sur les trottoirs, des caves détournées, des appropriations illégales des espaces publics à des fins privés... le squat des espaces publics prend une proportion alarmante.

A haï Es Sabah, à quelques mètres du chantier du palais des congrès, des particuliers construisent dans l’impunité totale des extensions anarchiques sur les trottoirs. Dans la cité 350 logements baptisée Mostefaï Souleimane, attribuée il y a une quinzaine d’années aux enseignants et travailleurs de l’enseignement supérieur, les appropriations illicites des espaces publics s’accélèrent de jour en jour. Un habitant a ainsi construit en dur deux locaux commerciaux sur le trottoir sans être dérangé ni par la police de l’urbanisme ni par les services de la commune. Encouragé par le laxisme des services de contrôle, il a poussé l’audace d’un cran en construisant cette fois-ci une troisième extension sur le trottoir. Ce particulier s’est accaparé plus de 60 m2 du trottoir et il ne compte pas s’arrêter là ! «Les services de contrôle doivent sévir contre ce cas.

Il a construit un premier local sur le trottoir puis un deuxième et aujourd’hui il pousse l’audace jusqu’à construire une extension de son logement. Si rien n’est fait pour le dissuader, il va s’approprier prochainement la chaussée», dénonce un riverain. Le plus préoccupant dans cette cité est que ce particulier n’est pas l’exception, mais plutôt la «norme».

Un autre habitant de cette cité qui a détourné, il y a quelques années, le trottoir pour ériger un garage pour sa voiture, a lancé récemment des travaux pour construire un R+1 sur le trottoir. Des piliers en béton sont coulés sur ce garage pour supporter une nouvelle dalle. Outre le squat de l’espace public, ces extensions anarchiques risquent de fragiliser les fondations même des constructions réalisées il y a une quinzaine d’années. D’autres habitants de cette cité ont détourné les trottoirs pour s’offrir des jardins intérieurs ou des courettes. Dans les autres cités à haï Es Sabah, c’est la même situation. Dans certains immeubles, presque tous les appartements du rez-de-chaussée sont transformés en locaux commerciaux sans que les services de l’urbanisme n’interviennent pour stopper le détournement de ces logements sociaux. Le manque de civisme et l’absence des services de contrôle de l’urbanisme favorisent désormais toutes les dérives. Nos cités sont ainsi devenues un exemple de l’incivisme et de l’avidité sans lois et certains n’hésitent devant rien pour squatter l’espace public.

Arezki M.
 
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