Régions Ouest Oran
 

Grève des enseignants hospitalo-universitaires à Oran

Le concours de résidanat reporté

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le 16.10.17 | 12h00 Réagissez

 
	L’administration de la faculté des sciences médicales d’Oran a annoncé, hier, que le concours de résidanat sera finalement organisé les 17 et 18 octobre (soit demain et après-demain) alors que cette épreuve devait se tenir samedi et dimanche derniers. Cette décision intervient suite au boycott de l’encadrement de l’épreuve par les membres du Snechu.
L’administration de la faculté des sciences médicales...

De nouvelles dates ont été annoncées dimanche pour la tenue du concours de résidanat suite à la grève des enseignants hospitalo-universitaires qui ont boycotté l’épreuve ainsi que la protestation des médecins candidats.

En effet, l’administration de la faculté des sciences médicales d’Oran a annoncé, hier, que le concours de résidanat sera finalement organisé les 17 et 18 octobre (soit demain et après-demain) alors que cette épreuve devait se tenir samedi et dimanche. Cette décision intervient suite au boycott de l’encadrement de l’épreuve par les membres du Snechu dès samedi. Ensuite, l’administration a tenu à l’organisation du concours le jour même, ce qui a provoqué la colère des candidats qui avaient passé la journée à attendre sous le soleil à l’extérieur de l’université.

La nuit tombée, les candidats qui étaient déjà dans les classes d’examen ont refusé de passer le concours, jugeant les conditions défavorables. «Nous avons attendu toute la journée et nous sommes épuisés, nous avons faim, nous sommes tous stressés et nous subissons une grande pression en raison de cette bataille entre la tutelle et nos confrères du Snechu.

Il n’est pas acceptable que nous passions un concours décisif dans notre carrière dans une ambiance pareille, d’autant plus que nous avons passé une année entière à le préparer», a déclaré Khalil, candidat qui vient de la wilaya de Sidi Bel Abbès. Dans la soirée de samedi, les candidats ont quitté les salles d’examen vers 21 heures et se sont rassemblés pour finalement décider de ne pas passer le concours.

Plusieurs dizaines avaient décidé d’occuper les lieux et de ne pas quitter la faculté sans obtenir l’assurance que le concours serait reporté à une date ultérieure. Hier matin, quatre représentants des candidats ont été reçus pour négociation par les responsables de la faculté. Peu avant midi, les quatre représentants étaient sortis annoncer la nouvelle à leurs confrères pour les consulter sur la décision finale. «On vient de nous expliquer que le ministère de tutelle a retenu une date limite pour le concours : c’est le 19 octobre 2017. Au-delà de cette date, le concours ne sera pas organisé et il faudra attendre l’année prochaine», a annoncé une représentante.

Cette déclaration a provoqué la colère des médecins réunis à midi devant la faculté. «Nous ne pouvons pas obliger les candidats, qui viennent de l’est du pays par exemple, ou ceux qui n’ont pas où loger, à prolonger leur séjour. Certains ont besoin de rentrer chez eux puis revenir.

Pourquoi nous traite-t-on comme ça!» déclare Fatima, visiblement très contrariée par cette décision. D’autres médecins ont regretté «le manque de considération de la part de l’administration». Mohammed déclare : «Nous sommes des médecins et les responsables se contentent de nous envoyer des agents de sécurité pour communiquer avec nous. Ils ont affiché une annonce sur le mur extérieur de l’université.

En plus, il n’y a aucun cachet ni signature de doyen, de chef de département, de recteur ou d’un quelconque responsable. Tout ça est regrettable.» En tout état de cause, après quelques échanges, les candidats semblaient se résigner à cette décision et ont commencé à se disperser.

Pour sa part, le syndicat des enseignants hospitalo-universitaires a regretté que l’administration n’ait pas informé les candidats de l’annulation de l’examen bien avant samedi. Anouar Remini, SG dudit syndicat, déclare : «Nous regrettons ce qu’ont pu subir nos confrères. Nous avions annoncé que l’épreuve serait boycottée par les enseignants membres du Snechu et l’administration se devait de prendre les mesures nécessaires pour ne pas déranger les candidats.

Toutefois, nous sommes disposés à organiser et encadrer le concours si les candidats et la faculté se mettent d’accord sur une date. Nous ferons cela pour nos confrères qui se trouvent pris en otages suite à l’entêtement de l’administration. Pour le Snechu, nous avons été conviés à des rencontres avec les différents départements ministériels concernés par notre dossier, ce qui dénote  l’efficacité de notre action et surtout  l’union et l’esprit combatif des camarades. Nous continuerons notre protestation dans le respect de la loi mais aussi dans le respect de la déontologie pour que ni les candidats ni les étudiants ne soient touchés par le contentieux. Au final, c’est pour eux que nous faisons tout ça, pour assurer les bases du progrès de la corporation».

 

Redouane Benchikh
 
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