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Une famille expulsée à Bir El Djir malgré le froid

La trêve hivernale n’est pas respectée à Oran

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le 13.11.17 | 12h00 Réagissez

 
	Ce qui interpelle en premier lieu dans cette affaire, c’est l’expulsion d’une famille entière sans le respect de la trêve hivernale ni aucune autre mesure pour la reloger en attendant de régler sa situation.
Ce qui interpelle en premier lieu dans cette affaire, c’est...

Une famille de dix membres se retrouve dans la rue depuis mardi dernier en raison de l’exécution d’une décision d’expulsion émanant de la justice, et ce, malgré le froid et la pluie de ce mois de novembre.

Il s’agit, en effet, de la famille Zereg, qui vit depuis une semaine sous une tente de fortune confectionnée avec de la bâche et de la toile cirée au lotissement 417, à haï Khemisiti (Bir El Djir). Le père, Abdelkader, a perdu un procès contre un citoyen se disant propriétaire de l’assiette de terrain sur laquelle a été construite la maison de la famille Zereg. Ce dernier a mis en exécution la décision de justice.

«L’huissier de justice est venu, accompagné des forces de l’ordre pour nous chasser de la maison. Le bénéficiaire de cette décision de justice a remporté son procès contre mon père mais également contre l’APC de Bir El Djir et l’Agence foncière.

Il n’a pas d’acte de propriété mais seulement une décision de la justice sur une affaire pourtant plus compliquée car nous n’avons pas été dédommagés pour la construction alors que c’est un principe de base en matière de droit civil», explique Bahia, une des filles de Abdelkader.

Elle nous a montré plusieurs documents attestant que «ledit bénéficiaire avait déjà eu droit à un dédommagement de la part de l’Agence foncière, à savoir un terrain plus grand à Tafraoui». Mais ce qui interpelle le plus, c’est l’expulsion d’une famille entière sans le respect de la trêve hivernale ni aucune autre mesure pour les reloger en attendant de régler leur situation.

Abdelkader déclare : «Je n’ai pas où aller avec mes enfants. Il y en a qui sont scolarisés, d’autres à l’université et tout ça n’a pas été pris en compte. En plus, je n’ai pas été dédommagé pour la construction que j’ai réalisée.

Cela fait une dizaine d’années que j’ai commencé à construire sur un terrain que m’a accordé l’APC de Bir El Djir. Ensuite, un supposé bénéficiaire s’est présenté. Et comme ni lui ni moi n’avons d’acte de propriété, j’ai vérifié au niveau de l’Agence foncière qui a confirmé que le terrain apparentait à l’APC. Je ne sais pas comment la gestion du terrain a été ensuite transférée à l’agence qui a dédommagé l’autre bénéficiaire pour que, finalement, il revienne quelques années après avec une décision de justice.

Nous n’y comprenons rien et nous interpellons les autorités compétentes pour intervenir et nous secourir car nous sommes sinistrés. Il faudra également que tout ce dossier soit revu». En tout état de cause, et quelle que soit l’issue de cette affaire au niveau de la justice, il s’agit d’abord du sort d’une famille qui se trouve dans la rue faisant face à la rigueur de l’hiver. «Je ne peux aller nulle part. En plus, la scolarité de mes enfants est sacrée, ils doivent continuer à aller à l’école. Ma fille est à l’université, elle fait maths, et a été classée première à Oran au bac, c’est vous dire à quel point c’est important pour nous et les autorités doivent réagir», regrette ce père de famille qui garde espoir.

R. Benchikh
 
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