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L’université d’Oran célèbre ses 50 ans

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le 15.11.17 | 12h00 Réagissez

Inaugurée le 20 décembre 1967, l’université d’Oran avait commencé par quelques enseignants et des coopérants. Aujourd’hui, Oran compte trois universités et plusieurs écoles supérieures spécialisées.

Un vibrant hommage a été rendu au Professeur Hacène Lareg à l’occasion de la cérémonie de lancement des activités scientifiques et culturelles accompagnant la commémoration du cinquantième anniversaire de la création de la première université de l’Algérie indépendante.

En effet, le spécialiste en ophtalmologie et fondateur de l’université d’Oran a été au centre des interventions des premiers et anciens enseignants et étudiants de cette université, qui n’ont cessé de lui exprimer leur reconnaissance, dans l’auditorium Talahit Bekhlouf de l’ex-IGMO, archicomble et rutilant, sous les youyous et applaudissements. «Nous ne serions pas là sans votre dévouement et tous vos sacrifices», a d’abord reconnu le professeur Adda Djelloul, de la faculté de droit, tout comme le professeur Morsli Laaradj, qui a animé cette cérémonie.

Pour sa part, le professeur Lazreg, du haut de ses 96 ans, n’a pas manqué de saluer le «progrès accompli par les générations qui ont suivi». Il a d’abord commencé par raconter son parcours en soulignant les stations les plus importantes de son histoire personnelle et qui l’ont amené à créer cette université. Il a présenté plusieurs documents, dont sa convocation du ministère de la Défense pour prendre la direction par intérim de la santé militaire en 1963 à Oran.

Ensuite, il a pris la direction de l’école de médecine en 1964. Le professeur Lazreg a détaillé son parcours depuis la guerre de Libération nationale jusqu’à ses ultimes rencontres avec le président Houari Boumediène à qui il a demandé l’affectation de la Caserne militaire d’Es-Sénia, laquelle deviendra le siège de la future université d’Oran, la première créée durant l’indépendance. Pr Lazreg a également rappelé son entrevue avec le président Boumediène qui lui a annoncé que l’Unesco a offert à l’Algérie une enveloppe pour la création d’une école spécialisée dans la formation des enseignants, l’ex-INSET en l’occurrence. Ces éléments étaient les bases matérielles nécessaires à la création de toutes les écoles et universités existants aujourd’hui à Oran.

En effet, inauguré le 20 décembre 1967, l’université d’Oran avait commencé par quelques enseignants et des coopérants. Aujourd’hui, elle a donné naissance à trois universités, et plusieurs établissements spécialisés. «Ne me remerciez pas», a lancé Hacène Lazreg, qui a montré une copie de la lettre du défunt Boumediène ainsi que les mots qu’il a écrits sur le livre d’Or de l’université, comme pour rappeler le devoir de chacun dans l’édification de l’Algérie. Il faut savoir que le moudjahid et révolutionnaire que fut Hacène Lazregn a continué son combat à l’université à travers la formation et la sacralisation de l’espace estudiantin en refusant parfois l’accès des services de sécurité à la cité universitaire, comme tant d’autres anecdotes rapportées à cette occasion.

En effet, les témoignages des anciens, comme Nadir Maarouf, Derdour Aïcha ou Abderrahmane Mebtoul permettaient à l’assistance, dont beaucoup de jeunes étudiants, de découvrir un personnage généreux, humaniste et un brave guerrier au cœur tendre qui a toujours placé l’étudiant au centre de ses préoccupation. Nadir Maarouf raconte : «Je suis arrivé à l’université une année après sa création. Devant le portail, j’ai trouvé des travailleurs qui mettaient de la peinture sur les murs, alors j’ai demandé où se trouvait le bureau du directeur. L’un de ces travailleurs m’a demandé gentiment de le suivre. Je l’ai suivi et nous voilà dans un bureau, celui du recteur, où ce même travailleur s’installe et me dit : «A votre service.» C’est vous dire quelle genre de personne c’est. Pour rappel, le fondateur de l’université d’Oran a été également le premier recteur de l’université des sciences et de la technologie d’Oran.

Ce médecin, officier de l’ALN de 1960 à 1962 dans la Wilaya historique V, a été nommé par décret présidentiel le 30 septembre 1975, avec pour mission spéciale de participer aux études architecturales confiées au Professeur Kenzo Tangé (architecte japonais) et d’assurer sur le terrain jusqu’à la fin de l’année 1986 le suivi des travaux de réalisation du complexe USTO, qui est aujourd’hui un centre de rayonnement africain. D’ailleurs, le gouvernement japonais a décerné au professeur Lazreg la médaille de l’ordre du Soleil Levant en 2014.
 

R. Benchikh
 
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