Régions Ouest Oran
 

Manifestation économique

Inauguration du Salon de la pêche et de l’aquaculture

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 11.11.17 | 12h00 Réagissez

 
	l Cette 7e édition du Salon de la pêche et de l’aquaculture, qui se tient jusqu’au 12 novembre, regroupe près de 140 participants dont 35 étrangers concernés directement ou indirectement par l’industrie halieutique.
l Cette 7e édition du Salon de la pêche et de...

Le Salon international de la pêche et de l’aquaculture a été inauguré dans la matinée de jeudi dernier, au Centre des conventions d’Oran, par le ministre de l’Agriculture Abdelkader Bouazghi.

Cette 7e édition qui se tient jusqu’au 12 novembre, regroupe près de 140 participants dont 35 étrangers concernés directement ou indirectement par l’industrie halieutique mais aussi des organisations régionales telle l’Organisation arabe du développement agricole (OADA) qui ouvre, à l’occasion, une session de formation sur les techniques de pêche.

La production nationale a doublé en seulement 6 ans pour atteindre 200 000 tonnes par an.
Le chiffre a été rappelé par le ministre pour se féliciter des progrès qui ont été réalisés grâce au soutien de l’Etat et à tous les niveaux d’intervention locale et nationale.

«Pour preuve, indique-t-il, ce sont aujourd’hui des centaines d’investisseurs qui sont intéressés par cette filière car ils ont  constaté par eux-mêmes les retombées économiques des projets qui ont été fructifiés.» A titre illustratif, il y a à peine une dizaine d’années, personne n’entendait parler ou très peu de fermes aquacoles mais aujourd’hui on en compte 40 dont 24 marines et les autres continentales.

Globalement, selon les statistiques communiquées, 225 dossiers soumis aux autorités compétentes sont en attente d’être étudiés, ce qui prouve l’intérêt que montrent les particuliers à cette filière en pleine expansion. Le gouvernement encourage même les agriculteurs à se lancer dans l’élevage de poisson dans leurs bassins. Ils sont déjà 2000 et on compte atteindre 5000 dans un avenir proche en plus des expériences qui ont été menées çà et là dans les barrages au nord comme au sud du pays. «Aujourd’hui pratiquement tous nos barrages sont devenus poissonneux et des associations de pêcheurs sont déjà actives», précise-t-on à ce sujet.

Un partenariat est d’ailleurs envisagé avec les Français et les Hongrois pour élever et commercialiser toutes sortes de poissons d’eau douce. Parmi les autres partenaires, objet d’une conférence prévue lors de ce rendez-vous, la Corée du Sud est concernée par un programme visant l’industrialisation de la pêche et de l’aquaculture en Algérie. Des initiatives qui seront soutenues par le Centre de recherche et développement de la pêche et de l’aquaculture (CNRDPA) qui a été récemment doté de moyens techniques modernes pour mener à bien la mission qui lui a été confiée et visant, d’une part, à valoriser la ressource et, de l’autre, à prévenir des dangers qui peuvent la menacer.

La politique prônée par le gouvernement ambitionne d’augmenter substantiellement la production mais surtout de la diversifier. Pour ce qui est du cas particulier de la pêche maritime, l’Algérie dispose de 15 grands ports de pêche sur un total de 44 sites de pêche recensés et sa flotte est en phase de passer à plus de 5000 unités. Concernant un cas particulier de la pêche maritime, le quota attribué à l’Algérie pour la pêche du thon rouge a doublé, passant de 500 tonnes il y a deux ans à un peu plus de 1000 tonnes par an actuellement. «L’Algérie participera à la  réunion de la commission internationale pour la conservation des thonidés qui se tiendra entre le 14 et le 20 novembre et sa voix sera entendue», a également prévenu le ministre qui souhaite l’augmentation de ce quota.

Un accord a, par ailleurs, déjà été obtenu pour la concrétisation, dès l’année prochaine, de projets de fermes d’engraissement du thon rouge, ce qui augmente le prix à la vente comparé à celui pratiqué à la vente du produit brut. Selon lui, alors qu’auparavant cette ressource était exploitée selon des accords signés avec des pays tiers, aujourd’hui, on tend plutôt vers une autonomie.

Cette évolution, conjuguée aux autres expériences réussies, participe à la sécurité alimentaire et donc consolide la notion de souveraineté. Parmi les dispositifs mis en avant lors de cette rencontre, le ministre cite «un cadre juridique plus précis dont spécialement quatre décrets promulgués pour une meilleure organisation du secteur mais surtout pour mieux encadrer les opérations d’investissement». Des facilités sont aussi désormais accordées dans le domaine de la fiscalité, des douanes et même dans l’attribution des crédits. Une manière pour ce responsable de dire que la volonté politique existe.

Un appel a été également lancé aux opérateurs dont notamment ceux qui interviennent de manière artisanale (petits métiers) pour qu’ils s’organisent davantage car «l’avenir du secteur dépend aussi de la bonne volonté de chacun». 

Djamel Benachour
 
loading...
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco

Vidéo

Débats d'El Watan

Débats d'El Watan
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie
 
Loading...