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CRASC d’Oran

Hommage au défunt chercheur Mohamed Brahim Salhi

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le 06.12.17 | 12h00 Réagissez

Un vibrant hommage a été rendu, dimanche à Oran, au défunt chercheur Mohamed Brahim Salhi, disparu en août 2016 suite à une éprouvante et brutale maladie, léguant un héritage scientifique des plus riches, consacré à la société algérienne et ses mutations.

En effet, les intervenants, lors d’un colloque international sur la jeune recherche au Maghreb, organisé par le Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (Crasc), ont apporté des témoignages empreints de reconnaissance à Mohamed Brahim Salhi et à tout son grand travail dédié à l’observation et à l’analyse de la société algérienne. En présence de sa veuve, Kaltouma Hannachi Salhi, l’hommage rendu au défunt Salhi, notamment à travers des témoignages sur son parcours scientifique et ses contributions et soutien aux jeunes chercheurs en Algérie, prenait des allures de communications scientifiques, car il a consacré sa vie à sa grande passion, la recherche.

Le chercheur, Kamel Chachoua, dans une communication intitulée «Les fruits verts d’une pratique locale de la science sociale : Mohamed Brahim Salhi», souligne le parcours du défunt et sa discrétion qui ne l’a pas empêché d’être l’un des chercheurs les plus prolifiques du pays. Son épouse, de l’université de Tizi Ouzou, évoque un personnage atypique, passionné et qui a passé sa vie à former de jeunes chercheurs. Emue, elle témoigne : «Je suis très touchée de revenir ici au Crasc et triste car j’y retourne sans lui. Il était très attaché à ce centre, où il a beaucoup contribué en tant que chercheur ou en tant que membre du comité scientifique de la revue du Crasc.

Je peux vous dire qu’il a touché à tous les domaines dont, bien évidemment, la sociologie religieuse qui est sa spécialité, mais il a aussi travaillé dans l’anthropologie des groupes berbères, les mouvements de contestation, ainsi que l’anthropologie de l’espace. Il a d’ailleurs enseigné la sociologie urbaine.

Il a été le doyen de la faculté des sciences sociales à Tizi Ouzou qu’il a montée d’ailleurs de toutes pièces. C’était un passionné qui ne savait pas faire les choses à moitié et hélas n’a pas pu reprendre tous les travaux qu’il comptait mener après sa retraite prévue en janvier 2017. Son dernier sujet de recherche a été la citoyenneté et l’identité, mais il a formé beaucoup de jeunes chercheurs qui témoignent aujourd’hui.» Le défunt chercheur a, en effet, laissé un grand vide derrière lui, mais a surtout ouvert de nouveaux champs à la recherche en sciences sociales. Décédé à l’âge de 64 ans, Salhi aura cumulé 40 ans de recherche, dont les notes et les cahiers en possession de son épouse seront certainement confiés aux différentes structures de recherche où il a travaillé.

 

R. Benchikh
 
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