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El Hamri : Le cimetière chrétien dans un état déplorable

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le 08.07.17 | 12h00 Réagissez

Des centaines de milliers d’euros ont été dépensés de 2008 à 2010 en vue de réhabiliter le cimetière chrétien d’El Hamri Tamasouhat. Mais, cette paisible nécropole accueille une décharge sauvage.

La scène est devenue presque anodine : un camion-benne de couleur vert-sombre, relevant des services techniques de la commune, fait marche-arrière pour déverser des déblais et autres déchets à l’intérieur du cimetière. Depuis l’achèvement du chantier de regroupement des sépultures chrétiennes mené par le consulat général de France à Oran en partenariat avec des associations françaises, sur l’assiette de terrain «récupérée», qui représente près de la moitié de la superficie de cette plus grande nécropole civile chrétienne en Algérie, les tombes chrétiennes côtoient des ordures et autres déblais déversés en plein jour et en toute impunité.

On trouve ici de tout : ordures domestiques, déchets industriels, déblais, troncs d’arbres et autres vestiges des opérations d’élagage des arbres, etc. Il convient de noter que depuis sa réouverture en octobre 2007, le consulat général de France à Oran avait engagé d’importantes opérations de regroupement de cimetières dans le cadre d’un arrêté du ministère français des Affaires étrangères et européennes du 9 octobre 2007, publié au Journal officiel du 2 novembre 2007.

Cet arrêté portait sur le regroupement de 22 cimetières chrétiens situés dans quatre wilayas de l’Ouest. En 2008 et 2009, le consulat s’est consacré au regroupement des sépultures au sein du cimetière Tamashouet d’Oran qui s’étend sur 18 hectares. Dans le cadre de cette opération, 7140 sépultures correspondant à 48 carrés, dont les restes mortels ont été exhumés puis transférés dans plusieurs grands ossuaires construits au centre du cimetière chrétien.

Le plan d’action et de coopération relatif aux sépultures civiles françaises en Algérie comporte trois volets : entretien, rénovation et, lorsqu’une rénovation n’est plus possible, regroupement de sépultures. L’essentiel du coût de la mise en œuvre de ce plan, soit près de 1 400 000 euros de 2003 à ce jour, a été assumé par l’Etat français.
 

Arezki M.
 
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