Régions Ouest Oran
 

Cour d’appel d’Oran

Des peines allant de 5 à 7 ans de prison requises contre trois passeurs de harraga

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le 29.08.17 | 12h00 Réagissez

 
	 Trois personnes accusées d’aide à l’immigration clandestine et mise en danger de la vie d’autrui ont comparu, hier, devant la cour d’appel d’Oran. Jugées en première instance par le tribunal d’Oran, elles avaient été condamnées à des peines allant de 5 à 7 ans de prison ferme.
 Trois personnes accusées d’aide à...

Cette affaire, qui s’est soldée par le décès de deux jeunes harraga, âgés de 19 et 20 ans, remonte à la fin de l’année 2016, quand 13 candidats à l’émigration clandestine, dont une femme, ont été pris en charge par les deux principaux mis en cause dans cette affaire.

Après que le plan de cette traversée a été étudié, ces jeunes, dont l’âge se situe entre 19 et 26 ans, débourseront la somme de 90 000 DA chacun, prix de la traversée clandestine. Ils prendront le départ de la plage de Cap Rousseau à 1 heure, en cette fin d’année 2016, alors que la mer n’était pas favorable. A peine quelques milles franchis et se trouvant encore dans les eaux territoriales, ils apercevront une patrouille des gardes-côtes. Le pêcheur fera alors une manœuvre assez dangereuse pour fuir et deux jeunes chuteront dans l’eau et seront abandonnés en pleine mer.

Le reste du groupe ne devra sa vie qu’à l’intervention d’un autre pêcheur, qui leur portera secours et alertera les gardes-côtes en donnant leur position précise. Une fois sauvés, ils informeront les gendarmes de la disparation des deux jeunes gens. L’intervention des hommes-grenouilles ne permettra pas de les retrouver. Ce n’est qu’une semaine plus tard que leurs corps seront rejetés par la mer. Cités à la barre de la cour d’appel, les trois accusés nieront les accusations portées contre eux. L’un d’eux, taxieur clandestin de son état, dira avoir transporté ces jeunes gens dans sa voiture, mais affirmera tout ignorer de cette aventure. Quant aux deux autres accusés (l’un étant un pêcheur et le deuxième un parent d’une des victimes), ils se chargeront mutuellement. L’un des mis en cause expliquera avoir vendu le moteur ayant servi à cette traversée et affirmera tout ignorer de cette aventure. Le procureur a requis le maintien de la première peine. L’affaire a été mise en délibéré. 

Moncef S.
 
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