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CRASC : Les pratiques langagières dans les médias en débat

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le 14.05.18 | 12h00 Réagissez

Une journée d’étude sous la thématique «Médias, langues et cultures» a été organisée, jeudi, au Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (Crasc).

Il s’agit de la dernière journée d’un projet de recherche intitulé «Analyse des activités langagières dans le corpus médiatique dans l’espace algérien», lancé en 2015 par une équipe de six chercheurs, des maîtres de conférences de l’université Oran 2 et l’Ecole normale supérieure (ENS), et hébergé au Crasc. Plusieurs doctorants ont été invités à cette rencontre, qui a été marquée par l’analyse des pratiques dans les réseaux sociaux et les forums de discussion sur internet, mais aussi les chroniques de la presse écrite francophone algérienne.

En effet, la rubrique «Tranche de vie» d’El Guellil, sur le Quotidien d’Oran, ou encore la chronique Raïna Raïkom, ont fait l’objet de deux interventions portant respectivement sur le rapport texte-image ou l’hybridation et néologie, présentées par Behamamouche Chérifa et Djamila Achab. Sur ce point, Kheira Yahiaoui, chercheure au Crasc et enseignante à l’ENS, commente: «Nous avons d’autres travaux sur l’éditorial d’El Watan et nous voulons justement inciter plus de gens à travailler sur El Watan par exemple, car il y a beaucoup de néologismes. Comme chaque journal, chaque journaliste a sa propre manière de dire les choses et fait des mots ce qu’il veut, comme il a été souligné lors des débats de cette journée d’études.

Il est important d’observer cela. Notre travail n’est pas une évaluation, mais nous essayons d’observer et d’analyser ce qui se passe dans la presse francophone algérienne en matière de discours et de langage.» Notre interlocutrice a également souligné l’importance de travailler sur le Web, en formulant le souhait que leur projet de recherche se prolonge.

Elle explique : «Nous souhaitons une prolongation de notre projet, car nous n’avons pas tout et nous avons identifié internet et les médias électroniques comme un terrain de recherche très fertile aujourd’hui. A chaque fois que nous avancions dans nos recherches, nous avions de nouvelles visions.» L’équipe de recherche a également fait appel à plusieurs doctorants de différentes disciplines pour leur permettre de contribuer au projet, mais aussi d’avancer dans leurs propres recherches. «Nous avons travaillé sur deux axes.

Le premier est purement linguistique et le second est pluridisciplinaire, car nous considérons que tous les concepts, toutes les théories scientifiques et notions sont importants à articuler», déclare Khaïra Yahiaoui. Notre interlocutrice fait savoir que les travaux seront publiés après la fin de ce projet prévue en juin et que la publication, soit un cahier ou un ouvrage collectif, communiquera les résultats et offrira aux chercheurs la possibilité d’investiguer de nouvelles pistes.

S’agissant du contenu des débats de cette journée, les différents intervenants ont interrogé plusieurs notions, comme la citoyenneté et ses pratiques, notamment à travers les réseaux sociaux, mais aussi les dynamiques des écritures et les changements en matière de discours et de langage, qui interviennent à travers la démocratisation des outils technologiques de communication et d’information.
 

Redouane Benchikh
 
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