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Arzew : Une association au chevet des cancéreux

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le 02.08.17 | 12h00 Réagissez

 
	Sortie en mer pour des femmes atteintes de cancer, à l’initiative de l’association Ibad El Rahmane 
	 
Sortie en mer pour des femmes atteintes de cancer, à...

Pour une journée en bord de mer, ce lundi, au complexe Les Dauphins d’Arzew, elles étaient une douzaine de malades atteintes du cancer à profiter des bienfaits de l’air marin dans une ambiance conviviale.

Une sortie organisée par l’association caritative Ibad El Rahmane de lutte contre le cancer au profit de ces femmes qui ont repris goût à la vie depuis que l’association les a prises en charge. «On n’a pu faire venir que ce petit groupe parce que les autres ont des rendez-vous pour la chimio ou la radiothérapie.

On a pu les faire profiter de ce joli cadre grâce à Nawel (la femme du patron des Dauphins, Laimene Missoum) qui est une membre très active de l’association», explique Mme Neharia Amel, la présidente de cette association, qui compte une centaine de patientes de la région est de la wilaya d’Oran.

«Ce sont pour la plupart des femmes dans le besoin, et, en plus de la pauvreté, elles sont atteintes du cancer. On essaye avec les moyens dont on dispose de leur apporter notre aide, et, surtout, un réconfort psychologique pour les extirper de leur isolement et leur apprendre, à travers des activités, à vivre le plus normalement du monde avec leur maladie», précise la présidente.

En plus des aides en médicaments et pour le transport, l’association Ibad El Rahmane a établi une convention avec la clinique Bekadja et prend en charge la moitié des tarifs des scanners. Par ailleurs, tous les deux mois, l’association organise une collecte de sang au profit des cancéreux, en collaboration avec l’hôpital d’El Mohgoun, et, deux fois par semaine, ses membres se rendent au service oncologie de cet hôpital pour offrir des collations aux patientes et leur apporter un soutien psychologique. «Au début, on achetait les gâteaux, mais, depuis quelque temps, c’est une bénévole de l’association qui les prépare», confia Mme Neharia.

Côté activités, ce qui est aussi important que le traitement pour éviter le repliement sur soi, les patientes s’adonnent, deux fois par semaine, à des travaux manuels et à la confection de gâteaux traditionnels. «Leurs produits sont vendus lors d’expositions au niveau de notre local. Ce n’est pas grand-chose, mais ça procure aux patientes cette satisfaction personnelle de contribuer aux efforts de l’association», dira la présidente.

Et, chaque mardi, c’est piscine ! Et oui ! «Nous avons réussi à obtenir un créneau à la piscine d’Arzew et la DJS a mis à notre disposition ses moniteurs», ajoute la présidente en précisant : «Tout ça, c’est pour leur faire oublier la maladie!» Et, cerise sur le gâteau, on fait faire du «relooking» aux patientes : «Vous savez, avec l’effet de la chimio, une femme a grandement besoin de se maquiller.» Une des patientes, qui a bien voulu se confier à nous, dira tout de go : «Je sens que je ne suis plus malade !». Pour elle : «C’est un grand changement ! Avec les ateliers et les sorties, on discute entre nous, on ne se sent pas seule et on aide les autres.»

De malade, elle est devenue malade-bénévole de l’association, elle qui suit un traitement depuis 5 ans après une ablation du sein. Côté aide de l’Etat… Que nenni ! Depuis sa création en 2014, et disposant d’un agrément de l’APC, l’association Ibad El Rahmane n’a bénéficié d’aucune subvention..«Et même notre local est la propriété de mon père», précise la présidente. Cette association n’a pas cessé de nous surprendre durant le laps de temps passé avec ses membres, puisqu’on apprendra qu’elle s’investit également dans d’autres actions caritatives au profit des SDF et des familles vivant dans des zones éparses.

La présidente en parle : «D’octobre à mars, on organise, une fois par semaine, des sorties de nuit à Oran pour aider les SDF (vêtements, literie et repas chauds) et quand on trouve des cas graves, on fait appel au SAMU. Et, une fois tous les 2 ou 3 mois, en fonction des moyens collectés (médicaments et vêtements), on se rend dans les petits douars et hameaux isolés des environs avec une équipe médicale (2 médecins) pour des consultations sur place. Il nous arrive de faire jusqu’à 200 consultations par jour. Certains vivent encore sans eau ni électricité.»            
 

Milagh Mankour
 
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