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Mostaganem : Bouziane Ben Achour évoque le lien entre les journalistes et le festival du théâtre

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le 25.07.17 | 12h00 Réagissez

Invité au symposium organisé par le FNTA, les 14 et 15 juillet, l’homme de théâtre, écrivain et journaliste, Bouziane Ben Achour, a axé son intervention autour de la relation étroite entre le journaliste et le Festival national du théâtre amateur de Mostaganem.

Journaliste et amateur, journaliste et combattant, journaliste et critique, journaliste et témoin de l’époque, journaliste et opposant et journaliste et archiviste. Tels sont les six points abordés par le conférencier. C’est en quelque sorte des repères d’un itinéraire d’une carrière d’un reporter qui accompagne le festival depuis ses premières heures en évoluant, tous les deux, conjointement.

Avant de la déléguer à sa plume, sa parole a été menée par sa voix sur scène, notamment à l’époque où le FNTA se tenait au stade Benslimane, au tout début du festival. «J’ai débuté ma carrière de journaliste en juillet 1975. Un an avant cela, j’avais participé au Festival de Mostaganem avec Rifak El Masrah d’Oran».

C’est le cas de plusieurs artistes, dont la fréquentation du festival d’alors avec toute l’armada de presse qui était présente, entre entres, Tahar Djaout, leur donnait envie de s’essayer à l’information théâtrale. Sur le second point, en l’occurrence «journaliste et combattant», le conférencier a expliqué à l’assistance comment et la presse et le théâtre abordent les sujets d’actualité. «J’étais, à l’instar de tant de confrères de l’époque, un combattant de la révolution agraire, un combattant de la gestion socialiste des entreprises.

On imposait nos propres idées sur les pièces théâtrales jouées, car, en même temps, on donnait l’information et l’on commentait. Mais le vrai combat du journaliste culturel, c’était le combat au profit du mouvement théâtral», étaye-t-il. «Malgré le fait que les critiques ne prenaient guère en considération la mise en scène et tous les critères d’un bon spectacle, le côtoiement des grandes plumes des années 70, notamment Kamel Bendimred, nous a formé et appris la critique.

Cela a engendré des critiques de talent par la suite, à l’exemple d’Ahmed Cheniki, Nadjib Stambouli ou encore Djemai Abdelkader», explique Bouziane Ben Achour en ajoutant : «Ce titre nous honore éternellement. Je suis devenu, quelques années après, rédacteur en chef d’un journal, mais tout le monde continuait de m’estimer en tant que critique théâtral et cela me réjouissait amplement». Le journaliste est une mémoire indéniable des événements passés, à laquelle le chercheur pourrait se référer pour ses travaux».

Pour ce qui est du volet «journaliste et opposant», il dira que «dans les années 70, le courant de la gauche était dominant. Si bien qu’on faisait de l’opposition à travers nos écrits sur les pièces de théâtre regardées. On aimait le président Boumediène, mais nos écrits s’opposaient à ses idéologies. A ce moment-là, c’était le théâtre de la parole et non de l’esthétique», raconte le conférencier. Un théâtre de la parole nécessitait forcément une voix tenace.

Pour l’anecdote, Bouziane confie à l’assistance : «Si j’ai aujourd’hui une voix cassée, c’est à cause du stade Benslimane, où il fallait crier pour se faire entendre. J’en veux au festival (rires)». Bouziane Ben Achour affirme que son expérience théâtrale l’a énormément aidé dans le domaine journalistique. «On faisait de l’opposition dans le théâtre et nous avions un animateur, un mentor. Quand j’ai rejoint les rédactions, les directeurs des journaux des années 70 avaient les mêmes fonctions que l’animateur en théâtre», explique-t-il.

 
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