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Mostaganem

Des enfants exploités comme parkingueurs

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le 21.01.18 | 12h00 Réagissez

 
	Ni les campagnes de sensibilisation ni la loi interdisant le travail des enfants ne semblent dissuader certains adultes, sans scrupules, qui continuent à exploiter les petits innocents.
Ni les campagnes de sensibilisation ni la loi interdisant le travail des...

Des enfants, dont l’âge ne dépasse pas 15 ans, sont exploités à outrance, pour un revenu dérisoire, comme parkingueurs au niveau des différents marchés quotidiens et hebdomadaires de Mostaganem.

Ni les campagnes de sensibilisation ni la loi interdisant le travail des enfants ne semblent dissuader certains adultes sans scrupules qui continuent à exploiter ces petits innocents. Agés de 8 à 15 ans et issus de familles défavorisées, ils sont exploités par des gérants de parkings. Ce petit job occasionnel leur sert à gagner un peu d’argent pendant les jours fériés et après les heures de cours. Munis de bâtons, remis par leurs employeurs, ils sont là pendant de longues heures pour un revenu très maigre.

«C’est une activité très pénible, passer de longues heures sous la pluie et le froid de 8h jusqu’à l’après-midi n’est guère facile», déplorent certains mineurs que nous avons contactés au niveau des souks hebdomadaires. Pas plus tard que samedi, de nombreux enfants armés de bâtons assuraient le gardiennage des véhicules au souk de véhicules à Khadra, dans la daïra d’Achaâcha, à l’est de Mostaganem. Sur les lieux, le petit Amine, âgé à peine de 10 ans, en classe de 3e primaire, nous a révélé qu’il profite des week-ends et jours fériés pour travailler.

Certains pratiquent ce pénible boulot dans le seul but de préparer la rentrée scolaire, d’autres le font pour subvenir aux besoins de leurs familles. Plusieurs associations, contactées par nos soins, affirment qu’elles ont alerté des parents sur des situations dangereuses. «Malheureusement, disent-elles, des parents eux-mêmes obligent leurs enfants à ramener de l’argent». «On gagne très peu par jour. Mais c’est comme ça, on doit aider nos parents», soupirent certains enfants qui ne cachent pas leur amertume et qui ont refusé de se faire photographier. Djamel, âgé de 14 ans, affirme que l’employeur leur donne seulement 10 DA des 100 DA encaissés pour chaque véhicule. 
 

Lakhdar Hagani
 
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