Régions Ouest Chlef
 

Chlef

Le littoral pris en tenaille entre la gangrène du béton et la pollution

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 29.05.17 | 12h00 Réagissez

L’espace forestier situé entre Oued El Guessab et Mainis, à l’ouest de Ténès, se trouve dans un piteux état après avoir été accaparé par un privé.

L’investissement touristique prévu à cet endroit attend toujours sans que cela entraîne la moindre réaction des pouvoirs publics. Le silence est aussi de mise concernant l’affectation d’une vaste parcelle de vignes pour la réalisation de 400 logements AADL à Mainis, non loin de la future zone d’expansion touristique. Avec la poursuite de l’extension urbaine de Ténès vers l’ouest, c’est tout le littoral qui va de cette dernière localité jusqu’à Sidi Abderrahmane qui en prend un sérieux coup, et ce, au moment où le gouvernement fait du développement du secteur touristique l’un des axes principaux de sa politique de relance économique.

Par ailleurs, les nombreux estivants qui vont prendre d’assaut le littoral de la wilaya cette saison, ne verront certainement aucun changement en matière d’accueil et de circulation, contrairement aux promesses des autorités locales. Et pour preuve, rien n’a été entrepris pour améliorer les conditions de séjour des vacanciers, autant sur le plan de l’hébergement et d’aménagement des plages que de l’accès à la façade maritime par la ville côtière de Ténès. Les fréquents embouteillages à l’entrée sud de cette agglomération, devenue un passage presque obligatoire, donnent déjà un aperçu de ce que sera ce problème cet été.

Les deux projets prévus dans ce cadre (pénétrante et voie de contournement) accusent, faut-il le rappeler, d’énormes retards, malgré l’urgence de la situation. La plage centrale de Ténès qui figure parmi les plus fréquentées des côtes chélifiennes, est très sale et manque des commodités nécessaires, à l’instar d’ailleurs du reste du rivage.

La pollution des plages s’est aggravée vraisemblablement à cause de la présence de ports de marchandise et de pêche, à côté de ces sites ainsi que des eaux usées qui s’y déversent. Les APC des villes côtières se plaignent de l’absence de moyens financiers pour procéder à un entretien régulier des plages et améliorer les conditions d’accueil des estivants. Il faut, selon elles, un programme spécial pour modifier le visage du littoral et le protéger efficacement contre toutes les formes d’agression et de pollution.
 

Ahmed Yechkour
 
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco

Vidéo

Débats d'El Watan

Débats d'El Watan
Loading...

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie