Régions Ouest Chlef
 

Le développement sacrifié sur l’autel d’intérêts politiques à Chlef

Des centaines de travailleurs licenciés

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le 12.11.17 | 12h00 Réagissez

De nombreux citoyens et acteurs du développement local dénoncent la paralysie des activités socioéconomiques à travers la wilaya de Chlef, estimant qu’elles ont été sacrifiées sur l’autel d’intérêts politiques.

D’après eux, l’exécutif de wilaya est plutôt occupé par les élections locales du 23 novembre en cours, en reportant à plus tard des projets  importants et des dossiers prioritaires dans la vie quotidienne des citoyens. Nos interlocuteurs dressent un tableau particulièrement  noir de la situation socioéconomique de la wilaya,  qui a engendré, selon eux, la fermeture de nombreuses entreprises de réalisation, le licenciement de centaines de travailleurs et l’aggravation des retards qu’accusent les différents secteurs d’activités économiques locales. «Ce n’est certainement pas la faute à la crise financière que traverse le pays, mais plutôt à l’immobilisme et à la léthargie qui caractérisent le développement local depuis quelques mois. Sinon comment expliquer que des projets ayant  bénéficié de crédits de paiement restent otages de l’administration.

Aussi, une centaine d’investisseurs, munis de documents officiels délivrés par les administrations habilitées, attendent depuis une année l’affectation de lots de terrain», s’indignent des victimes de la situation d’inertie actuelle, qui a pris de l’ampleur  depuis l’été dernier. Les citoyens se sentent également délaissés, voire relégués au dernier rang des priorités des pouvoirs publics. «Rien n’a été fait, selon eux, pour créer de l’emploi, éliminer les goulots d’étrangement sur les réseaux routiers, améliorer l’état de nos hôpitaux, remédier au retard qu’accusent les chantiers de réalisation, notamment celui des logements AADL, ou encore lutter contre la prolifération de dépôts d’ordures et de gravats dans les centres urbains», dénoncent des  habitants de Chlef.

Comment expliquer donc le déclin dans lequel semblent s’enfoncer  les activités de  développement local, qui avaient pourtant connu une bonne dynamique il y a un an et demi? Est-ce dû aux changements fréquents de responsables de la wilaya, sachant que trois walis se sont succédé à la tête de l’exécutif en l’espace de neuf mois ?  Il faut savoir que le wali,  installé en octobre 2016, a passé son temps à sillonner les 35 communes, mais sans impact sur la vie des citoyens ni des acteurs du développement. Il a été dégommé juste après les législatives de mai dernier, faisant certainement  les frais du faible taux de participation ( 28,66%). Un taux qui traduisait un certain malaise au sein de la population locale. Son successeur, en poste depuis juillet dernier, est, lui, fortement impliqué dans les préparatifs du prochain rendez-vous électoral. Une tâche qu’il s’est assignée comme son objectif principal dans l’immédiat. Le reste doit encore attendre.
 

Ahmed Yechkour
 
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