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Festival du théâtre amateur de Mostaganem

Un programme concocté à la dernière minute

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le 11.07.17 | 12h00 Réagissez

 
	Le Festival du théâtre amateur a subi une sévère coupe budgétaire 
Le Festival du théâtre amateur a subi une...

L’anniversaire d’un demi-siècle d’existence du plus ancien festival africain consacré au théâtre amateur passe inaperçu vu le désintérêt des pouvoirs publics.  

Le commissaire du Festival national du théâtre amateur de Mostaganem (FNTA), Mohamed Nouari, a animé, avant-hier, une conférence de presse à la maison de la culture Ould Abderrahmane Kaki, durant laquelle il a étayé les tenants et aboutissants de la 50e édition du FNTA, qui se tiendra du 13 au 19 juillet et dont le programme a été arrêté la veille.

Pour cette édition, 10 spectacles en «in» et 29 en «off» et 4 conférences ayant trait à la célébration des 50 ans du FNTA sont au programme. Aussi, le commissaire a annoncé l’éventuelle présence de trois associations théâtrales venant de France, d’Espagne et de Tunisie. Les wilayas limitrophes, Oran, Mascara et Relizane, prendront part aux festivités en abritant quelques représentations.

Manifestement, l’anniversaire d’un demi-siècle d’existence du plus ancien festival africain n’aura rien de bien spécial par rapport aux éditions antérieures, où tout se décidait à la dernière minute. «En principe, le programme devait être déterminé depuis octobre et non à la veille de l’ouverture. Cela nous a coûté le refus de l’ONCI, qui envisageait de faire avec nous un partenariat», a déclaré Mohamed Nouari.

Une édition peu importante, en somme, à tel point que le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, ne sera pas présent pour la cérémonie d’ouverture, apprend-on de même source. Le refus de l’ONCI d’être partenaire de cette manifestation a coûté cher au FNTA. Il en a résulté, entre autres, l’annulation de l’instance arabe de participer à l’événement.

D’aucuns s’étonnent de la publication, le 29 juin, dans la page officielle du ministère sur Facebook, où le FNTA n’est pas mentionné : «Trois dates à retenir pour cet été : Festival du film arabe, Festival de Timgad et celui de Djemila.» En effet, le commissaire du festival se trouve entre le marteau et l’enclume, d’une part, par ses obligations administratives et, d’autre part, par son souhait de pousser un coup de gueule et dénoncer toute l’indifférence que subit le FNTA et qui se traduit par un manque financier.

En effet, le ministère de la Culture n’a accordé, pour cette édition spéciale, que cinq millions de dinars, trois fois moins que le budget consacré à la 49e édition. «Nous n’avons pour l’instant que 5 millions de dinars, bien que le wali nous ait promis une aide financière. C’est l’APC qui devrait nous aider. Cette dernière nous a promis, pour la 49e édition, quatre millions de dinars qu’on attend toujours», a annoncé le commissaire. Notons dans ce sens que le FNTA a une dette de neuf millions de dinars «laissée par l’ancien commissariat», a ajouté l’actuel commissaire.

Cependant, un paradoxe sévit toujours : à l’époque où les caisses étaient pleines, on affirmait que l’argent était à l’origine de la médiocrité qui règne et, aujourd’hui, que la période est à l’austérité, on juge que le manque de moyens est la principale cause des éditions bâclées. Pour rappel, la 37e édition, qui a vu la présence de plusieurs troupes internationales, reste, sans doute, la meilleure édition durant ces 50 années, malgré le budget d’alors qui n’était pas aussi important que celui de cette année. Le grand prix de la 50e édition n’est  pas encore décidé.

 

Salim Skander
 
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